L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

Long Bo Hai
avatar

Célébrité : Joy Red Velvet
Messages : 36
Date d'inscription : 14/05/2017
Chien
Age : 23
Argent : 105
Emploi et rang : Résidente - FENGHUANG & larbin,domestique dans la mafia

FENGHUANG






Séance de torture

 Long Bo Hai Yuan Li Wei




Je ne parvenais à m’y habituer. Je ne comptais plus les fois où je les avais vus torturer des hommes,  les faire chanter, ou bien la mort les attendait. J’avais conscience que  beaucoup d’entre eux avaient certainement dû commettre de grands crimes pour que tel châtiment leur soit attribué, mais beaucoup d’entre eux avaient également été victime de complot.  Mon frère, par exemple, je me refusais à croire qu’on ne l’avait berné, qu’il puisse être l’unique fautif dans toute cette affaire. Mon frère est un homme bon, droit, serviable, souriant, le plus adorable de tous. Je suis certaine qu’il n’aurait jamais de son propre chef, pactisé avec les démons. Lorsque je songe au passé, me remémorant tout ce qu’il avait fait pour moi, bien qu’il soit mon aîné, j’avais mal. Je me suis rendue compte petit à petit, combien je lui avais été un boulet pendant tout ce temps, qu’il s’était efforcé chaque jour à faire en sorte que nous ne mourrions de faim, que je puisse aller à l’école, que je puisse parfois sortir avec mes amis. Pour moi, Il n’avait voulut que je me couvre de honte face à mes camarades, il voulait simplement mon bonheur, que je ne me soucie de rien. J’ai vraiment fini par croire que notre situation s’était arrangée lorsqu’il s’était trouvé ce soit disant boulot. Il est vrai que notre revenu avait augmenté par rapport à autrefois, j’y avais si désespéramment  cru.

Devant moi, se tenait un malheureux qui avait été attrapé par les hommes de Li Wei la nuit dernière. Ils l’avaient fait enfermé toute la nuit, le temps que madame, après son emploi du temps du lendemain, puisse s’en charger. Je ne comprenais vraiment pas mon utilité dans ce genre de pratique. Mais, apparemment, il était bon de ne garder trop de preuves, nettoyer le sang au sol, faire disparaître les tâches de sang sur les murs, remettre de l’ordre pour que rien ne puisse aguicher l’attention d’autres. Par mesure de sécurité, c’était ainsi que cela se passait. « Ayez pitié … » Le sang bouillait dans mes veines, cela faisait déjà une bonne heure que nous assistions à ce bain de sang. Le prisonnier ne cessait de se mettre à genoux, de supplier corps et âme de lui accorder un mois pour rassembler tout l’argent qu’il devait. Était-ce de cette façon que l’on avait traité mon frère ? Avait-il lui aussi, supplier à genoux qu’on lui accorde un peu plus de temps ? « S’il vous plaît, laissez-moi encore un peu de temps, je vous rembourserai … » Un des hommes l’avait frappé au crâne de son poing, n’en pouvant plu de ses supplices, il voulait en terminer une bonne fois pour toute. Le pauvre homme tomba à la renverse, laissant de la bave et du sang couler de sa bouche avant qu’ils ne s’étalent sur le sol. Mes poings s’étaient serrés à ce moment là, je me retenais très sérieusement à porter un coup à ce sale type. Je les détestais tous, aussi répugnants les uns que les autres. « Tu vas la fermer oui ! » Et il continuait son sale numéro. Lui portant plusieurs coups à l’estomac, le pauvre homme finissait presque par en perdre connaissance.

Je ne regardais jamais les séances de tortures, bien que ma présence fût recommandée, je préférais fermer les yeux pour ne voir toute l’horreur qu’ils commettaient, et m’imaginer une fois encore, ce qu’ils avaient bien pu commettre à mon frère. Je ne voulais rien deviner mais, je ne pouvais y échapper de toute évidence, même si je fermais les yeux, je pouvais tout entendre: les supplices, les cris de douleur, la rancœur, la peur,  tant d’émotions, tant de sentiments si différents. « Pitié … » « Hein ? » Ce même type se rapprocha de la victime et tendit son oreille pour pouvoir mieux entendre.  « Pitié … » Une larme avait finit par s’échapper et perler sur la joue enflée du vieil homme.  Son visage figé couvert de bleus et de sang, était totalement déshydraté, nous le perdions doucement.  « Tu pleures ? » Le type de Li Wei s’était mis à ricaner, à se moquer du pauvre homme qui gisait à terre. « Il pleure ! » Non cela était trop, je ne supportais plus d’assister à ce genre de tuerie, il fallait que j’intervienne, que je les arrête. « Fallait réfléchir avant, tu n’as que ce que tu mérites vieil homme ! » De son pied, il releva sans gêne le menton de la victime afin d’y observer son propre travail. Un sourire narquois se dessina sur ses lèvres, semblant satisfait de son chef-d’œuvre.

