L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

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La nouvelle année, la période qui me rappelle mon père et mon enfance. Autours de moi, les autres sont excités comme des enfants, et moi... Juste mélancolique. Installée dans l'un des fauteuils mit à notre disposition, je lis un roman de gare tout en tendant l'oreille sur les discussions. Les pages tournent, les autres entrent et sortent pour aller s'occuper de client. Moi, je reste seule avec ma mélancolie. Discrètement, je passe une main sur mon épaule, essayant de la masser sans que personne puisse le remarquer. Même si le mensonge est tout trouvé. Après tout, ils me pensent toutes maladroites sauf lui...

En pensant à lui, je ferme mon livre d'un coup sec pour le poser sur l'une des tables. Je décroise mes jambes prenant mon temps pour me lever. Un pas en direction de la liste des choses que nous devons faire pour cette fête qui rappelle le renouveau lunaire. Un doigt glisse sur les tâches, quand son prénom apparaît sous mes yeux. Un instant de réflexion, vais-je l'aider? Oh, je sais qu'il refusera mon aide mais c'est aussi un moyen de l'apprendre à mieux le connaître, de l'apprivoiser. J'attrape un crayon pour noter mon nom à côté du sien. Créer une chorégraphie et trouver des costumes.... la tâche risque d'être compliquée ...

Les heures passent, je reviens dans la salle mise à notre disposition pour nous reposer. Comme je m'y attendais, personne.  Je profite du silence qui règne pour regarder l'étendue de cette marque sur mon épaule qui me lance depuis deux jours. Une grimace sur mon visage, mes yeux se ferment pour empêcher une larme de douleur franchir mes paupières clos. Des pas dans le couloir, me font tourner la tête vers la porte, alors que je réajuster ma robe pour que nul ne sache. Je tends l'oreille pourtant et là, je souris. Cette façon de marcher , ne peut être que Eden. La porte fait place à mon cadet.

Comme d'habitude, je change de tout au tout, droite comme un i quand il est là. Je me mordille la lèvre pour m'empêcher de lui poser des questions qui risquent de lui faire comprendre que je tiens à lui. Non, à la place, j'avance vers le plus jeune, le bruit de mes talons résonne dans la pièce de repos des Belles Dames. Tu es en retard!. Ma voix est sèche, mon regard accusateu. La ponctualité est l'une de nos règles. Vais-je devoir te le répéter? Dois-je être derrière toi, pour te le rappeler constamment? Un jour, il comprendra que de tout ceux qui nous entoure, il est le seul important à mes yeux. Ce jour, n'est pas encore arrivé, heureusement. Je me déplace pour me servir un verre de vin. Dos à lui, je me permets de sourire amusée. N'essaye pas de métier du regard chaton. Tu devrais savoir que je suis immortelle à force..


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Eden & Xin Yu

La nouvelle année approche et il est grand temps de se lancer dans les préparatifs de la fête relative à cet évènement. Je me suis porté volontaire pour m’occuper de la chorégraphie que les Belles Dames doivent présenter, après tout, c’est ma spécialité ici, ou plutôt la chose pour laquelle je suis le plus confiant. Malheureusement pour moi, la personne s’étant porté volontaire pour les costumes n’est autre que Xin Yu. Rien qu’à l’idée de devoir faire équipe avec elle, j’en ai des frissons. Comme si la croiser chaque jour n’était pas suffisant, ces derniers temps, j’ai l’impression qu’elle cherche à me rendre fou à toujours être dans mes pattes. Bien sûr, je m’en plains à Ethan mais lui est rassuré de la savoir dans mon entourage alors que j’approche de l’âge requis pour enfin changer de grade.

D’ailleurs, c’est aussi ce que je compte célébrer avec l’année du coq, mes 24 ans. Avec un peu de chance la Grande Dame se contentera de mon changement d’âge pour m’accorder la promotion que je vise et avec moins de chance, je devrais encore prouver ma valeur, bien que j’aie l’impression de ne faire que ça, et de plutôt bien le faire, depuis cinq longues années.

Enfin bref, je devrais accélérer le pas, puisque je suis déjà en retard. Seulement, je regrette bien vite de ne pas m’être épargné quelques secondes de tranquillité en plus puisque dès que je passe la porte, je fais face à mon aînée et soupire presque immédiatement. « Je suis ponctuel, dès qu’il ne s’agit pas de toi. » Je marmonne et m’avance dans la pièce en levant les yeux au ciel, déposant une pile de tissu sur la table. « Et puis, si tu faisais ton boulot correctement et que tu étais allé récupérer ça toi-même, peut-être que j’aurai été à l’heure. » Au lieu de répondre à mon attaque, la blonde s’éloigne pour se servir un verre de vin et je la fusille du regard, ce qu’elle comprend bien vite. Je devrais penser à être moins prévisible. En réponse, je me contente d’hausser les épaules. « L’espoir fait vivre. »

Le silence s’installe ensuite quelques secondes pendant lesquelles je m’approche de la chaîne hi-fi pour rechercher la musique sur laquelle je me suis entraîné ces derniers jours. Je pense avoir réussie à mettre en place une chorégraphie assez féminine et délicate, sans toutefois que les hommes aient l’air ridicule en la suivant. « Allez, au travail. » Je lance sur un ton qui ne laisse nullement place au refus. Seulement, cette phrase est lancée en cantonais, sans même vraiment que je ne m’en rende compte. Je n’ai pas envie de faire équipe avec toi et l’emploi machinal de ma langue maternelle t’aide à le comprendre, comme si tu ne le savais pas déjà.
 
Event :Chorégraphie des dames ft. EDEN & XIN YU
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