L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

Han Xiu Wen
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QILING


« Au nom du Maître, ainsi soit-il »
KEI & XIU WEN

Il n'est jamais bon de recevoir une convocation du Renard à Neuf Queues, surtout lorsque c'est moi qui la reçoit. Ordre d’assassinat, mission d’espionnage ou d'infiltration était mon quotidien. Suite à ma visite dans la chambre du Diamant de Corée, j'étais directement retourné au quartier général pour livrer la lettre en main propre à mon Maître incontesté. J'avais profité de cette occasion pour lui faire un rapport de cette rencontre -désastreuse- et je m'attendais à être punis en conséquence. J'avais fauté. Me retrouver en face d'une dirigeante n'avait pas été dans mes plans, la chambre devait être vide alors je l'avais menacé. Mon travail faisait de moi un garçon méfiant, constamment sur ses gardes. Entre les mensonges et la comédie perpétuelle je me noyais dans le faux. Le vrai quant à lui, n'avait qu'une place minime dans cette vie. Ce n'était que lorsque je franchissais les portes du Kuroi Doku, ou le soir, seul chez moi, que je pouvais être la personne que j'étais réellement; vide. Je n'étais qu'une coquille, une coquille qui ne demandait qu'une seule chose: avoir des ordres. Sans eux, ma vie serait insipide, sans mon Maître, ma vie n'avait plus de sens. Je m'étais donc dévoué corps et âme à cet homme puissant. Je ne savais que le strict minimum de lui, ce qu'il laissait paraitre, ce qu'il me permettait parfois de voir et pourtant, ma foi en lui était grande. J'avais divinisé cette figure emblématique du monde de l'ombre.

Arrivé au quartier général, déguisé comme à chaque fois en portraitiste, mon visage joyeux se déformait peu à peu pour ne montrer qu'aux collègues que je croisais sur ma route une neutralité effrayante. Impassible à toute attaque verbale, à toute action qui pourrait être pour la norme choquante, je gravissais les marches menant au bureau de mon maître. Ma présence dans ce lieu n'annonçait jamais rien de bon. Devant cette porte que je connaissais si bien, je toquais un coup seulement, symbole de ma présence. A chacune des convocations, je n'étais jamais en retard. Ce simple coup raisonnait sur le bois à l'heure exacte du rendez-vous et si par malheur j'avais un peu d'avance, j'attendais patiemment que les minutes passent. J'attendais que l'on me donne l'ordre d'ouvrir pour enfin pénétrer dans ce lieu que je considérai comme sacré. Comme à mon habitude, je m'avançais lentement et une fois arrivé devant mon maître, je déposais mes affaires à mes pieds, me baissant, un genoux à terre et la tête baissée. C'était pour moi la façon la plus polie de lui prouver mon immense respect. "Maître." Disais-je d'un ton neutre pour le saluer. Je n'en disais jamais plus, je n'en avais pas besoin. Le voir en vie me suffisait, nous avions guère le temps de nous attarder à des politesses futiles. Pas besoin de lui demander son humeur, si j'étais ici, c'était justement parce qu'il y avait quelque chose à régler pour le bien de Xian ou des affaires personnelles de Kuroi Doku. Cette fois-ci était tout de même une situation particulière, ma punition tombera bientôt, je l'attendais et l'accepterai.
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« Au nom du Maître, ainsi soit-il »
Kei et Xiu Wen

Tsun Kei faisait les cents pas dans son bureau. Il avait reçu la visite du diamant de Corée la veille, et autant dire qu’elle n’était pas contente du tout. Même si elle ne le laissait pas transparaître. Elle lui avait demandé de recadrer son subordonné. Et, cela l’ennuyait énormément. Il ne savait pas comment faire. Il devait faire comprendre à Xiu Wen que ce qu’il avait fait était mal. Mais en même temps, il avait besoin de lui.

Depuis hier, j’avais cette boule au ventre qui ne voulait pas partir. Depuis que j’étais arrivé dans mon bureau, je n’arrêtais pas de faire les cents pas. J’avais cette désagréable sensation que la situation m’échappait. J’avais certes demandé à Xiu Wen d’aller déposer la mallette dans la chambre de Yoojin, mais jamais je n’aurais imaginé que la situation dégénère ainsi. Ce qui me mettait le plus en colère, c’était surtout que Xiu Wen était venu me voir, juste après avoir eu son altercation avec la dirigeante et n’avait rien dit. Mais à aucun moment, il ne m'avait parlé de couteau sous la gorge. Il avait juste évoqué un incident. Naturellement, j'avais pensé que Xiu Wen avait vu Yoojin sortir de la salle de bain ou quelque chose du genre.
Elle m’avait demandé de le punir, je n’avais d’autres choix que de lui obéir.

