L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

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Et il s’est laissé tomber. Oui, comme achevé une nouvelle fois. Les mots, encore les mots. Toujours ces paroles, cruelles celles-ci se répètent dans sa tête. Un écho, horrible. Désastreux même. Mais Kun ne peut l’empêcher, l’effacer. C’est Shaolan. Shaolan qui le hante, encore et toujours. C’est son visage qu’il voit chaque jour, chaque nuit. Ses songes sont le seul lieu où il peut le voir. Non, ils ne se sont pas croisés depuis ce fameux dîner. Peut-être que Shaolan avait mieux à faire que de prendre de ses nouvelles. Après tout, il l’a dit lui-même. Kun doit le faire seul. Il doit se reconstruire sans lui. Oublier, oui dire adieu à ce qu’ils avaient.

Sauf qu’il est trop tôt. Kun arrive simplement à se faire vivre. Il veut se retrouver pour le reconquérir, le rendre sien à nouveau. Alors Kun accomplit ces tâches répétitives dans lesquelles il ne trouve aucun plaisir. S'alimenter, respirer, vivre sans aucune envie, ni joie. Oui, il est vide. Creux, comme une coquille sans rien à l'intérieur. Il mange sans appétit, se lève sans envie. Tout ça, c'est pour le retrouver. Parce qu'il doit prendre soin de lui, être à nouveau le Kun d'avant, bien sûr sans les tromperies. Kun doit être en bonne santé, fort pour que Shaolan l'aime à nouveau. C'est pour ça qu'aujourd'hui, il a décidé de mettre les cartes de son côté. Il a une mission, un but. Et c'est la première fois depuis plusieurs jours qu'il quitte son lit pour une bonne raison. Kun est en repos, jours mérités. Aussi parce que la mère de Shaolan l'avait vu dans cet état déplorable. Kun ne sait pas vraiment d'où vient l'ordre. Au fond, il espère que ce soit de Shaolan. Néanmoins, il se doit de rester dans l'inconnu.

[...]

A nouveau habillé comme avant, élégance ou juste une habitude due au travail. Kun marche en silence. Il écoute le bruit du vent, ça souffle. Les feuilles bougent, les fleurs aussi. Il les voit. Et le jour lui sourit. Le soleil est de sortie. Kun regarde un instant le ciel. Il se stoppe dans sa course. C'est la première fois depuis qu'on lui a brisé le cœur qu'il apprécie quelque chose. Pendant une seconde, il a le cœur léger. Il est apaisé. Sauf que la réalité le rattrape bien vite. Il suit un oiseau des yeux et voit celui-ci se poser sur une tombe. Oui, le cimetière. Lieu paisible, calme. Les morts étaient de bons invités. Kun s'aventure entre les tombes. Il sait très bien où se rendre. Il va voir le seul qui puisse peut-être l'aider, encore fallait-il y croire. Il a les bras chargés d'offrandes. Kun le veut de son côté.

Il vient face à cette tombe. Kun observe le nom gravé sur celle-ci. Il y voit quelque chose de familier mais rien qui ne le concerne directement. Enfin, c'est face au père de Shaolan qu'il tente de plaider sa cause. Kun veut que l'esprit lui soit favorable, malgré le fait qu'il soit un homme. Un qui aime son fils, qui plus est. Il dépose les offrandes dessus avec douceur. Et c'est tout bêtement qu'il attend. Doit-il parler ? Kun a du mal avec les histoires d'esprit mais pour récupérer Shaolan, il ferait n'importe quoi. Il parle probablement à cette pierre pendant cinq bonnes minutes. Stupide, comme si on allait lui répondre. Et alors qu'il baigne dans le silence, des pas viennent l'en sortir. Kun tourne la tête et n'en croit pas ses yeux. Shaolan. Et si l'esprit l'avait entendu ?

Kun voudrait fuir. Il ne sait pas s'il doit le faire. Après tout, il était là le premier. Pourtant, c'est la tombe du père de Shaolan, pas du sien. C'est sans trop savoir s'il doit sourire qu'il engage la conversation. « Shaolan. » Constatation, le choc sûrement. « Je ne savais pas que tu comptais venir, je suis désolé. » Des faits, encore et encore. Des excuses ? Toujours. Et Kun qui se retrouve comme pendant leur adolescence, décontenancé par cette présence. Il se racle la gorge et n'est capable que d'une seule chose : fixer Shaolan. Il est presque comme un mirage. Et puis Kun se pose la question fatale. Est-ce un rêve ? Celui d'un amour perdu ?

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Il observe ce reflet que lui renvoie le miroir. Un inconnu. Un pauvre étranger aux traits pâle et à la mine fatiguée. Il ne se reconnait plus. Il sourit mais ne ressent aucun bonheur. Il mange mais ne ressent aucune faim. Il avance quand il veut juste se laisser dépérir. Son travail lui garde l’esprit occupé le jour, le soir ce sont les nombreux diners et festivités auxquels il assiste. Les gens qui l’entourent de tous les côté, s’emparent de son attention. Il a l’impression de vivre à travers leurs respirations et leurs rires. Pourtant le prince aimerait bien jeter sa couronne au loin. Il veut juste se terrer chez lui, loin de tout le monde. Il aimerait bien pouvoir appuyer sur ce bouton imaginaire, mettre sa vie sur pause. Ainsi que ses sentiments. Il veut tellement ne plus pouvoir rien ressentir. Parce que le soir, tout revient. Dans la solitude d’un lit trop grand. Il se retourne milles fois, il cauchemarde. La personne qui le hante est toujours la même. Kun semble si réel dans ses rêves qu’il se réveille les larmes aux yeux et leur serré, comme si on pressait contre lui une pierre de feu.

Putain, il lui manque.

Il se sent crever à chaque jour qui passe. C’est le vingt-cinquième jour déjà depuis qu’il a réellement mis fin à tout. Plus de retour possible. Il était bien beau avec ses paroles dures, aiguisés. Il avait savouré la chute de l’autre, même si cela n’avait pas duré longtemps, l’état de santé de Kun l’ayant rapidement secoué. Son amour restera toujours souverain sur la rancune et la fierté. Quoi qu’il fasse. Kun, il l’a dans la peau, dans chaque goutte de sang qui coule dans ses veines. Sans lui, il est incomplet.

Il est laid.

Il ne se souvient pas de l’être autant. C’est seulement dans les yeux de Kun qu’il se sent beau. Dans l’éclat amoureux de ses iris comme il l’admire comme le plus précieux des trésors. Maintenant, il n’y a plus personnes. Dans le regard des autres, il ne voit que l’hypocrisie ou l’envie. Kun est le seul à lui avoir offert son âme, à ne jamais rien demander en échange. Et il l’a perdu. Shaolan soupire. Il noue sa cravate autour de son cou, il aimerait bien avoir le courage de s’étouffer avec. Ça serait surement moins douloureux que les épines qui enserrent ses poumons. Chaque respiration est une litanie de peine.

Sur sa table basse, une lettre envoyée par sa mère. Elle lui rappelle d’aller visiter la tombe de son père. Tout est déjà prêt, amené par les soins de l’employé qui lui a apporté la lettre. Un panier rempli de fruits, de fleurs et d’un vin que son père affectionnait particulièrement. Cela fait quelques mois qu’il ne l’a pas visité. Le deuil n’est pas complétement fait. Son paternel a été une figure importante et il a toujours du mal devant sa tombe, à se dire que tout ce qu’il reste de cet homme sont les gravures au-dessous de son nom. Et les précieux souvenirs gardés en sa mémoire.

Il marche doucement dans les petits sentiers du cimetière. En tant qu’ancien dirigeant, son père a été enterré dans un endroit reclus des autres tombes, plus de soin y sont portés. Shaolan n’en espère pas moins vu l’argent que sa famille offre aux employés du cimetière juste pour ça. Un pas après l’autre. Il arrive à apercevoir une silhouette devant la tombe de son père et ça lui fait froncer les sourcils. A sa mort, plusieurs habitants venaient lui rendre visite. Mais le temps est passé et on a commencé à l’oublier. Il sait que sa mère lui rend visite couramment. Il ne pensait pas voir quelqu’un d’autre.

