L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

Choi Yoo Jin
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Jeu d'ombres

Je descendais les escaliers pour arriver dans l’entrée de Bouddha. Il était déjà tard, assez pour que je décide de sortir manger par moi-même. Aller au même endroit sans cesse, c’est-à-dire le restaurant de l’hôtel, me laissait fortement et j’avais juste envie de sortir et me détendre. Détendre était bien le mot car Dieu savait combien de soucis je pouvais avoir en peu de temps. Puis, lorsque j’allais dépasser le comptoir pour sortir, j’aperçus Yu, un jeune qui travaillait ici. Je l’avais rencontré ici même dans l’hôtel, et bien que son innocence et sa gentillesse pouvait attendrir n’importe qui, il ne m’avait pas convaincue de A à Z. Je me méfiais de lui, et même si je ne le laissais pas paraître, je l’observais de loin, comme en cet instant. Je le soupçonnais fortement de faire du pickpocket. Manque de pot, je ne l’avais jamais coincé pour le moment, et j’attendais cet instant là pour avoir des explications claires. S’il me tournait autour comme une mouche, ce n’était certainement pas pour faire copains copains comme il le laissait croire.

Il parlait avec un client de l’hôtel. Je restais en retrait, observant chaque geste du jeune qui, tout sourire venait de subtiliser la montre du client sans qu’il ne s’en aperçoive. Cependant, je ne comptais pas le dénoncer et ainsi l’humilier. Je m’avance, une fois qu’il venait de mettre la montre dans sa poche et pose une main sur son épaule, le visage fermé.

« Je peux savoir ce que tu viens de faire ? » dis-je avec calme, articulant chaque syllabe que je prononçais.

Je ne comptais pas lui faire peur, bien que mon expression venait de changer radicalement par rapport à mon comportement habituel qui consistait à lui faire croire que j’étais bien gentille et naïve. Attrapant son poignet, je le traînais dans un couloir derrière la statut de Bouddha. J’observais son visage et dis en croisant les bras.

« Enfin je réussis à te chopper…Je m’en doutais. Je veux savoir pourquoi tu fais ça, depuis quand, et si tu comptais également me voler ? »

Si c’était le cas, alors j’attendrai de savoir quel sort j’allais lui réserver. Il était encore un gamin, certes, mais voler, c’était mal. Comme mentir. Ou pire, faire les deux. Moi je le faisais, mais pour des raisons purement professionnelles, ce n’était pas la même chose, et beaucoup plus dangereux que ce que faisait Yu.
Je remarquai dès lors la pâleur de son visage. Quelque chose clochait. Puis sans que je n’eus le temps de dire ouf, il s’effondra doucement dans mes bras.

« Hé ! Yu ! »

J’avais beau essayer de le réveiller, impossible. J’appelais de l’aide, et eu l’idée de le ramener dans ma chambre, attendant qu’il se réveille pour enfin mettre les choses au clair.  


Wang Yu
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Jeu d'ombres

« Autrefois l'enfant se l'était déjà demandé. Qu'était ce "regret" dont tout le monde parlait ? De ces non-actes, non-dits et non réalisés dont tout le monde souffrait mais n'osait l'avouer. Parfois on les appelait les remords, et ils s'ajoutaient à nos démons et nos maux viscéraux ayant parfois le goût d'une savoureuse torture, prenant la forme d'un simple « je t'aime » à des adieux mal-formulés.
Mais cette nostalgie déroutante semblait contre toute attente inconnue au garçon dont la seule accroche à la vie semblait un fil funambule. Un spectacle effroyable, ou à chaque seconde de la journée, l'équilibriste semblait perdre son appui, délaissant sa santé au plaisir effroyable de vivre sa vie comme il l'entendait : voilà son remède miracle face à la malédiction ! Rien ne l'effraie, ni même les péchés. Parce que cet idiot le savait, de toute façon il irait brûler en enfer. »
[…]

Faon égaré, loup déguisé, l'animalité riant de la naïveté humaine, il se met en chasse. Les mots-flatteurs roulent trop aisément sur la langue du diablotin tandis qu'il joue son tour de magie préféré. Il sourit quand on lui tend la main, les joues faussement empourprées par un semblant de timidité alors qu'il joue avec sa proie (qui d'ailleurs ignore en être une). Son regard divague, sa concentration s'échappe un instant de son environnement, désorienté par l'adrénaline du chasseur. Mais rapidement, le sourire porcelaine reprend place.
Sourire. Sourire. Sourire. Mécanisme qu'on lui inculque depuis son arrivée, automatisme à en lui paralyser les muscles du visages et à en détruire son naturel. Il abat sa fierté pour celle d'un lionceau en cage et il ne se débat pas malgré l'envie intempestive de hurler contre l'audace de l'inconnu. Il soupire silencieusement, faisant passer sa complainte pour de la fatigue tandis qu'il se force à se mordre l'intérieur des joues pour en oublier sa rage bouillonnante.
Son sourire se crispe, tandis qu'il essaie de s'en convaincre, ça n'était plus très long et bientôt la maille d'or qui s'était logée autour du poignet de l'inconnu lui appartiendrait.

