L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

Han Xiu Wen
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« 200 balles dans le cul »
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L'homme était assis au bar un verre de whisky sans glace en main. Il était accompagné d'une jeune fille, trop jeune pour être sa femme, trop frivole pour être sa fille. Les bourgeois dans son genre peuvent se permettre ce genre de caprice. Pour ma part, c'est quelque chose que je ne comprend pas, ce besoin de s'entourer de femme plus jeune, de les toucher, les exhiber comme des trophées. J'étais à quelques tables du bar, ma menthe à l'eau en main, observant ce couple qui n'en était pas vraiment un. Cela faisait environ une heure que j'étais le spectateur de ce théâtre obscène. La main de l'homme sur la cuisse ferme de la jeune fille remontait parfois jusqu'à son entre-jambe, quant à elle, elle  gloussait tout en touchant sa parure, probablement un présent de ce son amant, pour exhiber la fortune de ce dernier. Triste spectacle. Je ne bougeais pas, ma casquette vissée sur ma tête je les observais, sirotant parfois mon verre. L'alcool? Pas pendant le service, ni après, jamais. Ce liquide était bien trop traître et les risques de perdre le contrôle bien trop grand.

Une autre heure venait encore de passer et toujours pas d'occasion d'agir. Je commençais à perdre espoir, me disant que j'aurais plus de chance le lendemain quand soudain, il y eu du mouvement. Le couple se leva pour sortir du bar. J’attendais quelques minutes pour enfin faire de même, payant mon verre comme tout bon citoyen honnête. Je sortis du bar et, comme si une puissance supérieure voulait récompenser ma patience, l'homme que je devais suivre me bouscula avec la volonté de rentrer de nouveau dans le bar. Peut être avait-il oublié quelque chose, pourtant, le siège qu'il occupait été resté vide depuis son départ. Je levais les yeux pour observer la distance où se trouvait la jeune fille qui l'accompagnait. C'était le bon moment. Comme si tout leur était dû, le bourgeois ne s'excusa pas, m'invectivant à la place. Rapidement, j'empoignais le poignard qui se trouvait à ma taille, caché par ma veste pour le planter profondément dans le ventre de l'homme. Une fois le méfait accomplit je replaçai discrètement mon arme dans son fourreau. L'homme tomba en avant, sur moi et, j'en profitais pour le traîner dans la ruelle qui servait au bar ainsi qu'au restaurant voisin de stockage des ordures. Je lâchais l'homme, décidant de sur une montagne de détritus. Mon travail aurait pu se terminer là, mais je devais m'assurer n'avoir laisser aucune trace de mon passage et que ma victime avait poussé son dernier soupire.

J’auscultais le corps, soulevais ses mains pour récupérer la saleté qui se trouvait sous ses ongles. Hors de question de se faire attraper pour une chose aussi bête. Je ne pris en revanche pas la peine de vérifier sa respiration ou même son pouls, sortant de nouveau mon poignard pour lui trancher la gorge. On est jamais trop prudent. L'artère que j'avais touché avec ma lame éclaboussa mon visage de son sang alors que je grimaçais à cette sensation. Dégueulasse.
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Plus jamais, oh non, plus jamais Liwei ne tenterait ce genre de mission. D’habitude, elle confiait ces tâches là à celle qu’on surnommait la Mante dans son équipe mais cette dernière était déjà sur un autre coup, Liwei n’avait pas eu d’autre choix que de s’y coller elle-même, l’autre femme de l’équipe étant trop jeune. Boire un verre avec un riche imbu de lui-même et incapable de manger proprement, et la bouffe sûrement devait-elle être trop salée puisqu’il n’arrêtait pas de plonger son gros nez dans l’énorme verre de vin. A la fin, il en avait le pif et les joues complètement rouges.

Bref, dire que Liwei n’avait pas fait attention à l’heure était un mensonge. Elle n’avait qu’une envie : celle qu’il lui crache les informations tant attendues et qu’elle puisse le faire déguerpir. Néanmoins, ce n’était pas une mission de rang élevé pour rien, bien qu’il soit bien imbibé, il ne lâchait rien de trop personnel, il fallait l’avoir sur l’usure.