Je fus sorti de mes pensées lorsque quelqu’un frappa à la porte. C’était sans aucun doute Xiu Wen, pile à l’heure, comme d’habitude. Après lui avoir intimé l’ordre d’entrer, il fit son habituel rituel. Il s’agenouilla devant moi pour me saluer. Beaucoup de personne aurait certainement trouvé cela bizarre, mais à vrai dire, je trouvais ça plus agréable. D’ordinaire, je lui disais de se relever. Mais cette fois ci, ce ne fut pas le cas. Tu sais sans doute pourquoi je t’ai fait venir ici. Il acquiesça brièvement. Je ne vais pas te mentir, je suis assez déçu par ce que tu as fait. Non seulement, tu as menacé le diamant de Corée, mais en plus, et c’est le plus abject, tu es venu me rapporter la lettre en me parlant d’un simple incident. J’eus beau essayé de garder mon sang froid, j’échouai. J’attrapai Xiu Wen par le col et le secoua violemment. Il ne réagissait pas, il se laissait faire. Qu’est-ce qui t’as pris de mettre en mode Ninja ? T’es un photographe, t’as la meilleure des couvertures pour aller dans l’hôtel. Je sais bien que tu ne voulais que quelqu’un voit ton visage, mais il doit y avoir d’autres solutions que de vouloir égorger la première personne que tu vois !Je le relâchai et il se remit directement dans sa position initiale. Dorénavant, avant chacun de tes mouvements, tu me demanderas conseils. Dorénavant, tu ne bouges plus une oreille sans demander mon avis. C’est clair ? Xiu Wen acquiesça de nouveau. Je ne savais pas s’il allait vraiment m’obéir. Mais, je devais à tout prix le contenir. J’avais trop besoin de lui pour le laisser de la liberté. Il n’arrive jamais rien de bon à une personne n’ayant plus d’ombre.Le diamant de Corée m’a demandé de te punir. J’ai longuement réfléchis à la punition. Il en faut une dont tu te souviennes. Je me dirigeais vers mon armurerie, disposé dans mon bureau et pris un fouet. Je le tendis à Xiu Wen. Il releva la tête et le prit. Tu te flagelleras 42 fois.
Han Xiu Wen
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« Au nom du Maître, ainsi soit-il »
KEI & XIU WEN

En quatre ans de loyaux services, c'était la première fois que je me faisais convoquer pour une faute. Par le passé, j'en avais déjà commises; quelques unes depuis que je travaillais officiellement pour le compte du Maître mais je les avais toutes rattrapées et d'autres, plus graves lorsque je n'étais qu'un enfant. A cette époque, j'obéissais à mes géniteurs et non directement au Maître. Mes ordres de mission étaient un entrainement pour plus tard pour qu'une fois que je serai au service du Kitsune, cela ne se reproduise plus. A chacune de mes plus grosses erreurs, ils se faisaient alors punir à ma place, endossant les responsabilité de leur décision. Cette fois-ci, c'était différent. J'obéissais directement au Maître alors je devais endosser la responsabilité de cette erreur seul. D'un point de vue extérieur, ce n'était pas si grave. J'avais juste posé une lame sous la gorge d'un individu, mais lorsque cet individu s'avérait être un Dirigeant, ce n'était pas aussi anodin. Je m'étais mal renseigné. J'ignorais qui était le Diamant de Corée et maintenant que je le savais, cela ne se reproduirait évidemment plus. Par lâcheté -probablement, je n'avais pas avoué la gravité de ma faute et par lâcheté -encore, je n'osais plus parler. J'allais accepter mon châtiment. Je n'avais pas à me justifier sur mon acte. Certes, j'avais prit Choi Yoo Jin pour une voleuse de par le fait qu'elle s'était présenté à moi par le passé comme une simple citoyenne de Xian. La faute était alors partagé? Non. J'étais le seul en tord. A côté d'elle, je n'étais rien, juste une ombre attachée à son propriétaire.