Et l'instant d'après l'occasion tant attendue s'était montrée. Sans hésiter en faisant frictionner son bras contre celui de l'autre l'espace d'une seconde, le voila qu'il était en possession du bijou. L'enfouissant discrètement au fond de sa poche, il ne pouvait s'empêcher de retenir son rictus malicieux.
« quel idiot ! » pensait-il. C'était le seul instant où la chaîne alimentaire se renversait et qu'il pouvait prendre sa délicieuse vengeance et d'avoir la possibilité de se moquer de l’opulence mesquine et de récupérer une part de qui lui était dû.

Puis soudainement son esprit devient nuageux et tout se passe trop vite pour qu'il ne suive ce qu'il se passe. Des doigts fins se glissent autour de son poignet -ceux d'une femme sans doute- et le tire jusqu’à ce qui semblait être le corridor. Sa vue se trouble, mais son ouïe est encore intacte, il y reconnaît la voix de Yoo Jin. m-e-r-d-e, il ne comprend pas tout, mais loin d'être idiot, comprend rapidement la raison de son interruption, celle de sa faute à ne pas avoir été méticuleux et d'avoir exécuté le crime imparfait.
Réfléchis, réfléchis, réfléchis…. Les excuses fussent dans son esprit, mais rien ne sort de la bouche, trop craintif à l'idée de la décevoir d'avantage. « j-jai b-besoin d'argent, j'sais que c'est pas bien mais... »  La vérité éclate comme un ballon de baudruche, les artifices ne servent plus, il est pris au piège, forcé de révéler la vérité au risque de passer un sale quart d'heure. échec et mat. Puis soudainement l'e-f-f-o-y-a-b-l-e syllogisme de la jeune fille lui arrache la suite de ses paroles « t-te voler t-toi ? A-attend laisse-moi t'expl– » La jackpot, l'amie, la panique le dévore, il essaye de trouver sa priorité, mais avant même de finir sa phrase, rongé par la crainte de perdre quelque chose d'important (mais quoi?) ses pieds ne trouvent plus la force de le maintenir debout tandis que sa vision se noircit dans un bourdonnement violent. shutdown.

Il est malade et il l'oublie chaque fois. Que chaque matin pourrait être le dernier. Mais son esprit irraisonné (ou trop craintif à l'idée de mourir jeune) le rend imperméable aux avertissement et il ne peut s'empêcher de jouer avec le feu. Un violente douleur à la cage thoracique le réveille en sursaut, et il réalise qu'il vient démerger dans un lieu inconnu. Sa tête est lourde, mais il ne peut s'empêcher malgré l'instabilité de son état de relever le dos pour comprendre sa situation. Puis soudainement il se crispe, réalisant que son corps était gelé par l'anémie, tandis que l'une de ses mains ne pouvait s'empêcher de trembler de manière inquiétante. D'un coup d’œil rapide, il croise à nouveau le regard de la coréenne qui lui glace désormais le sang. « d'mande moi ce que tu veux, je te répondrais... » Il rend les armes face au plus fort, n'ayant plus la force physique de fuir ou mentale de lutter face à un mensonge trop flagrant.
Les barrières tombent et il ne lui reste qu'il seule défense ; l'insolence. Il faisait l'affront de jouer le même jeu qu'elle et de révéler la face immergée de l'iceberg. De la joie au désespoir, des sourires chaleureux aux inconnus aux regards froids.

Était-ce le paradis ? Non, pour sûr c'était l'enfer sur terre. Et le diable se tenait devant lui.

Choi Yoo Jin
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Jeu d'ombres


Difficile de démêler le vrai du faux, d’accorder sa confiance aux paroles qu’il allait prononcer, je m’étais résignée à l’écouter. Bien que je l’avais pris en flagrant délit, une part de moi se sentait affligée, désolée et certainement coupable. La culpabilité était un sentiment désagréable dont je m’étais efforcée de ne pas ressentir. Le monde n’a pas besoin de pitié, ni de remords. Papa me l’a répété tellement de fois que je ne pourrais jamais l’oublier. J’ai eu le temps de réfléchir entre le moment où il s’est effondré dans mes bras, et celui où on l’a transporté jusque dans mes appartements.
Telle une parente désespérée, je m’étais mise à songer ardemment à la raison pour laquelle il faisait cela. Sa couverture était parfaite, et ses actions montraient parfaitement son audace et sa confiance en soi. Ce n’était pas un novice dans le domaine. Faisant les cents pas dans le salon, le médecin était venu sur mon ordre afin d’ausculter Yu. Je ne compris pas grand chose au charabia qu’il me racontait, mais il laissa les médicaments qu’il devrait prendre à son réveil.

Le visage du jeune homme semblait paisible, contrairement à la stupeur que j’avais pu voir dans son regard. J’en avais déduis qu’il redoutait ce moment où je le coincerais. Si je cachais bien mon jeu, il avait du redoubler d’effort pour endormir mes soupçons et ainsi éviter d’attirer mon intention sur lui. Je n’étais pas dupe, je ne l’avais jamais été. Je me suis posée beaucoup de questions. Mais ce qui me tourmente le plus, c’est de savoir qu’il faisait cela pour un raison inconnue -mais dont j’allais bientôt prendre conscience- et que pendant tout ce temps, il truandait les autres.