« Je rêve ou tu viens de baver sur ma chaussure ? » « Tu sais combien ça coûte ?! » « Ton misérable salaire ne parviendrait même pas à en acheter une paire ! » Il ne cessait de hurler dans toute la pièce, criant sur la victime, il aboyait comme un chien, le traitant de tous les noms comme si ses godasses en valaient la peine. « Tu crois pouvoir m’en acheter des nouvelles ou quoi ! » Il s’était mis à le frapper, essuyant d’abord sa chaussure sur le vêtement du vieil homme, puis, lassé, écrasa sa chaussure contre le visage de la victime. Il l’aplatissait contre le sol sans que l’autre ne puisse y faire quoi que ce soit, bien trop épuisé pour riposter, il préférait simplement se laisser mourir. Après tout il le savait, personne ne lui viendrait en aide, seul la mort l’attendait. Le tyran l’avait ensuite relevé, le tenant fermement par le col de sa chemise, il lui offrait à nouveau un sourire narquois tandis que son autre main formant un poing près du visage de sa pauvre victime, s’apprêtait à porter le coup fatal. « Stop ! » Je n’arrivais pas à en revenir, je venais d’interrompre la séance de torture. Mon cœur battait à la chamade, je n’étais parvenue à contrôler davantage mes émotions. Retenant le bras du sbire à Li Wei, celui-ci me regarda droit dans les yeux. « Ça suffit il en a déjà eu assez, inutile de vous acharnez ainsi. » Avais-je insisté tout en soutenant mon regard du sien.



© M
Yuan Li Wei
avatar

Célébrité : Du Juan
Messages : 333
Date d'inscription : 10/01/2017
Buffle
Age : 32
Argent : 336
Rumeurs : Aucune pour le moment
Emploi et rang : Mafia: chef d'unité de renseignements (écrivain à ses heures perdues sous le nom de plume Khan).

更多信息
Réputation:
20/100  (20/100)

DIRIGEANT: LE RENARD À NEUF QUEUES






Séance de torture

 Long Bo Hai Yuan Li Wei




Il lutte pour sa survie, désespéré, il implore le pardon comme Liwei, petite, qui implorait, qui tentait d'amadouer les autres cruels, qui passaient devant son petit frère et elle affamés, les ignorants conscient de leur malheur mais trop égoïstes pour aider deux enfants. C'est la mafia qui les a sauvé, c'est la mafia qui les a éduqué, et c'est pour cela que la Chinoise est maintenant à la place de ces cruels qui regardent les autres se mettre à genoux devant eux. La mafieuse ne prend aucun plaisir. Sa peau est moite, elle le sent ; moite de honte et de gêne mais son visage ne laisse rien voir : stoïque et immuable.

Liwei réfléchit, maintenant qu'elle tient les rênes de la Mafia elle sent un poids en plus se poser sur ses épaules. Pourquoi a-t-elle accepté au juste ? Rendre son père adoptif fier, certes. Mais plus le temps avance et plus Liwei regrette son choix. Elle ne veut pas donner ces ordres qui l'ont fait vomir autrefois et pourtant, c'est ce qu'elle devra faire, jusqu'à que le pouvoir change de mains. Pendant ce temps, l'un des sous-fifres à qui elle a délégué la sale tâche s'occupe du vieillard et malheureusement pour ce dernier, celui-ci prend un malin plaisir à le faire souffrir. Bien qu'elle n'aime pas cette façon de faire, Liwei y a longuement pensé – choisir quelqu'un de plus sain ou qui n'oserait pas faire autant de mal ne donnerait pas le même impact. Néanmoins, cet homme prend trop ses aises, Liwei observe donc – il n'est pas encore nécessaire de tuer cet homme, selon elle. A vrai dire, elle fait passer un test. Tout est en processus, mais la trentenaire compte observer plusieurs de ses sous-fifres pour agir convenablement et concrètement, pour faire le plus de profits... Elle aurait du se retirer, mais pour le bien de son petit-frère, il fallait qu'elle puisse veiller à ce qu'il vive bien durant toute sa durée sur Terre. On ne quitte pas la mafia comme ça, en claquant des doigts, la brune ne veut aucune répercussions sur son frère.