**

Liwei était enfin sortie de ce putain de restaurant, prête à rentrée dans l’hôtel. La Chinoise avait décidé de passer par certaines ruelles qu’elles connaissaient pour être des raccourcis jusqu’à l’hôtel. Toujours attentive, elle vit un gardien faire une ronde mais ne s’inquiéta pas plus que cela, elle n’avait rien fait de mal ce soir. Du moins, cela ne l’inquiétait pas jusqu’à maintenant où elle tombait sur son chaton entrain de… Non mais il était sérieux ? Buter quelqu’un comme ça dans la rue alors qu’un gardien parcourait ces mêmes ruelles ? « Xiu Wen ? » l’interpella-t-elle en chuchotant. Elle s’approcha d’un pas ferme avant de se rendre compte que ses talons faisaient beaucoup de bruit. « Mais t’es tout sale ! » Elle sortit un mouchoir en tissu propre de son sac et débarbouilla son visage. Elle soupira avant d’observer l’étendue des dégâts. Le corps ne pouvait rester tel quel. « Y a un gardien qui rôde chaton, je vais t’aider à débarrasser le corps, ça ira plus vite. » Elle retroussa ses manches avant de jurer une nouvelle fois… Ses fringues… « Bon, c’est quoi le plan ? »



Elle laisse le rouge s'enfuir...  — Et le sel ronger.
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J'avais fini par l'égorger comme un porc, jeté froidement au dessus d'un tas d'immondice. Je n'avais aucun scrupule à traiter mes victimes de la sorte, oubliant qu'il s'agissait de l'un de mes semblable. Dans ce genre de métier, il faut éviter de se poser trop de question, je n'étais pas la tête mais les mains. Je ne discutais jamais les ordres et les exécutais. Bien que le chemin de ma lame fut été maladroit au point de toucher une artère, paradoxalement ma main n'était pas tremblante, le geste était précis et d'une froideur sans nom. Je me retrouvais donc dans cette ruelle, le visage plein d'éclaboussure de sang lorsque j'entendis une voix m'appeler. M'avait-on démasqué? La règle était "pas de témoin". Devais-je sévir à nouveau?

Je relevais la tête du cadavre pour voir le visage de ma prochaine victime quant à mon grand étonnement, je vis le visage de celle que je considérais comme ma grande sœur. "Li... Li Wei?!" Couteau en main, je la laissais s'approcher pour me nettoyer, lui offrant une moue innocente comme j'avais l'habitude d'arborer en sa présence. "Un gardien?" Comment aurais-je pu le savoir? J'étais resté plus de deux heures dans le bar, mon erreur avait été de ne pas évaluer plus le périmètre, me précipitant au moment opportun sur ma cible. Je baissais les yeux sur le cadre. Le laisser là n'était plus une si bonne idée, pas si notre chemin croisait celui du gardien, saurait été trop suspect. Je me pinçais les lèvres, levant la tête vers ma nouvelle complice. J'observais les alentours tout en restant calme, très calme, trop calme dans ce genre de situation d'urgence. "Li Wei, s'il vous plait, pouvez-vous ouvrir cette poubelle?" Je n'avais trouvé que cette solution. Je me penchais vers ce dernier, jonglant aisément avec mon poignard cranté pour enfin le planter dans le bras de ce qui était un homme. D'un coup sec, je le lui coupai, le sang giclant à nouveau, attendant que Li Wei m'ouvre la poubelle.
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Liwei n’avait pas du tout peur de Xiu Wen. Il était comme son petit frère. Certes, elle avait Lei, naturellement mais Wen avait su faire sa place douillette dans son cœur. Sœur ou mère-poule, ça ne changeait pas grand-chose. La chinoise couvait le jeune homme et n’arrêterait pour rien au monde. Xiu Wen était son chaton. Il était si mignon à se laisser faire docilement alors que la mafieuse lui nettoyait le visage. « Oui, il doit sans doute surveiller les personnes ivres. » Néanmoins, Liwei elle-même était plutôt surprise d’en voir un patrouiller, peut-être que maintenant ils prenaient leur boulot au sérieux. Pas qu’elle dédaignait ces hommes, mais sans doute qu’elle les sous-estimait. Quoique l’un d’entre eux la rendait anxieuse. Ils étaient amis, mais la cupidité qui la rongeait lui a fait prendre des distances. Elle n’y était toujours pas habituée, à ces vouvoiements. La brune tira la tronche. Entre salir ses fringues de sang et toucher une poubelle dégueulasse, autant dire qu’elle était enchantée. C’était simple : elle menait les interrogatoires en général, mais elle ne touchait à rien. Elégance oblige, puis ses fringues valaient cher quoi. « Bien sûr. » Elle s’exécuta alors et ouvrit le conteneur en faisant en sorte qu’il reste ouvert tranquillement. Alors que Xiu Wen coupait son bras au mort, le sang gicla jusqu’au pantalon de la Chinoise. « Non… » Elle baissa la tête comme pour contenir sa frustration. « Deux cents balles… » Elle soupira. « Oublie ça Liwei. » Par la suite, elle enfila ses gants et attrapa le bras qu’elle ne daigna pas regarder pour le poser dans la poubelle. Si on le jetait, le bruit risquait d’ameuter les curieux. Elle attendit sagement le prochain membre en contemplant le jeune homme. Une petite pointe de tristesse l’envahit quand elle se rappelait alors la condition de celui-ci : formaté. Il n’a pas eu le choix de sa jeunesse, cela la chagrinait.