Il s’éveille, l’air trouble et perdu. Je l’imagine désarmé face à moi. Il ouvre la bouche et je ferme les yeux. « Yu. » Son prénom sonne comme une simple intention de lui faire comprendre ce que je dis : Ce n'était pas à moi de le dire, mais j’étais obligée.
« Honnêtement, ce qui m’importe le plus est de savoir pourquoi tu agis de la sorte. ». Inflexible, je lui adresse un regard neutre, bien que fermé. « Le médecin a laissé ça pour toi » dis-je en désignant les médicaments sur la table de nuit. « Prends-les et je ne veux pas entendre de « j’en ai pas besoin » ou je te les fait avaler de force. »

Un long silence s’impose, et enfin je continue en croisant les jambes, assise sur le fauteuil à côté du lit. « Je ne vais pas te faire de leçon de morale, je suppose que tu n’en as pas besoin puisque tu sais déjà ce que je vais dire. Sache seulement que je m’en doutais. Je ne fais pas facilement confiance à tout le monde, mais j’osais espérer me tromper sur ton compte. Si tu as des problèmes, pourquoi ne m’en as-tu pas simplement parlé ? Tu sais très bien qui je suis ici. Je ne fais pas d’efforts pour le cacher, mais je déteste qu’on me mente. »

Je le toise en observant attentivement sa réaction. Je tenais à lui dire ce que je pensais. Couper le mal telle une mauvaise herbe. Délicatement, je prends sa main et reprends plus doucement. « Je ne te prends pas en pitié, loin de là. Je suis seulement…déçue par ton comportement. Mais j’aimerais comprendre et dans la mesure du possible, t’aider pour que tu cesses de jouer les malfrats, du moins avec moi. »
 


Wang Yu
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« Vous êtes malade » il ne sent plus rien, ne voit plus rien, seules les paroles de l'homme inconnu raisonnaient dans son esprit comme des lames acérées. Il le savait très bien qu'il n'était pas comme les autres, que son corps était plus faible. Mais il voulait rien entendre, surtout pas la vérité dentelée. Celle d'être faible, d-i-s-p-e-n-s-a-b-l-e aux yeux de sa mère qui le rejette depuis toujours. L'enfant se le demandait souvent : pourquoi ? pourquoi le monde était si cruel ? Pourquoi les autres profitaient d'un bonheur qui ne pouvait être sien ? De sourires candides et d'étreintes salvatrices, pourquoi, pourquoi lui n'avait qu'en retour l'étreinte de la faucheuse qui se m-o-q-u-a-i-t de sa vie ?
Qu'était-ce le crime dont il était coupable ? De quelle injustice était-il victime ? »
[...]