Le vieille homme lui fait pitié, mais pas de cette émotion moqueuse. Liwei a mal pour lui et comme après toute séance de torture, elle devra prendre une douche pour au moins se sentir moins souillée, bien que ce ne soit que physique. Liwei n'accepte pas de fermer les yeux. C'est de sa propre volonté qu'elle regarde la totalité de ces scènes morbides : c'est son propre châtiment pour faire souffrir ces personnes qui, pour la plupart ne sont que des innocents naïfs.

Il en fait trop, c'est agaçant. Qu'attendait-il sérieusement ? Il frappe, violente, ses vêtements ne risquaient pas d'en ressortir immaculés. La Chinoise dévie enfin un peu le regard pour observer la jeune femme pour qui elle s'est prise d'affection depuis quelques temps, comme une grande sœur couve sa petite sœur : Bo Hai n'a pas l'air bien et pour cela, Liwei ne lui en voudra pas, jamais. Il n'est pas normal de supporter ce genre de scène. La plus âgée songe enfin à stopper l'interrogatoire mais il semble bien que la plus jeune ne peut plus se retenir. « Je ne te permets pas ma p'tite ! Casse-toi avant que je m'occupe de ton cas sal... » « Il suffit. » rétorque sèchement Liwei. « Bo Hai a raison. On lui laisse son mois. De toutes manière, il ne peut pas fuir, je ferai surveiller sa fille. » Elle se tourne alors vers le vieillard. « C'est votre dernier recours, où vous y passerez tous les deux. » « Et elle avant vous devant vos yeux! » ajoute, enthousiaste, le sous-fifre qui s'est violemment reculé de l'emprise de Bo Hai, mais il se ravise sous le regard autoritaire de Liwei.

En réalité, elle ne compte pas toucher sa fille, elle s'est promise qu'elle ne recourera à ce genre de procédé qu'en cas d'extrême nécessité, mais mentir ne fait pas de mal, il trouvera l'argent, qu'importe comment, la mafia aura ce qu'elle a voulu. « Avec les intérêts que vous saurez sûrement calculer, bien sûr. » reprend-elle, « Et vous, termine-t-elle, pensez à vous habiller plus sobrement lors de nos séances, vous n'aurez plus besoin de vous plaindre si vos vêtements sont sales... Raccompagnez-le jusqu'à chez lui, normalement, pas besoin d'en ajouter, il a compris la leçon. » « Bien Madame. » le sous-fifre s'incline lâchement et à l'aide d'un autre gorille, sort de la salle en compagnie du vieillard apeuré et épuisé. 

Il ne reste plus qu'elles deux dans la salle, Liwei observe avec insistance la jeune rebelle. « Ne fais plus ça Bo Hai, tu dois savoir rester à ta place. La prochaine fois, je ne serai pas aussi gentille. » Elle soupira et se masse le crâne. « Fais attention maintenant, ce gars est rancunier et si tu es seule face à lui, il risque d'en profiter, alors prend garde, d'accord ? » Son ton se veut doux et maternel bien qu'elle soit censée la gronder. 



© M



Elle laisse le rouge s'enfuir...  — Et le sel ronger.
Long Bo Hai
avatar

Célébrité : Joy Red Velvet
Messages : 36
Date d'inscription : 14/05/2017
Chien
Age : 23
Argent : 105
Emploi et rang : Résidente - FENGHUANG & larbin,domestique dans la mafia

FENGHUANG






Séance de torture

 Long Bo Hai Yuan Li Wei




Le sang continuait à bouillir dans mes veines, je ne parvenais à atténuer toute cette colère qui ne cessait de m’envahir à cause de cet homme. N’avait-il de pitié ? Non, bien sûr, il ne ressentait de regret dans ses gestes, non plus. Un simple sadique qui aimait voir souffrir les gens de ses propres mains, son regard suffisait à comprendre combien il prenait plaisir à torturer ses pauvres victimes. Qu’avait-il tant besoin d’assouvir, pour que haine le submerge autant ?