Je fus cependant surpris par mon Maître. Je le laissais m'attraper par le col, détournant le regard de sa figure divine. Je n'avais plus le droit de le regarder en face, pas temps que mes fautes ne seraient pardonnées. Lorsqu'il me lâcha, je m'installais à nouveau un genoux à terre et l'écoutais. Il avait raison. J'avais agit sans réfléchir et je méritais une punition à la hauteur de mes actes. Le Diamant m'avait suggéré de me couper la langue, le Maître lui, était plus généreux. Il me tendis un fouet que j'attrapais. La messe était dite. Je me flagellerai. "Pardonnez mon manque de jugement, Maître." Disais-je de ma voix neutre. Je posais l'arme à terre pour l'installer en seiza. Les deux genoux au sol, je retirai mon cuir, posant doucement le vêtement au sol. Le cuir s'affaissait en son centre tandis que les manches restait figées à cause du mécanisme métallique et des armes cachés à l'intérieur de ces dernières. Lentement, je déboutonnais ma chemise pour enfin la retirer, dévoilant à mon Maître ma peau laiteuse marquée par quelques combats. Je saisis à nouveau l'arme, la tête toujours baissée. D'un geste puissant de poignet, je fis cogner le cuir contre la peau de mon dos une première fois. Une grimace de douleur déforma mon visage. Les premiers coups étaient toujours douloureux. Je continuais, encore et encore, comptant mentalement les coups. Si je me faisais plus doux avec certains, les suivants devenaient plus puissant pour contre balancer la douleur. Les lanières de cuir faisaient rougir ma peau, fendant par moment ma chair. Une fois les quarante-deux coups donnés, je m'arrêtais, essoufflé par l'effort. J'avais l'habitude de la douleur, mentalement, j'arrivais à la supporter. Physiquement, c'était autre chose. Je me courbais, les bras tremblants. Mes mains lâchèrent le fouet qui tomba au sol. "Cela vous convient-il, Maître?" Demandais-je doucement tout en reprenant mon souffle. Je trouvais la punition trop douce, mais si le Maître admettait que c'était suffisant alors je l'accepterai sans pour autant me pardonner pour mes actes.
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« Au nom du Maître, ainsi soit-il »
Kei et Xiu Wen

Ce garçon ne cessera jamais de m’étonner. Je lui avais donné comme punition ces coups de fouet, en m’attendant à une réaction de surprise de sa part. Dans mon esprit, il allait gentiment se donner les coups de fouet à l’abri des regards, faire semblant de se les êtres donnés. Et tout le monde aurait été content. Il n’aurait pas été obligé de recevoir une punition, et j’aurais eu l’impression d’avoir clarifié les choses avec lui. Je fus donc extrêmement surpris quand je le vis enlever ses vêtements et commencer à se donner les coups de fouet. J’essayais de rester impassible devant ce spectacle. Mais, dans ma tête, une seule phrase revenait Qu’est-ce qui n’allait pas dans la tête de ce garçon ? Déjà que je trouvais sa façon de me regarder, de s’adresser à moi d’agir des plus étranges, comme si, il pensait être encore à une époque féodale.
Une fois qu’il eut fini de se flageller, je restais un instant, sans rien dire. Il était extrêmement efficace en tant qu’ombre, mais je dois avouer que j’avais la crainte qu’un jour je perde le contrôle. Enfin, quoi qu’il en soit, ce problème devra attendre. J’ai entendu dire qu’un dragon rouge s’était fait tuer il n’y as pas longtemps et que tu n’y étais pas étranger. Quand j’avais appris cette nouvelle, mon sang n’avais fait qu’un tour, mais après l’avoir vu se flageller, avec autant de zèle, j’étais tellement désarçonné que mon sang restait calme. De plus, il semblerait que des témoins ton formellement identifié comme étant un de mes subordonnés. Il va sans dire que cela risque de me poser de gros soucis. Et que cette fois les dragons rouges auront l’appui du président pour me mettre en prison. Je me mis à faire les cent pas, réfléchissant aux possibilités qui s’offraient à moi. Le seul moyen, de t’éviter la prison, et par la même, de m’éviter la prison, c’est de trouver un volontaire parmi mes hommes pour se dénoncer à ta place. Malheureusement, je ne pense pas trouver quelqu’un qui acceptera. Et même si c’était le cas, j’aurais trop peur qu’il finisse pas donner des preuves convaincantes sur mes différents trafics aux gardiens. Je me plaçai derrière Xiu Wen, pour anticiper la moindre de ses réactions. Par conséquent, c’est toi qui va te dénoncer. Mais, pour ne pas révéler à l’ensemble de Xian que tu es mon ombre ; tu leur diras simplement que tu as eu des problèmes d’argent, que tu m’en as emprunté. Mais, que tu ne pouvais pas me rembourser et que tu as dû travailler pour moi. Et un soir, un gardien t’as repéré, et durant le contrôle, il a voulu abuser de toi, et tu t’es défendu. Il me semble que tu n’étais pas tout seul ce soir-là. Ton coéquipier n’aura qu’à confirmer tes dires. Je me rassis dans mon fauteuil. Bien évidemment, tu iras en prison, mais si tous se passe selon mes plans, tu ne seras pas enfermés très longtemps. D’autant plus que tu auras une mission à accomplir là-bas. Beaucoup des prisonniers, sont d’anciens membres de gangs n’ayant pas accepté de me prêter allégeance. Mais peut-être qu’il est temps pour eux de le faire. S’ils acceptent, alors, nous les aideront à créer une émeute dans la prison pour qu’ils s’évadent.
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