Il émerge, mais il ne se reconnaît pas. Les émotions du voleur s’enchaînent en un tourbillon de violence-véhémence. Plus rien ne les distinguent. Elle se confondent, s'entremêlent, laissant place à un brouillard obscur dans son esprit. La même question se pose, se pose à nouveau mais il n'y trouve une réponse précise.
La protéger
ou le protéger.
Il cherche une sortie de secours, une solution pour comme toujours fuir la confrontation. Mais il échoue, ou plutôt, il abandonne, signe l'armistice avant même que le guerre n'était déclarée. Il est devenu lâche l'espace d'un instant, faible et rendu fragile par les simples mots de la plus âgée. Son prénom, de sa voix douceur-cristal s'écrase contre ses tympans en un vacarme étouffant.  
Il asphyxie et se noie dans la marée haute de son cœur.  
Son âme protégée par l'alliage-courage s'a-b-a-t comme un château de carte, abandonnant son masque d'enfant pour révéler l'adulte immature. Le poids des conséquences le trouble (l'effraie même sans qu'il n'ose l'avouer), ses yeux fuient les siens, tandis que son corps puise dans ses forces restantes afin de se recroqueviller sur lui-même : ses bras tremblant, s'enroulent autour de ses genoux, laissant alors son visage s'y nicher profondément pour s'y créer un abri contre la foule (c'était évidemment elle et elle seule, mais elle représentait une certaine importance pour lui)
Il est perdu
Perdu face à la honte.
Jamais ne s'était-il senti ainsi, honteux, embarrassé à l'idée d'avoir ses sentiments mis à nu devant un autre et surtout elle en réalité. Il avait perdu au propre jeu qu'il avait initié, elle l'avait décrypté avant même qu'il n'eut le temps de l'apprivoiser ; c'était elle le cruel le prédateur, la lionne que l'on avait laissé trop longtemps en cage. Il était tant pitoyable qu'il voulait en rire, mais rien ne sortait de son gosier. Elle pouvait se moquer, comme n'importe qui d'ailleurs, il l'aurait accepté. Qu'il était risible de réaliser qu'il était encore plus misérable qu'il n'y paraissait et qu'en plus d'essayer de mendier de son affection il était un voleur frôlant les pas de la médiocrité.  
Puis quelque chose se brise au fond de lui,
comme du verre pilé.
Malgré-lui, son expression se brise en une grimace caché sous le confort de ses bras. Il ne la comprend pas. Il n'y avait même pas une once de colère dans ses mots, ni même une rancune. Simplement de la déception. Et normalement Yu était insensible à ce genre de choses. Il ne s'attachait à personne pour ainsi pouvoir mieux les trahir, ne pas ressentir la cruelle culpabilité. Mais alors,
pourquoi ses mots étaient
si amers ?
Il sent sa main gelée se réchauffer au contact de celle de l'autre. Cela semblait insignifiant, pourtant il y ressentait plein de choses. De la tendresse, de la peine, du réconfort ? Il ne connaissait pas ce genre de geste, cette chaleur presque maternelle qu'il n'avait connu qu'à travers les récits. Mais il ne pouvait s'empêcher de la rejeter en craignant les dangers de sa faiblesse révélée. « crois-tu être la première personne à me dire ce genre de choses... ? » Il n'est pas agressif, loin de là, sa voix est douce, même plus douce que d'ordinaire, c'est son véritable visage qui commence à se découdre. « si je te mens tu vois, c'est parce que je ne voulais pas que tu sois déçue. Parce que la vérité blesse. Regarde le résultat... » Il ressert ses doigts autour de la matière de son jean, avant de relever lentement son visage abîmé par la douleur. « et d'ailleurs tu as vu tout juste. Je ne t'ai jamais apprécié, tu étais simplement une personne dont la valeur en tant qu'amie pouvait se peser en or. » Il tergiverse, se confond dans ses choix, il essaie de la conforter et en même temps de l'éloigner pour ne pas encore plus se casser. « e-et tu ne peux pas prétendre vouloir me comprendre. Tu n'y arriverais pas. Comment quelqu'un qui a été élevé dans cage en or serait en mesure de compatir à mes maux, ou même de hocher la tête à mes problèmes ? » son regard se lève pour enfin croiser le sien, tandis que sa voix se brise en morceau et qu'une larme s'échappe de son œil (mais il n'y porte attention). Il ferme les yeux, inspire profondément, puis il reprend calmement avec un sourire qu'il s'efforce de maintenir « Tu sais ce que c'est de n'avoir jamais obtenu de réconfort sa mère mais uniquement des insultes ? Ou encore de réaliser à chaque fois que tu vois un médecin qu'il te regarde comme s'il ne te restait plus qu'un jour à vivre ? » Il étouffe un rire, il rit mais son hilarité se confond avec la peine. Mais il persévère et plisse les yeux, parce qu'il faut que l'enfant-bouffon rit de sa situation, car c'était le seul moyen pour qu'il ne craque pas et que ses larmes de m-a-r-t-y-r ne s'échouent sur sa peau.

Choi Yoo Jin
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La vérité blesse. Je le sais, je l’ai appris à mes dépends. Simple outil de popularité, signe de richesse ou symbole de victoire. C’était parfois tout ce que je représentais aux yeux des autres. Mais au delà de ce sourire hautain, celui que je suis efforcée à afficher, il y a bien des souffrances que personne d’autre ne pourrait comprendre comme je ne pourrais jamais saisir celles de Yu.
Je retire ma main, ses mots me transpercent, me font mal, m’obligent à me rappeler encore que ma position signifiait simplement la perfection pour d’autres. Mon corps se fige, comme si le temps s’était arrêté pour moi. Mes lèvres se pincent en une mince ligne, mes sourcils se froncent. Je ne sais comment lui répondre pour l’instant, puis lorsque ses yeux croisent les miens, je peux y voir la souffrance humaine. Bien que les raisons étaient différentes, je connaissais ce regard si blessant, je le connaissais par coeur. Et sa vérité me frappe de plein fouet. Enfant haït, enfant rejeté de tous, insignifiant et noyé par les règles injustes de la société.

« Tu as raison. » dis-je avec une certaine résignation. « J’ai été élevée comme un oiseau rare, je n’ai manqué de rien…Matériellement, je n’ai rien qui pouvait me manquer. Je ne pourrais jamais te comprendre à 100%, je ne pourrais jamais prendre ta place, ni imaginer ce que tu a connu, mais…Yu. La richesse ne veut pas dire l’accomplissement de tout. »

Mon regard fuit, je ne veux pas non plus m’apitoyer sur mon sort, mais se fourvoyer sur mon compte était insoutenable.

« Je ne t’ai jamais réellement raconté mon histoire. » Cela en valait-il la peine ? « Je suis fille unique, et dans quelques années, je reprendrai la société de mon père. Mes parents ont toujours été stricts avec moi. Je n’ai pas plus connu de moments familiaux intimes, ni de réelle complicité. Tu dois avoir les meilleures notes, fréquenter les meilleures écoles, avoir un cercle du même rang que toi, tu dois être parfaite en tout point. Je suis venue ici parce que d’une part, je souhaitais m’éloigner de cette situation étouffante. Mais tu sais ce qui est le plus dur ? C’est la solitude. Tu ne comprendras pas non plus cette version de ma solitude. Celle d’être trop différente, trop. Brûler des millions, échanger ma place, je l’aurais fait mille fois, mais la vie est trop cruelle pour le faire. Je n'ai pas de choix, mais toi, tu es libre de faire ce qui te plaît. »

Je relève la tête, pour plonger mon regard dans celui du voleur. Je n’espérais pas que mon histoire ne lui fasse changer d’avis sur mon compte. Cependant, c’était la première fois que je me rattachais si fort à quelqu’un de si différent de moi. Affection, considération, tout cela, je lui avais donné, même si la confiance n’était pas là. Parce que ce gamin était peut-être le frère que je n’avais jamais eu.

« Maintenant, si jamais tu me vois encore pour l’appât du gain, soit, je te donnerai ce que tu veux, mais ça sera fini entre nous. J’ai assez souffert des hypocrites qui osent jouer avec mes sentiments. Moi, je n’ai jamais pensé que tu étais fini, même si je ne te faisais pas confiance complètement. Je t’apprécie à ta juste valeur, non. Je t’appréciais. »

 


Wang Yu
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« Il y a un écho que l'on entend au loin. C'est celui d'une âme qui se brise face à un cœur proie à l'émoi. Comme du papier que l'on déchire, il y a un bruit qui se répète, qui se fane et que l'on entend au loin, plus vague chaque fois, plus doux, comme une fontaine s'épuise, puis comme un écho qui disparaît. »
[...]

Il essaie de la blesser pour moins souffrir. Il essaie de ternir pour expression pour raviver la sienne. Pourtant l'inverse se produit. Petit à petit, les blessures se rouvrent, et les s-u-t-u-r-e-s ne tiennent plus. Il rompt, éclate, l'enfant prince devient vase de porcelaine. Fatalement, son insolence entraîne sa chute, il tombe et se casse en morceaux. La douleur est vive, les larmes menacent de s'écouler. Mais il tait sa souffrance-véhémence, la laissant uniquement
se révéler à travers
les reflets de l'âme.

Son regard se meurt, mais son visage, malgré les éraflures des souvenirs sourit à la vie. Il est encore sous l'effet léger de l'euphorie forcée, les commissures presque relevées, il échangeait ses maux pour une joie f-a-l-l-a-c-i-e-u-s-e, pour un amour qu'il dédie à un monde qui ne lui avait pourtant jamais tendu la main.
Mais il l'oubliait
la main qu'il avait tant attendue
se trouvait devant lui.

Parce qu'elle est douce et sensible malgré ses attraits de lionne, parce qu'elle sage et humaine malgré sa réputation. Il n'y a point de haine dans ses paroles, seulement de la pureté. C'était un paradoxe, une acclamie-tempête;  voila le danger et le respect qu'elle imposait. Il ne l'avait jamais remarqué à quel point elle était dotée de qualité. Et il le réalisait avec honte et douleur. Qu'il n'avait jamais réellement porté attention à ses sentiments à l'instar de sa richesse. Jamais ne s'était-il imaginé, l'adulte immature, l'égoïste i-n-f-a-t-u-é, qu'il y avait d'autres martyrs sacrifiés pour le bonheur des autres. Calmement, d'une justesse posée d'une main de maître et d'une voix de velours, elle poursuivait son récit afin de cautériser les blessures du plus jeune.
Il ferme les yeux
prie pour sa rédemption.

Il l'écoute, essaie de compatir à sa propre souffrance pour peut-être mieux accepter son statut. Mais c'est trop dur. L'argent, le besoin, la maladie, la l-i-b-e-r-t-é. Ils ne parlent pas la même langue. Elle ne comprend pas que lui non plus, n'était pas libre. Il avait les possibilités mais il n'avait pas de choix. Il essayait de se retenir, de la comprendre au nom de l'affection qu'il lui portait, mais l'outrage dépassait son entendement. Ses dents grincèrent sous l'incompréhension et il sa langue se délia bien trop aisément. « Je crois qu'on ne peut pas se comprendre. Enfin, tu ne peut pas me comprendre. » il expire, renferme à nouveau la boite de pandore avant de blottir à nouveau son visage au creux de ses bras afin de rompre le contact visuel. « comment peux-tu oser parler de liberté ? M'accuser de ne pas avoir fait les bons choix ? Crois-tu réellement que j'aime ce que je fais ? » Sa voix déraille, devient instable, partagé entre le pardon et la colère. L'affection inavouée explosait. Ravagée par la déception et la confusion. « Je me déteste. Je déteste mon existence. Je n'ai jamais fait le choix d'être né ainsi. Si je suis voué à mourir, pourquoi me battre si je dois devenir pathétique ? Ai-je fait le choix d'être malade ? D'être né dans une famille sans éducation ? » les mots toxiques s’enchaînent, se transforment en une tempête de rage. Il est devenu la bête noire qu'il avait caché au fond de son âme, le gamin trop fou, trop blessé pour faire la part des choses, de définir le bien du mal. « T'es cruelle. Tu te donne bonne conscience en te disant que toi aussi tu as souffert, mais toi, tu as été en mesure de te nourrir à ta faim, d'apprendre correctement à lire, mais surtout une chose que malgré tout l'argent n'achète pas; tu as l'éternité devant toi. Je n'en ai qu'une fraction. » Il fait dévaler les remarques sans même réellement les penser (la jalousie alimentant la haine), sans réellement vouloir la blesser, mais rien n'arrive à se stopper jusqu’à atteindre le paroxysme. "Je t'appréciais". Les flammes brûlent ses yeux larmoyants qui n'arrivent à éteindre le feu, ses poings se serrent tandis qu'il vocifère. « EXACTEMENT ! Je vais disparaître de ta vue ! Pardon d'avoir été hypocrite avec toi, d'avoir joué de tes sentiments. Mais que veux-tu, malgré ma liberté que tu envies tant, je suis pathétique et je dois me réduire à ça. Mais ça tu ne pourras jamais le comprendre. » Et qu'est ce qu'il est pathétique d'avoir tout compris à l'envers. Et lorsqu'il le réalise, il regrette. Il regrette tout ce qu'il venait de dire. Il aurait voulu s’excuser, mais le mal était fait et la rage s'était calmée. Et malgré lui il se met à pleurer et à verser les larmes qu'il avait tant eu du mal à retenir. Et l'artisan du mal cède fatalement, devant la princesse. Quelle ironie. Qui aurait deviné que ça faisait aussi mal de dire tant de cruautés du haut de l'innocence d'un enfant.