Alors que j’étais à deux doigts de rétorquer suite à ce qu’il venait de me jurer, je fus surprise de la réaction de Li Wei dans cet affront que je croyais mener seule, face à ce sale type. Je ne me serais doutée un instant qu’elle s’initierait en ma faveur alors que nous nous trouvions dans une situation délicate. « Bo Hai a raison. On lui laisse son mois. De toute manière, il ne peut pas fuir, je ferai surveiller sa fille. » J’étais plutôt satisfaite. Je me sentais soulagée, et tout doucement la haine s’évacuait peu à peu en même temps que ce sale type s’éloignait du vieil homme, bien qu’il ne cesse autant à se montrer fier et menaçant face à la victime. De toute évidence il ne pouvait désobéir à Li Wei, c’était elle seule qui avait les commandes, il n’était qu’un pion qui se devait d’obéir sagement. « Et vous, pensez à vous habiller plus sobrement lors de nos séances, vous n'aurez plus besoin de vous plaindre si vos vêtements sont sales...» Je ne pu m’empêcher d’esquissé un sourire en coin suite à ce que Li Wei venait de balancer à son sbire, qui, quant à lui, avait fini par déguerpir d’ici en emmenant le reste avec lui. Quel soulagement. Le vieil homme s’en était sortit et allait pouvoir retrouver sa famille avant que la tombée de la nuit ne recouvre tout Xian. Je me sentais rassurée, libérée, une vie qui avait été condamnée n’allait être prise ce soir.

« Ne fais plus ça Bo Hai, tu dois savoir rester à ta place. La prochaine fois, je ne serai pas aussi gentille. » Me tournant face à Li Wei, je la fixais sans prononcer le moindre mot. Elle semblait si exténué, comme si cette scène de torture l’avait épuisé, comme si elle se sentait soulagé, elle aussi.

Je l’avais longtemps observé pendant toutes ces années, demeurant à ses côtés en tant que domestique, j’avais fait le serment de la servir au sein de la mafia, de ne douter d’elle, de me rendre utile quoi qu’il en coûte, ne jamais la désobéir. C’était ainsi, personne n’en échappait. Dès lors où vous entriez dans la mafia, rare sont ceux qui parviennent à s’en détacher. Il fallait rester loyal envers ses engagements, envers son supérieur, son boss. À mesure du temps j’ai beaucoup appris, et aujourd’hui j’en ai parfaitement conscience ; je ne peux plus reculer. « Fais attention maintenant, ce gars est rancunier et si tu es seule face à lui, il risque d'en profiter, alors prend garde, d'accord ? » J’ignorais où j’en étais. Alors que la haine et le désir de vengeance brûlaient à l’intérieur de moi, je me sentais parfois désolé. Faire semblant d’apprécier Li Wei était un réel jeu d’enfant, parce qu’au fond, je mourrais d’envie de l’anéantir, mais plus le temps s’écoulait, plus je me perdais dans ce rôle. « Pourquoi ? » Les cauchemars ont commencé à mon arrivé, me trouvant face à cette horrible scène de torture dans laquelle je voyais Li Wei battre mon frère, sans que je ne puisse rien y faire, me tuait. Et, à chacun de mes réveils je jurais que j’irais jusqu’au bout de ma vengeance. Mais, étrangement, mes cauchemars ont commencé à me montrer d’autres choses que je ne devrais pas voir. On dit qu’ils sont le fruit de nos soucis, et je craignais sincèrement que Li Wei en devienne un. Peut être l’était-elle déjà ? « Pourquoi est ce que vous vous comportez ainsi avec moi ? » La peur s’emparait de mon être, laissant voir combien je ne parvenais plus à contrôler la situation. Ma voix s’était faite à nouveau plus forte. « Croyez-vous que cela m’aide ? »  Devenais-je folle ? « Je … » Me rendant compte que je l’avais attrapé par le poignet tout en la fixant d’un regard emplie de désespoir plus que de haine, je finis par me défaire d’elle et reculer de quelques pas. Est-ce-que frère avait raison ? Aurais-je du laisser couler et admettre qu’il en était mieux ainsi ? La vengeance n’apporte que mal, contentes toi de fermer les yeux sur cette histoire, ou tu t’attireras des ennuis. À ce moment là je pensais que seul la mort serait ce à quoi je ferais face en pactisant avec les démons, mais peut être avais-je tors ?


© M
Contenu sponsorisé



 
Séance de torture
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
 Sujets similaires
-
» Il torture son chat
» Jolie machine à torture
» Why torture is wrong, and the People Who Love Them
» [Mini jeu] The Torture Game 2
» Torture I$ Rock'n'Roll
Page 1 sur 1
Sauter vers: