L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

Huáng Fǔ Wang
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DRAGON ROUGE


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Jiali et Wang

Les lumières se floutaient lorsque je tentais de les fixer. Les objets changeaient de formes, les traits n'étaient plus aussi nets. J'avais comme l'impression de perdre la vue. Ma tête me faisait un mal de chien, de la même manière que l'on presse un citron ou une orange avec ses mains. Mon cœur, quant à lui,  ne savait quel rythme adopter entre la fatigue et la surdose de caféine. Mon corps se mettait trop souvent à trembler sans aucune raison apparente. Du matin au soir, mes mains gesticulaient de manière aléatoire, plus au moins vite. Elles avaient la température et la couleur d'un macchabée.  Des perles de sueur coulaient la nuit sur mon front jusqu'au creux de mon cou, faisant vaciller mon corps entre le chaud et le froid incessamment. Je manquais à haute dose de sommeil et de repos. Mon esprit se torturait de vieux souvenirs que je n'arrivais pas à oublier. Si je continuais à vivre de cette manière, j'allais terminer par claquer tôt ou tard. Mourir n'était pas encore à envisager. J'avais à exécuter un plan travaillé depuis de longues années. Mon cœur ne pouvait lâcher maintenant parce que je devais arriver à mes fins. Le temps ne devait plus être un ennemi, mais un ami. Alors, il me fallait prendre soin de ma santé si je voulais continuer à avancer.

Aujourd'hui, la première rencontre en dehors de l'hôpital devait avoir lieu avec la dirigeante surnommée "Les mains sauveuses". Parce que j'étais sûrement trop fier et impertinent, j'avais négocié avec elle d'une certaine manière, un rapprochement. Elle voulait en savoir plus sur moi pour tenter de me guérir. Cependant, je n'étais pas aussi facile et mes mots aussi aisés pour vendre des informations sur ma vie, sur mes tracas et mes joies. Il me fallait un certain lien avec mon médecin pour lui ouvrir mon esprit, ma conscience et mes sentiments. Avec un professionnalisme saisissant, elle avait accepté mes conditions sans ronchonner. Je ne connaissais pas bien cette femme. D'ordinaire, mes examens médicaux se faisaient avec un autre médecin, on peut dire moins "populaire" que cette dirigeante. J'avais pour habitude de faire quelques visites à l'hôpital. En tant que gardien, je devais y aller assez souvent pour faire un constat sur ma condition physique et mentale. Les gardiens avaient cette tâche à réaliser, car le règlement l'obligeait. Mes derniers bulletins médicaux n'étaient pas très bons, mais pas alarmants. Il arrivait des fois, d'avoir des hauts et des bas. L'inquiétude à plat, je n'avais pas été pris en charge parce que le besoin n'était pas. Néanmoins, l'alarme avait retenti quand je m'étais effondré dans les couloirs de l'hôpital. C'était la dirigeante, étant de service dans les parages, qui m'avait pris sous son aile à ce moment-là. Mon médecin lui avait confié mon dossier pour cette fois. Il avait peut-être peur de faire une mauvaise action et quelle est une répercussion sur son boulot. Vu que j'étais un Dragon Rouge, il fallait en premier penser à la sécurité. Ma personne devenue indispensable pour l'armée, mes supérieurs auraient tout fait pour me protéger. Plus d'une personne devait me rendre l'appareil pour ce que j'avais pu faire pour eux. Effectivement, c'était de cette manière que je construisais mes relations. Un service pour un autre, un jour ou un autre. Je ne me faisais pas des amis pour le plaisir ou la distraction, la solitude ou autres sentiments de manque, je créais des relations pour qu'un jour, le lien me sert d'instrument, d'une corde qui pourrait me permettre de me sortir d'une mauvaise situation.

Le soleil m'éclatait les yeux. Il était environ onze heures et j'avais pris un avis de passage pour me rendre sur la place du marché. Normalement, je bossais à l'intérieur de l'hôtel aujourd'hui, mais j'avais changé mes horaires de la matinée avec un autre gardien. Je récupérai mes heures ce soir, ce n'était pas bien grave, car de toute manière je ne dormais point. Par chance, il ne ferait pas trop froid parce que le printemps arrivait à grand pas.

Le rendez-vous était fixé devant le stand de poisson. Une odeur forte et désagréable s'en dégageait sur des kilomètres. Je ne savais pas pourquoi j'avais choisi cet endroit pour notre rencontre, cela m'était venu sans trop y réfléchir et sans revenir sur ma décision. La dame que je connaissais bien parce qu'en plus de faire des rondes dans la ville, il m'arrivait parfois d'aider les commerçants à nettoyer la place du marché, me proposait un de ses meilleurs produits de la mer, que j'avais tout aussitôt refusé parce que je n'étais pas ici pour acheter. Quelque peu déçue, elle repartait pour revenir avec un sac plastique blanc qu'elle me tendait. « Tiens mon brave garçon. T'es bien trop blanc, tu dois reprendre des forces. » Elle me souriait de ses dents jaunâtres et de son haleine putride. Je prenais le sac, sachant qu'il ne fallait pas lui tenir tête et je la remerciais comme il se devait.   