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Penché sur le cadavre, je coupais son deuxième bras, le sang giclant une nouvelle fois. C'était difficile de ne pas en mettre partout, une artère se trouvant juste sous la trajectoire de mon poignard. A cette allure, je me retrouverai bientôt couvert d'un sang qui n'était pas le mien et pourtant, cela ne me dérangeait pas le moins du monde. J'avais l'habitude de ce genre de situation. Le second bras coupé, je le tendais à Yuan Li Wei, levant par la même occasion les yeux vers elle quand je remarquai que j'avais tâché son pantalon.

Je me levai pour me reculer et ainsi porter mon genoux au sol, tête bessée. "Pardonnez moi, Li Wei." Lui dis-je de mon ton neutre. "Une fois le travail accomplis, je payerai pour mon erreur." Continuais-je. Bien que le sang ne me dérangeait pas, la jeune femme était ma supérieure. Sa place n'était pas avec moi, dans cette ruelle près des poubelles. Elle, elle devait être dans un bureau à gérer des hommes, des hommes fait pour lui obéir. Ma tête se levait doucement vers ses jambes pour constater l'ampleur des dégâts pour très rapidement la baisser. Je n'avais pas le droit de la regarder d'avantage, c'était ce que j'avais appris: toujours être une tête en dessous de ses supérieurs, un genoux à terre en cas d'erreur. Je l'avais tâché et quelque soit sa sentence, je l'accepterai avec joie. Ce soir, j'avais commis deux erreurs, celle de me faire surprendre et celle d'avoir abimé les affaires de ma supérieure.
Yuan Li Wei
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La brune soupira face au comportement du jeune homme face à elle. Bien qu’elle soit plutôt fashionista, Liwei n’était pas l’une de ces égoïstes superficielles capables du pire pour un morceau de tissu. C’est juste que si elle avait su, elle aurait enfilé un jogging, parce qu’entre salir un truc à 20 balles et un à 200, y a pas photo. De ce fait, Xiu Wen ne méritait aucune sanction, c’était plutôt stupide de le punir même alors qu’il faisait du bon boulot depuis toujours. La Chinoise s’approcha alors de lui avant de lui offrir une jolie pichenette sur le front. « Redresse-toi, tu n’as rien à te reprocher et regarde-moi dans les yeux quand tu me parles. » D’habitude, elle aimait appliquer les règles avec ses subordonnés, mais elle n’avait pas honte de se dire que Xiu Wen était l’un de ses protégés, privilégiés, et qu’il avait droit à quelques petites dérogations. « Il vaut mieux qu’on se dépêche avant qu’on nous tombe dessus Chaton. » La chef tendit alors sa main au plus jeune afin qu’il s’exécute. « Tu me paieras un café pour te rattraper si jamais ça te taraude trop. »

Ainsi, ils reprirent le travail et finirent dans un temps relativement convenable. Des bruits de pas finirent par se faire entendre, il fallait s’éloigner, d’autant plus que les deux zigotos étaient bien sales. Liwei se frotta les cheveux énergiquement, plus à ça près et termina par retirer ses talons afin de pouvoir s’en aller sans un bruit. « Xiu… Allons chez toi, il faut que je me lave, et c’est plus proche que l’hôtel... »




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