Et à mesure qu’il se rapprochement, les battements de son cœur accélèrent. Il reconnait cette silhouette, les cheveux courts. C’est lui. Son homme. Son homme qu’il a abandonné. Il veut se jeter dans ses bras. Il veut l’embrasser. Il veut l’aimer, tout simplement. Mais il ne bouge pas. Kun est comme un enfant. Il les revoit adolescent, quand Shaolan a commencé à voir Kun autrement que son jouet personnel, qu’il le trouvait attendrissant… « Tu n’as pas à t’excuser, je suis certain que papa apprécie ta venue. » Il sourit tristement et se rapproche de la tombe, il s’abaisse, ses genoux effleurant l’herbe. « Il t’aimait beaucoup, après tout. » Il pose le panier sur la tombe, caresse doucement la stèle du bout des doigts. « Il t’aurait beaucoup moins aimé s’il avait un jour découvert les choses que nous faisions. » Son père était un homme bon, mais il était dur et strict aussi. Il n’aurait jamais accepté ce genre d’action de leur part. Il rit. Parler à Kun lui procure une douce douleur, plutôt gérable. « Comment vas-tu, Kun ? ».

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S'il s'attendait à ça. Shaolan, ici et en même temps que lui. Kun n'est pas de ceux qui croient à la magie. Non, il vit dans le réel. Dans le vrai. Et pourtant, il a bien envie de mettre sur le dos du destin leur rencontre. Si ce n'était pas l'œuvre d'une volonté quelconque, pourquoi seraient-ils réunis ici ? Cela fait vingt-cinq jours qu'ils ne se sont pas vus. Kun s'en souvient. L'accident, le dîner. Et puis ce qui ressemble à la fin de leurs années d'amour, fracture clairement établie. Rupture. Rien que le mot est détestable. Des syllabes dures, tout de même moins que la tempête émotionnelle qu'elles engendrent. Kun ne sait donc pas à qui imputer la présence de Shaolan ici. Le destin, l'esprit du défunt. Au final, ces questionnements là finissent par se dissiper. Et ça un peu plus à chaque pas qu'il fait vers lui. Parce que Shaolan fait toujours accélérer son cœur, il le trouble encore. Lui donne envie de s'échapper, parce qu'à chaque fois c'est trop. Kun ne sait s'il doit rester et pourtant, il le fait. Il reste stoïque après lui avoir parlé. Ses yeux ne savent que fixer, détailler Shaolan. Ses traits. Ses yeux, son nez, ses lèvres, son cou. Tout de lui est merveille. Et encore au jour d'aujourd'hui. Parce que Kun vit avec les souvenirs de cette peau, de cet amour qu'ils ont partagé et qu'ils partagent encore d'une certaine façon. Il en reste les fragments et encore des sentiments. Enfin, pour Kun. En ce qui concerne Shaolan, Kun se pense être haï. Ses erreurs ne seront jamais pardonnées dans son esprit.

A force de regarder Shaolan, Kun a compris qu'il ne rêvait pas. Sauf que pendant un instant, tout s'est arrêté. Mais ce qui est devant ses yeux est aussi réel que cette douleur qui le martyrise, que ce vide qu'il ressent un peu plus intensément en le voyant ici. Il lui manque putain, à en crever, à s'en damner. Parce qu'au final, c'est Shaolan et personne d'autre. Si Kun se perd tout de même dans des rêveries hypothétiques, la voix de Shaolan le surprend. Elle le ramène à l'instant présent. Pas à s'excuser ? Si. Et même pas pour sa présence ici mais bien pour tout le reste. Parce que Kun est le fautif. Celui qui doit le dire, le répéter jusqu'à ce que ça change quelque chose. Je suis certain que papa apprécie ta venue. Et Kun baisse les yeux. Ce n'est pas son cas. Le père de Shaolan avait toujours été bon envers lui mais il a causé plus de problèmes entre eux qu'autre chose. Et tout ça sans bien sûr le savoir. Parce que dans leur monde, ils étaient interdits. Leur amour ? Il n'aurait jamais dû exister. Le père de Shaolan était de ceux qui auraient vu tout ça comme une erreur. Kun finit par relever la tête. Son regard est capté par l'esquisse malheureuse sur les lèvres de Shaolan. Est-ce de la politesse ? Aucune idée. Son attention dérive sur Shaolan qui s'approche de la tombe. Et Kun, debout ne peut qu'observer. Il est faible, inférieur à Shaolan même quand celui-ci s'abaisse. Métaphore visuelle de leur amour, de l'amertume qui s'en est imprégnée. Kun écoute attentivement, il boit chaque parole. Peut-être que c'est juste parce qu'il s'agit de Shaolan et que sa voix lui a manqué. Son son, il s'en souvient encore. La façon qu'il avait de dire son prénom, de le murmurer alors que tout était intime. Le panier finit posé sur la tombe. Offrandes, respect de la tradition. Et les doigts de Shaolan viennent retrouver son créateur, caresse éphémère.

Et si tout semblait paisible pendant un instant, les mots de Shaolan semblent changer. C'est l'impression que ça donne. Les choses que nous faisions. soit quand ils s'aimaient, fougue adolescente et baisers volés. Oui, c'est sûr que le paternel l'aurait moins aimé. Quoique moins "aimé" est un euphémisme. Il l'aurait probablement foutu dehors, lui et sa famille. Dans tous les cas, il aurait brisé leur relation. Séparation, départ de Kun et tout se serait arrêté là. Et si c'était arrivé, aujourd'hui ils ne seraient pas ici. Chacun aurait tracé son chemin et peut-être qu'ils seraient heureux. Kun n'en a aucune idée. Est-ce qu'une vie sans Shaolan aurait pu le combler ? Il n'en est pas certain; sa vie a toujours tourné autour de l'autre et ça depuis son enfance. Kun qui n'a pas décroché un mot depuis plusieurs minutes prend difficilement la parole. Simple mot pour acquiescer. Et puis il entend le rire de Shaolan. Pendant sa convalescence, il y pensait. L'entendait dans ses songes, sauf qu'en vérité ce n'est jamais pareil qu'en vrai. Et ce rire est plus mélodieux dans ses souvenirs. Ici, ça ne fait que le troubler. Doit-il rire aussi ? Mais il n'y a rien de drôle dans ce malaise, dans cette douleur qu'il ressent. Enfin si, il y a de l'ironie vu qu'il en est la cause. Ce poignard, il se l'est presque enfoncé tout seul. Et la lame est tellement entrée profondément qu'il semble s'y habituer. Comment vas-tu Kun ? C'est presque automatiquement que sa tête se tourne vers Shaolan. Il affronte son regard. A t-il vraiment besoin de répondre lorsque la réponse est écrite sur son visage ?

Kun le fixe. Encore et toujours ; il a l'esprit embrouillé. Confus, voilà comment il est. Sauf qu'il n'a pas le temps d'être confus. Il doit agir, répondre ou juste parler. « Je me remets comme je peux. Et toi, comment tu vas ? » Réponse évasive, réciprocité de la question. Sauf qu'en vrai, il voudrait lui demander si lui aussi il en crève à l'intérieur, si les souvenirs d'eux deux lui font aussi du mal. Mais Kun se contente de tout ça. De mensonges, de l'ambiguïté dans les mots. Après tout, il doit être fort s'il veut que Shaolan l'aime encore. Ne serait-ce qu'un tout petit peu, Kun se contenterait de presque rien. Et puis il décide de parler à nouveau. Il fait un pas vers lui et sa voix s'élève encore, nuit au silence du cimetière. « Je voulais passer voir ta mère pour la remercier. Est-ce que tu pourrais m'accompagner ? » Ses yeux se détournent presque automatiquement dès qu'il a fait sa demande. Kun poursuit néanmoins en observant le panier, le sol et tout ce qu'on offre à ses yeux. « Tu pourrais me raconter les nouvelles sur le chemin. » Aveu, non ? Est-ce que Kun vient de dévoiler son envie ? Oui, celle de passer rien qu'un peu de temps en sa compagnie. Parce qu'il ne l'a pas vu depuis longtemps. Kun veut savoir ce qu'il se passe dans sa vie. Est-ce que quelqu'un s'est approché de lui ?, est-ce que marcher à ses côtés lui fera toujours le même effet ? Il pense à beaucoup de choses et aussi qu'il est en manque. De lui, tout simplement. Ce n'est pas ces petites semaines qui peuvent le sevrer de cet amour, de Shaolan encore moins. Il a envie de l'écouter et cela même s'il doit entendre des horreurs; de respirer le même air que lui et même si c'est pour étouffer; d'être proche même sans le toucher, quitte à en crever. Oui, il veut juste un peu de lui. C'est tout ce qu'il demande, être faible et sans volonté. Parce qu'après tout, Shaolan reste son homme.