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Je me rend compte de la différence qui nous sépare. Il n'est encore qu'un enfant qui est perdu. Balloté entre indifférence, haine et sûrement rejet, il a encore besoin d'un appui, de quelqu’un sur qui se reposer. Je n'étais pas sa mère, ni quelqu'un de sa famille mais s'il fallait qu’il s’en sorte, il fallait le secouer. Ses larmes me fendaient le cœur, mais je pris sur moi pour ne pas craquer et me montrer ferme.
« Et ? Est-ce que t’es faiblesses doivent te rendre inutile ? Tu comptes encore faire ta victime ? Tu as raison, j’ai été élevée dans une famille avec tout à ma disposition. Et si je devais quelques conseils bien placés : ce n'est pas en te lamentant sur ton sort que quelqu'un t’aidera. Dans la vie il faut savoir ne pas se laisser marcher sur les pieds. »

Je le fixe avec un air neutre, la gorge serrée bien que ses mots m'avaient blessée. Je fonce mes sourcils et le prends par le poignet pour le tirer plus proche de moi. C'était la première fois que je me montrais stricte et froide avec Yu. Peut-être que mes paroles allaient le faire réagir : du moins je l’espérais.

« Tu n'es plus un enfant Yu ! Quand verras-tu la vérité ? Ta mère te déteste, tu n'as peut-être pas été éduqué comme la norme, et tu es malade. Tu crois que ça changera en te plaignant et en pleurant comme un bébé ? Comporte toi comme un homme ! Tu n'as pas besoin d'elle pour faire ta vie ! Bon sang ! »

J’étais énervée. Je relâche son poignet et me redresse pour me lever. Puis je fais face à la fenêtre, retenant les larmes qui menaçaient de couler sur mes joues.

« Je t'ai dit que je t'aiderai et je le ferai si tu te dégonfles pas comme un demeuré. Si tu n'es pas capable de te prendre en main alors je m’en assurerai moi-même. »

Je marque une pause, réfléchissant aux mots que j’allais employer.

« Si tu tiens à t’améliorer, je te donnerai des cours personnellement. Tous les soirs, cours de mandarin, histoire, calculs et langue. Je ne veux plus entendre tes lamentations. Est-clair ? »

Je me tourne vers lui avec sérieux. Je n'avais pas envie de jouer les grandes sœurs consolant le pauvre petit. Je n'étais pas ce genre de femme.

 


Wang Yu
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« Sa mère l'effrayait. Parce qu'elle était trouble malgré sa clarté. Obscure malgré sa limpidité. Un raz-de-marée indescriptible, une tempête de regret faisant chavirer son cœur à travers la houle sentimentale. Elle pouvait être calme et limpide, mais tantôt sa colère s’écrasait en flots contre les falaises, emportant avec elle une part de lui.
Et c'est pour ça qu'il n'avait jamais eu le pied marin.
Et jamais, jamais, n'avait-il réalisé qu'il était tant semblable à celle-ci, qu'il était lui aussi un océan incertain perdu dans le grand bleu. Une mer démontée dont les larmes salées s'échouaient contre le rivage de son cœur brisé. »
[...]

