L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

Han Xiu Wen
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❝Destin ou Coïncidence ? ❞

Je le sentais s'énerver. Sa main qui serrait la mienne me semblait être le premier signe d'énervement. Pourtant, il n'élevait pas la voix pour autant. Je le sentais juste froid et distant. "Je ne me moque pas de toi." Répondais-je sèchement pour ma défense. "Si j'ai agit ainsi, c'était certainement pour coller avec la personne que je dois être. A aucun moment je l'ai fait pour me moquer de te toi. Je ne me permettrai jamais de prendre quelqu'un de haut, de porter un quelconque jugement ou de me moquer d'une personne. C'est un manque de temps. Même si cela t'as aidé, tu as su traverser ce moment difficile, seul. Si tu t'en ai relevé, ce n'est pas grâce aux mots d'un enfant mais à ta volonté propre. Tu ne le dois qu'à toi-même. Si tu apportes autant d'importance à ce souvenir, c'était uniquement parce que tu te sentais seul, que tu avais probablement envie que quelqu'un te donne l'attention dont tu avais besoin et ton esprit a donc assimilé cette aide avec mes mots. Rien de plus." Après cette longue tirade, je soupirais. "Le fait de ressentir peu d'émotions me permet au moins de rester lucide et de savoir faire la part des choses." Soupirais-je plus pour moi-même. Il y avait des choses que je ne comprenais pas, que je ne comprendrai probablement jamais. J'avais parfois des crises de colère mais ces dernières étaient complètement aléatoires. Du plus loin que je me souvenais, j'avais toujours été en proie à ces crises violentes. Avec le temps, et grâce aux arts martiaux, j'avais apprit à les contrôler, je n'en faisais quasiment plus et il fallait que je sois extrêmement fatigué pour ne plus me contrôler.

Bizarrement, je sentais mes nerfs s'activer. Le fait de pouvoir me reposer quelques instants sur Bo Hui m'avait aidé à me calmer, son répondant m'avait permis de m'ouvrir à lui pourtant, je sentais que je m'énervais de nouveau. Mes bras tremblaient. Je serrais les poings et les dents pour me contenir. Rien n'y faisait. Lorsqu'il aborda le sujet des livres, je sentis mon sang bouillonner. C'est alors que pour la première fois depuis notre rencontre, je haussais la voix. "Justement! Tu crois que je ne l'ai pas compris?! Pas besoin de te connaître pour savoir que tu n'es pas une personne matérialiste!" Je m'arrêtais. Pourquoi cela m'énervait? Mon corps se crispait alors que mon regard vide se remplissait de haine. J'essayais de me contenir, de ne pas le toucher. Je ne voulais pas lui faire de mal et je savais que dans mon état, je pouvais être une menace pour lui. Le seul être vivant qui en avait fait les frais était Lei et c'était le bruit de son os que j'avais cassé qui avait réussit à me calmer. Je me reculais jusqu'à ce que je me cogne contre la table. Je devais m'éloigner, le plus rapidement possible. J'essayais de me calmer sans avoir recours à la violence. Sur le coup des nerfs, j'avais fait une faute. Une faute de vulgarisation. Pensant que cela m'aiderai à me calmer, je décidais alors de me reprendre. "Matérialiste dans le sens vulgaire, profiteur si tu préfères." Rien n'y faisait, mon ton ne baissais pas. "Memento homo quia pulvis es et in pulverem reverteris" (Souviens-toi, homme, que tu es poussière, et que tu redeviendras poussière. Genèse II, v.19) Récitais-je pour illustrer le contre-exemple de ma pensée. A chaque mots prononcés, mon ton descendait. Cette langue morte venue d'occident arrivait étrangement à me calmer ou peut être était-ce la philosophie qui se découlait de ces mots qui avait un impacte sur mon ressentie.

Je compris que Bo Hui m'invitait à partir. Je regardais la chemise qu'il me tendait, mon bras toujours tremblant s'approchait de lui pour la lui prendre. Je compris que les soins étaient fini. A contre-cœur, j'enfilais le vêtement. Les manches étaient trop étroites et ces dernière moulaient à la perfection ma musculature tandis que le tissus épousait mes plaies encore saignantes au niveau des omoplates. Je grimaçais de douleur mais au moins, cela me permettait de contrôler mon esprit. "Ça ne me dérange pas, tu es libre d'agir comme tu le souhaites, de penser ce que tu veux..." Repris-je de mon ton neutre. "...toi au moins." Murmurais-je pour conclure ma phrase. Sans quelqu'un pour me dicter quoi faire, j'étais perdu pourtant, il m'arrivait parfois de vouloir agir par moi-même. Je l'avais fait, une fois et le résultat se lisait à présent sur mon dos. Peut être que ce n'était pas le bon moment pour prendre des décisions mais au moins, cela m'aura servis de leçon. La douleur et le latin avait réussi à me calmer. C'était un victoire personnelle de ne pas m'être complètement abandonné pour lui faire du mal bien qu'une question demeurait dans mon esprit. "Pourquoi m'étais-je énervé pour si peu?" Je le regardais une nouvelle fois. "Oui tu es bizarre. Tu insistes pour aider quelqu'un sur le point de te tuer, parce que j'allais vraiment le faire, tu ne lui poses pas toutes ces questions ennuyantes auxquels tu sais pertinemment qu'il te répondra par un mensonge peu crédible, tu ne poses aucune question d'ailleurs, tu es franc avec lui. Tu préfères voir son véritable visage plutôt que d'avoir affaire à de faux semblant et cela ne semble pas te déranger, tu l'acceptes même. Toutes ces petites choses, bien que nos opinions diverges font que je t'apprécie et que je veux te prouver ma gratitude. Alors oui! Ça m'énerve qu'en échange tu me demande juste un livre parce que la personne que tu vois en face de toi ne peux pas se permettre d'être qui elle est avec tout le monde. Que tu m'as permis de me reposer le temps d'une heure. Que mine de rien, ne pas faire semblant, ça m'a fait du bien de me sentir accepté par quelqu'un qui ne fait pas parti de cette sphère privée. Alors je te suis reconnaissais à mon tour. J'ai envie de te rendre l'appareil, mais on ne se connait pas. Alors je ne sais pas quoi faire pour toi à part t'offrir quelques livres." Je soupirai après mon monologue. J'étais à bout de force. Je n'arrivais pas à mettre mes idées aux clairs et le garçon ne m'aidait pas. Je me perdais tout seul à vouloir comprendre la raison pour laquelle cela m'affectait. C'était énervant.


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❝Destin ou Coïncidence ? ❞

« Bien sûr que ce moment difficile je l'ai traversé seul. Il m'a fallu des années pour y arriver. Mais tu ne comprends pas que ce jour là j'étais au plus bas, cette réflexion m'a permit de réfléchir et de me calmer, tout simplement. Alors oui, j'ai surmonté ce qui m'est arrivé tout seul ; mais il m'a fallu de l'aide de quelques personnes, dont la tienne. Et si tu n'arrives pas à comprendre ce n'est pas grave. » Bo Hui ne voulait plus parler de ce souvenir. Il ne le chérissait pas, mais ce jour là avait été important pour lui. Pour se calmer, ou se rassurer peut être, il se dit que le brun ne sait pas tout, il n'a pas conscience qu'il est gender fluid, n'a pas la moindre idée de ce que des gens comme Bo Hui traversent durant leur jeune âge. Et puis à cause de son manque d'émotions; ce n'était même pas certain qu'il puisse. « Tu as sans doute raison, mais le monde n'est ni tout noir, ni tout blanc. Il est fait de gris. »

Énerver Xiu était la dernière chose qu'il voulait faire, mais lui même sentait cette chaleur désagréable gonfler dans sa poitrine à mesure que ce dernier lui lançait ses répliques froides et sévères. Bo Hui était humain après tout, lui pouvait ressentir des dizaines d'émotions sans forcément pouvoir les contrôler comme le fait Xiu Wen avec sa colère. Il fut malgré tout surpris quand ce dernier haussa le ton. Chose qu'il n'avait pas encore fait jusque là. Le blond aurait du avoir peur, il le savait, et pourtant, comme le fou qu'il était, il avait presque envie de sourire. Non pas pour provoquer l'autre, mais parce que pour lui c'était une avancée. Quelque chose de nouveau qu'il apprenait à propos du jeune robot. Et quelque part au fond de lui, il savait que tant qu'il ne chercherai pas à le provoquer gratuitement, Xiu ne le frapperait pas. Le fait qu'il s'éloigne jusqu'à se cogner contre la table en était la preuve, et bien que fou, le serveur ne s'avança pas pour le moment, il valait mieux d'abord que cette haine quitte le regard du brun.
Il inspira profondément, les yeux rivés sur la cicatrice de Xiu ; cherchant à éviter son regard pour l'instant. S'il voulait qu'il se calme, il devait commencer par lui même ; il s'en doutait. Machinalement, il se mordait la lèvre inférieure, ne répondant pas à ses mots Il n'avait rien à dire, car certes, il n'était pas matérialiste. Pourquoi est-ce que cela semblait agacer le brun restait cependant une interrogation. « Xiu, je ne comprends pas le latin. » Il s'était calmé finalement, et avait relevé la tête pour lui faire face. Ses dents martyrisaient toujours sa lèvre, rougie par les morsures mais ses yeux ne brillaient plus de colère, étaient redevenus plus doux. Bo Hui n'était pas bête, il aimait s'instruire en lisant. Mais cela ne cachait pas son handicap. Ayant quitté l'école très jeune, il avait raté l'occasion d'apprendre plus qu'il ne le faisait par lui même. Le latin étant une de ces choses. A part les mots les plus connus, il n'y connaissait rien, et espérait secrètement que parler d'autre chose permettrait au brun de se détendre aussi.

Prit dans l'action, Bo Hui lui avait donné sa chemise. Sur le moment, il ne voulait plus le voir, furieux. Mais dès que Xiu Wen enfila le vêtement, il fut prit de remords et tourna légèrement la tête pour cacher ce sentiment. Il avait encore mal ; mais le blond avait fait le plus gros du travail. Seul le temps permettrait au corps du jeune homme de cicatriser, s'il se soignait correctement. A sa phrase suivante, Bo hui tourna la tête vers lui, il n'avait pas bien comprit ses derniers mots mais n'osa pas lui demander, têtu comme il l'était. Il semblerait que Xiu les avait chuchoté pour lui même de toute façon.

Il écouta silencieusement, chaque mot qui sonnait de façon monotone dans la bouche de l'assassin lui firent l'effet d'une claque. Pas de celles qui sont violentes, gratuites et ne cherchent qu'à détruire mais plutôt de celles qui réveillent l'esprit et ouvrent les yeux. Car Bo Hui ne rêvait pas... Xiu était en train de le complimenter. A sa façon, certes, mais c'est ainsi qu'il le comprenait. Les dernières gouttes de colères s'évaporèrent en une seconde, et un sourire franc étira ses lèvres, des picotements apparaissant sur celle qu'il avait meurtri. Il attrapa les mains du brun délicatement dans les siennes, son étreinte se faisant plus douce que la fois précédente. « De rien. » répondit il d'abord avec simplicité, n'ayant plus peur de croiser le regard de Xiu. Pour lui, cette longue sérénade sonnait comme des remerciements de sa part. « Tu sais, c'est idiot, mais le simple fait que tu dises que tu m'apprécie me fait déjà plaisir. Alors qu'il n'y a pas deux secondes, j'étais tellement en colère contre toi... » Il rit légèrement, relevant leurs mains jusqu'à ce qu'elles arrivent au niveau de son torse, ne montrant aucun signe de vouloir les lâcher. « Je ne pose aucune question mais elles sont là, dans un coin de ma tête, ne demandant qu'à sortir. Si je ne les dit pas à voix haute, c'est tout simplement parce que je sais que quelque chose se trame là dessous. Les blessures que tu as, personne ne se fait ça dans une bagarre ; c'est évident. Pour le reste, tu m'as plutôt bien cerné.» Il n'avait plus peur. Il osa même se rapprocher de Xiu  qui s'était reculé jusqu'à la table. Il en était certain, le brun ne lui ferait pas de mal aujourd'hui, alors il pouvait se le permettre à présent. « Je suis désolé si tu es  frustré à cause de moi. Le fait est que, la seule chose dont je rêve et dont j'ai besoin, personne ne peut me l'offrir. Ça ne s'achète pas, ou alors très cher. Et il est hors de question que je profite de toi en te demandant des biens matériels dont au final, je ne me préoccupe pas. » Le blond fit une pause, relâchant finalement son étreinte autour de ses mains alors qu'il se tenait si près de lui. « Si tu y tiens tant que ça, j'accepte avec plaisir ces livres alors. J'en prendrai soin. »


