L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

Zhang Jia Li
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DIRIGEANTE: LES MAINS SAUVEUSES


The Nothern Lights
Jiali et Kei

Mon regard se durcit sensiblement lorsqu'il se posa sur l'horloge murale. Ce tic-tac incessant avait tendance à me donner la migraine. Quand j'étais particulièrement secouée intérieurement, je tendais beaucoup à me focaliser sur un rien, sur quelque chose qui pouvait me permettre de canaliser cette tempête en moi. C'était l'horloge pour cette fois-ci, sauf que j'avais surtout envie de la désactiver... Plus je voyais l'aiguille, plus je sentais la moutarde me monter au nez. De mauvais souvenirs ressurgissaient dans mon esprit. La semaine dernière, un gardien était directement venu à mon bureau pour me remettre une lettre écrite par les soins de Tsun Kei, un des dirigeants de la cité de Xian. Soit mon égal, pour être plus précise. Quel toupet il avait eu d'y envoyer un subordonné pour me remettre ce courrier... Surtout que l'objet de cette intervention était loin d'être anodine: il ne se faisait plus tout à fait jeune, le cher Tsun Kei, et il réclamait une séance d'auscultation prioritaire. Comment lui dire non ? Il devait être chouchouté, comme tous les autres dirigeants, et je me comptais dans le lot. J'étais vexée. J'étais vexée car même si j'avais le même statut que cet homme, ce dernier avait trouvé le moyen de me manquer cruellement de respect. J'allais lui faire ravaler sa fierté dès qu'il aurait retiré sa veste. Et si je l'étranglais avec mon stéthoscope, comprendrait-il le message ?

Je fis tapoter nerveusement mon stylo contre mon bureau après avoir apposé une nouvelle signature sur un dossier médical en cours. Voilà, l'aiguille avait atteint le chiffre que je redoutais. Tsun Kei allait faire son apparition, et je devrais prendre sur moi pour ne pas lui sauter à la gorge. Enflure. Fils de... On toqua à ma porte. Je pris une grande inspiration, avant d'évacuer toute ma rancoeur en expirant. Je me levai, enfilai ma blouse blanche, et contournai mon bureau en faisant claquer mes talons aiguilles. Jupe tailleur, veste cintrée, j'étais habillée sobrement sous ma blouse de médecin. J'ouvris la porte pour y accueillir mon patient. Tsun Kei. Son visage m'inspirait tout sauf de la sympathie. J'avais un avis neutre, en ce qui concernait les affaires de la cité. « Bonjour, installez-vous. » lui dis-je froidement, comme j'étais toujours habituée à faire. Je refis le tour de mon bureau pour m'y réinstaller, attrapant le dossier du dirigeant. « Pas de problème sur la route ? Ou aviez-vous songé à de nouveau envoyer un subordonné pour me transmettre un message ? » Usant du sarcasme, je plongeai mon regard sur la fiche maigrement remplie de Tsun Kei. Je n'avais pas tous ses antécédents. Mais s'il était venu, c'était pour parler de lui et de sa santé. Ou peut-être allions-nous débattre sur la notion de respect... A voir comment monsieur se portait.   


TENUE
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The Nothern Lights
Jiali et Kei

Il allait bientôt être l’heure d’y aller. Je remis ma veste et rangea sommairement mon bureau. Puis, je sortis du Kuroi Doku pour me diriger vers la voiture où m’attendait mon chauffeur. Il démarra et m’emmena vers l’hôpital. Je descendis de la voiture et commença à me diriger vers le bureau des mains sauveuse, quand une violente quinte de toux me saisis. Encore plus violente que la dernière. Et pourtant, la dernière m’avais obligé à envoyer un de mes employés pour prendre rendez-vous. Je recommençai à cracher de sang, plier en deux, ne pouvant reprendre mon souffle entre deux quintes. Au bout de 5 min, elle disparut, et je pus me relever. Heureusement que j’étais arrivé en avance.
Je frappai à la porte et elle s’ouvrit. Devant moi se tenais les mains sauveuse, des mains ravissantes à vrai dire, tout comme la splendide personne qui possédait ces mains. Elle m’ordonna de m’installer, et je lui obéis. Puis, elle me posa une question, de laquelle émergeait de la rancœur. Je m’y étais attendu, les dirigeants n’aiment pas être traités comme de simples citoyens. Je suis bien placé pour le savoir. Si j’avais de nouveau envoyé un de mes subordonnés, vous n’auriez pas pu m’ausculter ; ce qui aurait, je crois, poser problème pour établir mon diagnostique. Mais peut-être que je me trompe, après tout, je ne suis pas médecin. Elle allait sans nul doute me faire amèrement regretter mon insolence. Elle allait sans nul doute vouloir me faire mal durant l’auscultation. Mais après tout, je suis tellement habitué à la douleur que j’ai développé une forme de plaisir envers celle-ci. Et qui plus est, vu mon état, mes derniers plaisirs se profilaient peut-être.
 
we could be immortals ♞ tsun kei
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