Jamais le voleur ne s'était senti aussi affaibli (non face à autrui comme précédemment mais face au flot de propres sentiments). Il avait commis la grande erreur, celle d'apprendre à a-i-m-e-r quelqu'un. Il n'était pourtant qu'une poupée d'indifférence, façonnée de manière à plaire, à charmer de manière à survivre dans ce monde artificiel. Mais l'enfant s'était trop approché du soleil et des émotions bien trop pures pour lui au point que ses rouages se mirent à confondre le noir et le blanc. Il voulait lui aussi comprendre ces sentiments-là, "être heureux", rire et sourire comme le faisait son ami d'enfance. Il avait été même secrètement jaloux de celui-ci au même titre que le reste du monde ; de cette société d'opulence vivant dans l'ignorance. De là avait commencé sa noirceur, son besoin irrépressible de survivre pour montrer à cette g-a-r-c-e de vie qu'elle n'allait pas l'achever de si tôt. Sa détermination était sans faille, la véhémence de sa vengeance s'était forgée par le poids des années et de la maladie,
Mais ses ailes
s'embrasèrent.

Au contact de la chaleur humaine qu'il avait tant lui-même rejeté autrefois, son sourire de porcelaine s'était brisé. La joie, les sourires, les rires. Qu'avait-il fait de toute ces années à ignorer ces simples plaisirs de la vie ? Rapidement la réalité le frappa. La peine, la tristesse, le rejet. Pourquoi ses mots le blessait tant ? Ne pouvait-il pas ignorer ses propos tant outrageant ? Ceux d'une fille né d'or et d'argent ? Ses larmes coulèrent sans qu'il ne puisse les contrôler, son âme se brisait au contact avec la plus âgée.
Mais voila sa plus belle partie de poker, son pari le plus risqué. Celui d'avoir mis en jeu des émotions tant désirables au risque d'y incendier son âme
et de devenir cendres
et poussières.

Sa peine trouva son chemin jusqu’à s'écraser contre ses joues tandis que son corps se laisse malmener par sa poigne, apathique de honte et de remords. Mais ses sanglots cessèrent lorsqu'il semblait entendre son pardon, faisant hausser ses cils. « Pourquoi t'es comme ça ? » pourquoi tu me pardonnes après tout ce que j'ai fait ? Il lève les yeux vers sa silhouette qui se dessine derrière ses yeux humides, confus. C'est bizarre, il ne comprend pas sa pureté, sa bonté-innocence malgré la fermeté, lui qui n'avait jamais connu autre femme que sa mère. « aussi forte et admirable ? » pourquoi tu agis comme elle devrait faire ? il renifle ses sanglots, s'efforce de stabiliser sa voix, tandis que son regard fuit en direction du creux de ses bras « je ne sais même plus si c'est de la naïveté ou de l'hypocrisie…. » sa langue fourche à nouveau, (même s'il était persuadé de ses bons sentiments) cherchant obsessivement le vice dans la douceur exacerbée, ne pouvant se fier à la blancheur de ses mots. « et je ne peux pas accepter après ce que je t'ai fait. Je devrai déjà me contenter de ton pardon. » pourquoi tu essaies de me réconforter comme elle serait censée le faire ? Et il ne pouvait accepter sa requête aussi facilement car même découronné, le prince de misérable restait un p-r-i-n-c-e dont la fierté restait sa seule marque de royauté. « mais tu as raison. Je suis désolé de m'être énervé… je te remercie d'avoir essayé de me comprendre... tu es quelqu'un de bon au fond. » pourquoi je te vois comme celle qui m'avait toujours manqué ? Il essaie de montrer la blancheur de ses dents, de s-o-u-r-i-r-e, comme s'il pouvait effacer les ravages passés et les blessures infligées. « et je l'ai toujours pensé. » malgré ce que tu pourrais imaginer. Disait le plus jeune, désormais revêtu de son masque d'enfant, murmurant des mots inaudibles à la manière d'une confession, trop honteux à l'idée de dire ce que son cœur pensait.
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Jeu d'ombres


Il y avait deux âmes brisées. Une incapable trouver une raison à son existence, et l’autre qui frayait son chemin en espérant des jours meilleurs. Après le calme, la tempête. Ce sentiment amer, cette tasse d’eau qui ne passe pas et qui obstrue mes poumons. Je n’arrive plus à me retenir. Enlaçant l’enfant déchu entre mes bras, je passe une main dans sa chevelure corbeau. Il me rappelait moi, dans un temps où j’étais sensible-fragile. Pourquoi je n’étais pas comme les autres ? Pourquoi j’étais moi et pas quelqu’un d’autre ? Pourquoi devais-je porter un fardeau pareil ? J’avais essayé de répondre à ces questions, en vain. « Ça ira. Je suis là. » Une larme, une deuxième coule sur ma joue, perle jusqu’à s’écraser plus bas alors que je ressers mon étreinte autour de Yu. « Tu n’es plus seul. »

Malgré ses mots blessants, sa violence, je n’avais jamais été capable de le détester. Le gosse qui faisait tout pour me charmer, et ainsi me trahir plus tard. « Je suis pas si forte que tu le crois… » C’était une longue histoire. Peut-être qu’un jour je la conterai à Yu, comme un conte de fée, bien que le happy ending n’était pas sûr d’être écrit. « Tu es comme un frère pour moi, tu le sais ça ? »
Je desserre mon étreinte pour relever son visage et essuyer les larmes qui ne s’arrêtent pas de couleur de ses beaux yeux sombres. « Cesse de pleurer…On trouvera une solution d’accord ? »  C’était une promesse. Les promesses, je les tenais, en bien ou en mal. Abandonner Yu était non-négociable. Je ne partirai pas d’ici avant de m’assurer qu’il serait bien, qu’il n’aurait plus besoin de moi. Car après tout, je n’étais qu’un élément perturbateur, de passage dans cette ville forgée et fermée. Je pouvais partir, démissionner à tout bout de champ, mais quelque chose me retenait ici, comme des chaînes invisibles qui m’empêchaient de m’éloigner du noyau source de mes nuits agitées, de mes larmes et de mon anxiété.