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❝Destin ou Coïncidence ? ❞

Il me perturbait. Je m'étais calmé plus rapidement que je le pensais possible. J'avais réussi à me contrôler, à ne lui faire aucun mal alors que je sentais la vraie crise arriver. C'était une victoire personnelle et je pouvais en être fier. A aucun moment j'aurais voulu lui faire du mal. Bo Hui s'était rendu compte de mon énervement et le fait qu'il n'osait pas me regarder en face ne m'avait pas échappé. Pourtant, suite à ma tirade, il relevait la tête, prenant mes mains dans les siennes. J'aurais voulu reculer à ce moment. Mes mains sales, tâchées par le sang de toutes mes victimes n'étaient pas une chose que l'on pouvait chérir comme il semblait le faire. Il ignorait ce que j'avais pu faire avec ces mains. Heureusement. M'aurait-il offert cette chaleur s'il l'avait su? J'en doutais fortement. Je regardais, observant chaque expression de son visage. Il était si vivant, lui, et c'était beau. Du moins, je trouvais cela beau. Plus il parlait, plus l'idée qu'il soit possiblement simple d'esprit s'évaporait. Il avait compris des choses sans même me les demander. Il respectait mon jardin secret, n'essayait pas de s’immiscer de force à l'intérieur et c'était appréciable. J'avais eu raison de lui montrer qui j'étais vraiment. Je l'écoutais donc parler, le laissais manipuler mes mains jusqu'à ce qu'il décide de me les lâcher, de se rapprocher de moi, diminuant de plus en plus la distance qui séparait son corps du mien. Figé, je continuais de le regarder, mon regard glacial transperçant le sien si chaud. Il était le feu, j'étais la glace. A l'opposé l'un de l'autre.

Doucement, je levais ma main droite. J'avais remarqué les marques de dents sur ses lèvres et comme il l'avait fait précédemment, je posais mon pouce sur les siennes. Je caressais sa lèvre inférieur, la lui fixant jusqu'à ce que je juge que son muscle était suffisamment détendu. Autant de contact était nouveau pour moi, jamais je n'étais allé aussi loin avec un individu et cela me perturbait. Je baissais la tête vers la chemise trop petite. Elle était encore entre-ouverte, dévoilant mes muscles bien dessinés sur mon corps sec. Lentement, je la boutonnais, grimaçant par moment à cause du frottement du tissus sur mes plaies. "Il serait temps que je parte." Disais-je une fois le dernier bouton attaché. Je levais la tête une dernière fois vers Bo Hui. "Donne moi la référence de ton livre, je te l'apporterai maintenant que je connais ton adresse."


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Lorsqu'il n'était pas en colère, les gestes de Xiu Wen étaient à l'opposer de sa voix monotone et de ses mots. Encore une fois il l'avait prouvé, portant son pouce jusqu'aux lèvres du blond pour forcer ce dernier à arrêter de les mordre. S'il n'avait pas été surpris, Bo Hui aurait pu en sourire, ou lui faire la remarque. Mais à la place il resta immobile, fixant cette énigme vivante  qui lui faisait face. S'il perturbait le brun, qu'il se rassure, c'était son cas également. Sans doute moins, certainement même, mais lui aussi était comblé d'incertitudes, de questions et d'incompréhensions. Xiu Wen dont la vraie personnalité ressemblait à celle d'un robot et dont les crises de colère pouvaient très certainement être dévastatrices adoptait pourtant des gestes très humains. Plus que son passé, c'est ce qui intriguait le plus Bo Hui.

Lorsqu'il commença à boutonner la chemise, le serveur détourna le regard, focalisant son attention sur ce qui traînait sur la table. Très vite, il entreprit de nettoyer les deux tasses, acquiesçant  à ses mots. « Sans doute. Il vaut mieux que tu rentres pour que les paies cicatrisent à l'air libre. » Il regarda alors sa montre, et remarqua qu'il lui restait seulement une heure avant la fermeture des portes de l'hôtel. Hors de question qu'il passe la nuit dehors. « Il faut que je me dépêche aussi.. » chuchota-t-il pour lui même, relevant la tête aux derniers mots de Xiu Wen. « Je n'habite plus ici, c'est la maison de mes parents. Mais je vais t'écrire l'adresse. » Passant la porte de la pièce d'à côté pour y trouver de quoi écrire il revint quelques instants plus tard, le brun se tenant déjà sur le pas de la porte, sa veste lourde sur les épaules. Bo Hui grimaça pour lui. Il devait très certainement souffrir encore plus à présent ; et lui tandis le morceau de papier. « Je t'ai aussi noté le nom d'une pommade cicatrisante. Quand tes plaies auront arrêter de saigner, si tu en mets permettra de te soigner plus vite. »  Un merci s'échappa des lèvres de Xiu Min, puis très vite ce dernier disparu dans la pénombre de la rue. Refermant la porte derrière lui, Bo Hui soupira. Ce moment passé avec celui qui à présent n'était plus vraiment un inconnu lui avait demandé toute son énergie. Mais il fallait encore qu'il range la boîte de soin, et surtout qu'il jette la poubelle avant de rentrer. Et s'il ne voulait pas être en retard, il devait se dépêcher. « Et bien, lançons nous. »


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Destin ou coïncidence ? [CLOS]
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