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Il se demande si c’est un coup du destin. Kun et lui. Dans ce cimetière et devant la tombe de son paternel. C’est aujourd’hui, entre tous les jours. Et Shaolan ne peut que se souvenir, d’à quel point Kun a été un pilier dans sa vie. Point stable à présent banni. Il n’y a plus d’eux, plus d’amour. Juste Kun. Juste Shaolan. Chacun dans son monde et sa tristesse. Pourquoi est-ce que ça doit être faire aussi mal ? Il sent encore les bras réconfortants de Kun autour de son corps à la mort de son père, ses lèvres qui lui murmure qu’il est là, que lui ne le laissera jamais, qu’il est capable de battre la mort elle-même pour demeurer à ses côtés. Au final, ils n’ont pas eu à mener d’aussi grandes batailles. Ils se sont naturellement détruits, chacun devenant l’ennemi de l’autre. Il n’y a plus rien. Shaolan se sent vide. Et douloureusement, il voit le même gouffre au fond des yeux de Kun. Il veut tant le prendre dans ses bras, lui assurer que tout ça n’est pas vrai. Juste une blague. Une mauvaise blague. Qui ne fait rire aucun des deux. Mais ça n’a rien d’une mascarade. Leurs sentiments sont relégués au deuxième plan à présent, derrière la rancune et les complexes qui les entourent. Une légère brise vient mettre du désordre dans ses cheveux plaqués en arrière. Mais elle amène quelque chose d’autre. Un parfum. Il vient narguer ses narines, les chatouiller doucement. Le parfum de Kun. Le parfum qu’il lui avait offert il y’a quelques semaines. Il y’a un pincement à son cœur tandis qu’il remet ses mèches en place. Il regarde Kun du coin d’œil, il semble sans vie. Pourquoi est-ce qu’il s’attarde sur lui, ne va pas vers ces hommes et ces femmes qu’il a baisé tant de fois derrière son dos, souillant leur amour. Pour l’un, comme pour l’autre, ils sont un poison toxique qui a fait son bout de chemin dans leur veine. Il s’y est enraciné à tel point qu’ils ne sont plus rendus de sa présence. Et quand ils ont voulu guérir ce poison, il s’est manifesté avec plus de hargne.

Il observe sa tombe. Il sait que son père serait heureux de savoir que Kun est venu visiter sa tombe. Monsieur Li était de ceux qui voulaient une vie éternelle, pas dans le sens propre. Mais plutôt en étant inscrit dans la mémoire des gens. Une personne dont le nom sera toujours sur la bouche des gens. Il sourit tristement en caressant la stèle, bougeant ses lèvres silencieusement en lisant les mots qui y sont inscrits. Il les avait lui-même dicté. C’est amusant à quel point il ne s’est rendu compte d’à quel point son père lui manquerait que le jour où il ne fit plus parti de ce monde. Il sait que son père a aimé Kun comme un fils. Mais peut-être que son rapport avec lui aurait été différent s’il avait été au courant de leur aventure. Probablement. Il n’a jamais été d’accord pour ce genre de dérives. Il aurait surement expulsé Kun, chose que Shaolan n’aurait jamais supportée.
Et être loin de Kun est toujours aussi insupportable.

Pourtant, il doit continuer à avancer. Vers où, comment, sont par contre des questions auxquelles il ne saurait répondre. Sans Kun, c’est comme s’il respirait avec un seul poumon. Laborieux et sans espoir. Jamais la pensée de ressentir un malaise en compagnie de Kun ne lui aurait effleuré l’esprit. C’est qui arrive en ce moment. Il est gêné d’être avec Kun. Il ne peut plus embrasser ses lèvres ni passer les doigts dans ses courtes mèches brunes. De petits gestes qui lui offraient un plaisir étrange. Il aimait blottit Kun contre lui comme un gosse et le choyer de ses lippes. Il aimait ses soupirs, ses rires. Ses yeux qui se posent sur lui. Il veut retrouver l’homme qu’il aime. Mais tout est brisé.

Banalités échangées, ils en sont arrivés à cela malheureusement. Il se remet comme il peut, Shaolan se sent triste à ces mots. Il comprend que Kun a fait une erreur. L’erreur est humaine après tout, c’est vrai. Mais le pardon est divin et Shaolan n’est en rien un être céleste. Il a ses défauts, ses faiblesses. Sa fierté. Il a mal. « Je n’ai pas le temps de penser à moi, je suis trop occupé ces derniers temps. » Vérité mais aussi une pique. A Kun qui s’est plaint de ses nombreuses absences, de ne pas avoir de temps pour lui. Comme s’il était la cause des troubles de l’autre. Une façon de dire : Oui, Kun, je n’ai toujours pas le temps, pour toi, pour nous, alors oublie. Il est tellement stupide. Il veut juste le sentir contre lui.