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Zhang Jia Li
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DIRIGEANTE: LES MAINS SAUVEUSES


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Je fis glisser énergiquement mon bras dans la manche de mon manteau, avant de dégager une mèche de cheveux de mon visage. Mon regard s'arrêta sur mon reflet dans le miroir. Silence. Je restai immobile quelques secondes, scrutant ce visage que je n'arrivais plus à regarder en face ces derniers temps. Peut-être par honte, peut-être par douleur, dans tous les cas il m'était devenu difficile d'accepter la personne que j'étais. Pourquoi maintenant ? Pourquoi fallait-il qu'après trente ans d'existence, je commençais à me sentir aussi incomplète que vide ? Je n'étais pas inutile, j'en avais conscience: je sauvais des milliers de vies chaque année, et aucune opération ne me semblait impossible. Les mains sauveuses, c'était comme ça qu'on m'appelait dans le milieu. Un avenir certain, une grande richesse d'esprit, et pourtant je n'en avais jamais assez. Etre dirigeante du secteur hospitalier faisait pourtant rêver. Rien pour barrer ma route, je marchais aux côtés des plus grands sans réelle grande prétention de pouvoir. Le pouvoir, c'était dangereux et toxique. Je ne connaissais pas très bien mes collègues de la haute sphère, mais je n'avais pas les mêmes idées de grandeur qu'eux. J'étais quelqu'un d'humble et raisonnable, deux qualités que j'appréciais particulièrement chez une personne. Alors pourquoi moi je n'arrivais plus à m'apprécier ? Peut-être parce que je ne supportais plus la personne que j'étais devenue pour mon père et mon grand-père. Mon frère aurait peut-être dû prendre ma place. Il était mon cadet d'un an seulement, mais il avait nettement plus les épaules en place. Cette auto-dégradation de moi-même m'insupportait. Bien sûr que j'étais aussi forte que mon frère. Sinon, je n'en serais pas là. Assez de regards et de pensées pour aujourd'hui, j'avais un rendez-vous de la plus haute importance.

Ces derniers temps, un dossier médical particulier s'était glissé dans ma pile habituelle de patients. L'insigne de la garde y avait été déposé, preuve que ce patient était prioritaire sur tous les autres. Ce qui, en soit, me déplaisait un peu: j'estimais chaque vie humaine au même niveau, mais je ne pouvais pas ignorer l'importance majeure que représentait un Dragon Rouge pour la ville de Xian. Les Dragons Rouges, c'était comme "l'élite" de la garde. Ils commandaient, parlaient stratégie et assuraient d'autant plus la sécurité de la cité. Je connaissais très bien ce milieu, puisque mes deux frères y étaient enrôlés et que Lui aussi en faisait partie. Ah, Lui... Je serrai doucement mon poing contre ma poitrine, une pensée chaleureuse mais honteuse se frayant dans ma tête à son égard. Ah, la hiérarchie m'interdisait de bien des choses, et je souffrais en son absence. Je poussai un long soupir pour évacuer cette souffrance du coeur, puis je quittai mon appartement en rabattant ma capuche contre ma tête pour éviter que l'on me reconnaisse dans les rues mal fréquentées de la ville. Quelle idée de donner rendez-vous dans un tel endroit ? Ne savait-il donc pas que c'était dangereux pour moi ? Mais c'était parce qu'il était un Dragon Rouge, représentant de la sécurité, que j'avais accepté ses conditions. Il était particulier, ce soldat. Très méfiant à l'égard des dirigeants. Je voulais avant tout qu'il me considère comme son médecin, pas son supérieur. Je n'en avais cure de la politique des gardiens, je les savais en plein contrôle de leurs capacités. Je déambulais dans les rues sales du quartier, mes bottes se salissant à cause des flaques de boue dans lesquelles je marchais dedans, sans vraiment y prêter attention. Il avait plu quelques jours auparavant, et la ville était assez humide d'habitude. Bientôt, l'odeur forte du poisson me rapprocha de mon but. Elle me guidait avec un certain dégoût. Je n'aimais pas les odeurs comme celle-ci, probablement parce que j'étais toujours habituée au raffinement que j'avais connu dans mon enfance agréable. Finalement, je tombai devant un grand homme qui saluait poliment une vieille marchande. Un baluchon à bout de bras, il semblait gêné par ce qui semblait être un cadeau de la dame. J'attendis que cette dernière parte de son côté pour avancer lentement, retirant avec mes deux mains la capuche qui cachait mon visage de porcelaine. « Huáng Fǔ Wang. C'est un plaisir de vous voir. » fis-je sur un ton neutre et solennel, mon regard de marbre ne trahissant en aucun cas la tempête qui s'agitait dans mon esprit. Le premier regard était toujours déterminant dans une rencontre, et même si j'avais déjà eu l'occasion de parler avec l'homme qui se tenait en face de lui, j'avais la très ferme intention de lui faire comprendre que j'étais son alliée dans cette histoire. Sa santé était en jeu et je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je sentais que lui, lui aussi, méritait d'être sauvé. Et je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour y parvenir. Encore fallait-il que l'intention soit réciproque.   


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