Me rasseyant à côté de lui, je lui donne son verre d’eau et ses cachets. « Tiens. Tu devrais aller mieux ». Et je souhaitais qu’il aille mieux, qu’il sourit enfin, même si ce sourire il allait mettre du temps à venir. Je pose ma main sur sa nuque, massant celle-ci avec un air pensif. « Tu as du beaucoup souffrir…Je suis désolée, je ne l’ai pas remarqué. Le malheur est un sentiment facile à cacher aux yeux des autres, mais difficile à garder pour soi quand on est seuls. Maintenant, j’aimerais que tu me parles, que tu me dises ce qui ne va pas, même si tout va bien, que tu me dises que tu es juste…bien. C’est un début tu ne crois pas ? » Je lui souris faiblement, essuyant mes joues salées par mes propres larmes. Je restais sensible, désarmée face à ce garçon qui avait ouvert la boîte de Pandore.
 


Wang Yu
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LOTUS

« La pluie laisse toujours place au soleil. Un jour, les nuages de la haine se disperseront, les fleurs du mal faneront et les larmes cristallines iront dévaler ses joues pour laisser place à l'ébauche d'un sourire.
– Rédemption. »

[...]

Il soufflait, vidait ses poumons douloureusement de ses derniers sanglots en se laissant porter par l'étreinte de la plus âgée. Il est fatigué de s'épuiser en réflexions inutiles, cesse de lutter malgré les démons de sa vile paranoïa (qui lui hurle des menace qui s'entrechoquent contre son crâne) et clos doucement les yeux pour se noyer de ses paroles-pansements. Sa tête bascule légèrement en arrière, tandis que l'extrémité de ses doigts nacrés balaient les dernières larmes qui s'étaient échappées.
Aveux,
Promesses vaines,

Il a cessé de croire en ces choses-là, mais il sourit, acquiesce ses propos d'un sourire gêné malgré l'averse menaçante. Car il en a conscience, leur amitié ne sera pas éternelle ; car même l'ignorant le sait, un jour elle sera blessée par ces liens candides (par sa faute d'ailleurs) : car le monde ne l'avait pas souhaité. Ils n'étaient pas destinés à se rencontrer, ni même à se croiser, mais l'enfant n'était qu'une âme véhémence-violence qui ne craignait de forcer le destin et d'en recevoir la conséquence. Il avait joué de son apparence enfantine, de son semblant de naïveté pour ainsi se rapprocher d'elle. Il en connaissait les risques et les blessures à venir, mais il voulait décrocher la reine-étoile de son lustre doré, trop ignorant à l'époque de savoir qu'il pourrait s'y attacher. Mais le luxe et l'opulence ne devaient rester qu'un idéal et non une banalité. Lui qui a toujours vécu de cette manière, un enfant des rues et des bas fonds, ennemi de la belle bourgeoisie qu'il a toujours tant haï, que dirait ses semblables s'ils connaissaient cette amitié ?
Mensonge blanc,
Noire vérité,

Il prétendra ne pas y avoir songé, ne pas avoir réalisé qu'il la portait bien plus haut dans son cœur qu'il ne pouvait se l'avouer. Car il est égoïste, avare et attendra que l'épée de Damoclès s'enfonce un peu plus dans son fantôme passé pour le regretter. Car il reviendra un jour celui qu'il fût, sans cœur, sans attache et sans morale, un amour bafoué d'un idiot qui use des gens comme des mouchoirs. Il ne cesse de se le rappeler, il est vil, il est maléfique, mais il a envie de tenter le diable, de noyer ses démons avant de les chérir à nouveau, de goûter au crépuscule avant de sombre dans l'éternelle nuit. Il bat des cils, s'intime de devenir meilleur pour elle et se blotti dans un mouvement délicat contre son amie qu'il commence à peine à découvrir et dont la présence commence déjà à le réconforter.

Sans même réfléchir, d'une honnêteté affligeante (comme s'il avait l'espace d'un instant donné sa confiance absolue) son comportement prend une tournure différente en brisant ses artifices. Il inspire, et décide d'aller de l'avant. « ça te dérange si je te raconte mon histoire ? » Il sourit, mais différemment que d'ordinaire, sans la blancheur hypocrite des dents, un simple rictus se dessine dans son expression désormais apaisée. Il avait peut-être tout à perdre à lui raconter sa pitoyable existence, ses plus grandes blessures, mais Yoo Jin était probablement pensait-il sa brèche de lumière à travers l'obscurité.
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Jeu d'ombres ft. Wang Yu
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