Shaolan se relève à son tour, avec élégance et lenteur. Ses mains viennent distraitement enlever une poussière inexistante de son costume, calmement. Mais à l’intérieur, il est un volcan. « Oui bien sûr, il s’est beaucoup inquiété pour toi la dernière fois. » Et la vision, insupportable, lui revient. Kun au sol, suppliant. Kun qui fait un malaise et toute la peur qu’il a ressentie en pensant le perdre. Ils sont beaucoup trop dépendants. C’est atroce. Ce qu’ils partagent, ce n’est plus de l’amour, c’est bien au-delà. Comme une malédiction, et aucun ne peut se défaire de l’autre. Et Kun continue, propose qu’il lui raconte les nouvelles. Comme si tout était simple entre eux. « Si tu le souhaites. » murmure-t-il, mais ses pensées sont vagues. Le chaos y règne.

Mais le chemin se passe dans le silence le plus total et Shaolan ne se rend pas compte qu’il crève un peu plus le cœur de Kun qui ne voulait qu’entendre sa voix. Il n’ouvre pas la bouche, jusqu’à la demeure familiale. Qu’y a-t-il à dire. Il a peur, à trop parler, de se dévoiler. Kun le connait trop bien, il arrivera alors à percer le masque et le faire faiblir. A moins que Shaolan ne se trahisse lui-même. Ils sont à l’intérieur et Shaolan va parler aux employés, il revient quelques minutes après. « Maman est sortie, mais elle ne devrait plus tarder. Une heure tout au plus, ça te va d’attendre ? » demande-t-il. Kun est comme chez lui ici aussi après tout. Shaolan s’assoit sur le canapé, tapote la place à côté de lui. « Je ne suis plus revenue ici depuis ton…l’autre jour. » explique-t-il, détaillant les murs de la bâtisse. « Maman m’en veut un peu d’ailleurs mais, ici, tout me rattache à toi. Chaque couloir me rappelle ta présence. » Il soupire. Ne parlons même pas de sa chambre. Il se revoit avec Kun. Chair contre chair. Et la main du jeune homme sur sa bouche pour traire ses gémissements. Jeunes et inconscients. Pourtant, heureux.

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Le cimetière est à eux. Il n'y a que leurs silhouettes sous les cerisiers en fleurs et entre les pierres grises qui laissent les morts reposer en paix. Ils sont les seuls vivants; enfin c'est plutôt ironique considérant l'état de Kun. Il respire mais tout semble vide. Son corps, son cœur. Il n'y a qu'une seule personne. Shaolan. Mais tout est brisé, amour décimé. Ils viennent à échanger des banalités, à se regarder pour la première fois depuis pas mal de temps. Si Kun l'a vu dans ses rêves, Shaolan est toujours plus beau dans la réalité. Il ne trouvera jamais quelqu'un d'autre aussi à son goût que lui. Peut-être que Shaolan l'a façonné, qu'il a déterminé ce que Kun aimerait de ses lippes. Il l'a choyé, l'a aimé et ça a tout changé. Les coups d'un soir, les baises occasionnelles ne sauraient détruire tout ça. Kun, il n'y a que Shaolan qu'il aimera. C'est comme un sortilège, un empoisonnement permanent. Et pourtant, il a choisi de ne plus y résister. Il veut le retrouver, qu'il lui appartienne à nouveau. Il ne peut être qu'avec lui.

Les mots défilent. Shaolan parle d'occupation. On dirait une scène du passé, quelque chose de déjà vu. Le temps, le travail. Kun, il se sent amer. Cycle infernal. Si Shaolan avait su lui consacrer du temps, ils seraient encore ensemble. Du moins, logiquement. C'est à cause de la solitude, de l'amertume de n'être rien que Kun a tout cassé. Qu'il est allé voir ailleurs. Il voulait du pouvoir lui aussi. Et il en a eu. Après tout, il a choisi. Il a détruit. Mais pourtant, ça lui fait mal au cœur. Parce que Shaolan lui paraît encore plus inaccessible qu'avant, plus dur à reconquérir. « Je comprends. » marmonne t-il. Les pensées qui s'emmêlent, le passé qui lui revient avant de disparaître à nouveau.

Hommes debout; Kun regarde Shaolan nettoyer son costume. Coup d'œil discret. Mais il finit par le fixer. La demande, la proposition. Apparemment, Madame Li s'était inquiétée. Kun était peut-être content que son sort ne reste pas ignoré. Pourtant, ce qu'il voulait le plus savoir était si ça avait été le cas pour Shaolan. S'il avait cru tout perdre en le voyant vaciller, si son cœur avait été de battre un instant. Oui, parce que c'est l'amour. Donc ça aurait été normal. Mais cette question, elle restera éludée. « J'ai gâché la soirée pourtant. » Ses ongles viennent se planter dans sa nuque. Tique nerveux; Kun qui se remémore Shaolan. La dureté de son expression et lui qui sent le monde s'écrouler. Putain, qu'est-ce que ça fait mal. Acceptation mais murmure qui se perd dans l'écho de leurs pensées. Et puis ils se mettent à marcher.

L'atmosphère est étrange. Kun n'ose pas le regarder. Il ne peut poser ses yeux que sur les arbres, la nature florissante en cette belle saison. Il aimerait parler, tenter de faire la conversation mais aucun son ne sort. Il est muet, incapable. Peut-être aussi qu'il aurait espéré que Shaolan fasse un pas vers lui. Kun, cœur naïf. Silence mortel, pas vers la demeure des Li. Ils rentrent et Kun finit par attendre Shaolan. Il le voit parler à des employés. L'autre lui laisse le temps d'observer à nouveau ce décor luxueux. Ses yeux glissent, dérivent et puis les souvenirs sont ravivés. Il revoit Shaolan et lui qui courent, direction la chambre du maître. Leurs hormones adolescentes qui les pressent, envie irrésistible, passion interdite. C’est une époque qui lui paraît lointaine, peut-être des millénaires. Tout est si différent aujourd’hui. Et Kun se perd dans sa mémoire, dans les images. Celles-ci se mélangent, s’embrouillent. Et puis Shaolan le tire de sa rêverie. Il parle mais Kun ne prend pas peur. « Aucun problème, je peux attendre. » Les yeux qui ne peuvent pas soutenir son regard. « Ce n’est pas comme si j’étais très occupé. »Pas comme toi. Pique du passé, leurs différences remises sur la table mais aussitôt disparues. Et Kun se demande si Shaolan restera lui aussi. La question, l’autre y répond. Il s’assoit sur le sofa, tapote la place à côté de lui. L’inattendu moment.

Kun, pantin obéissant. Il s’avance pour le rejoindre, prendre place juste à côté. Sensation étrange. Il a l’impression d’être un gosse, comme si Shaolan avait tout pouvoir sur lui. Il parle encore. Voix dont Kun ne se lasse pas. depuis ton... Accident, il pouvait le dire. Et ça continue. Tout me rattache à toi. Si seulement il savait. Qu’il ne croit pas être seul, Kun partage aussi cette détresse. Et Kun tourne la tête vers lui. Les paroles qu’il n’attendait pas. Shaolan dit ça comme si ce n’était rien, l’air détaché. Il faut en faire de même. « Est-ce que tu détestes ça ? » Kun, l’incompréhension. « Te souvenir de moi, je veux dire. » Et il le fixe. Cherche un signe, une réponse dans ses iris foncées. Et puis c’est la fuite. « Désolé, je n’aurais pas dû te demander ça. » Erreur. Le cœur qui parle, l’envie de savoir qui prend le dessus. « Moi aussi tout me rappelle le passé. Toi et moi. Dans ta chambre, à essayer de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller tes parents. » Flash, ça mitraille. « Et puis aussi les longues balades les soirs d’été, les réveils, les dîners. Tout. Ça a l’air tellement loin. » Ses propres réflexions qui prennent le dessus. Kun, tu devrais te taire. Arrête-toi là. « ça me manque. » Les yeux qui glissent vers la table basse, qui évitent soigneusement Shaolan. « Tu me manques...» Horreur, amour. Et Kun a l’impression que les secondes durent des minutes. Sauf que heureusement pour lui, une employée toque à la porte. Peut-être sera t-il sauvé.

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