L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

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Xiao Mei & Janssen
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Ils sont rares les endroits où Xiao Mei se sent à l’aise et complètement détendue. Depuis son agression au couteau – bien qu’elle ait eu lieu il y a plus d’un an – elle ne se sent plus en sécurité nulle part à part chez elle et à la Maison Verte. Récemment, elle a également trouvé refuge à la bibliothèque où elle passe le plus clair de ses matinées, en attendant l’ouverture de la maison close. Elle lit de tout et n’importe quoi. Auparavant, son statut de petite paysanne tibétaine ne lui donnait pas beaucoup d’opportunités de se cultiver et même par la suite, à son arrivée à Xian, cela n’a pas été son premier réflexe. A son premier livre, elle s’est découvert une telle passion pour les mots qu’elle n’a pas réussi à arrêter de lire et a terminé son livre en un rien de temps. Depuis, elle ne quitte presque plus la bibliothèque et y reste une majeure partie de ses matinées. Elle peut même se permettre de s’isoler complètement, des écouteurs dans les oreilles, et d’être malgré tout complètement détendue. Elle n’a pas peur qu’on l’agresse.

Plongée dans sa lecture d’un livre de contes et légendes, Xiao Mei n’a pas remarqué l’homme qui l’observe de l’autre bout de la pièce depuis quelques minutes. Ayant par respect retiré ses chaussures, elle est recroquevillée dans un large fauteuil, le livre posé sur ses genoux, concentrée sur l’histoire de deux amants vivant chacun d’un côté de la Voie Lactée. L’histoire est tellement prenante que même le regard brûlant de l’homme ne la dérange pas alors que d’ordinaire, elle serait déjà en train de lui demander ce qu’elle lui cherche. Ce n’est que quand elle arrive à la fin du merveilleux comte qu’elle lève des yeux pétillants de délice, rêveuse. C’est alors qu’elle croise son regard. Il l’interpelle immédiatement. Ce n’est pas courant de voir des européens à Xian, surtout un grand blond aux yeux clairs. Leurs regards se jaugent. Lui, de ses yeux bleus, elle de ses yeux ambres. Il possède un charme enfantin, cette étincelle de malice dans les yeux. Lentement, après de longues secondes à le fixer comme s’il ne la voyait pas faire et à détailler les traits fuselés de son visage, elle baisse les yeux à nouveau vers son livre et tourne la page. Baba Yaga, Jambe Cagneuse. Quel titre, se dit-elle, avec un sourire en coin. Elle en a déjà presque oublié le beau blond.

Mais elle finit tout juste la première page du comte que son regard se soulève sans qu’elle puisse l’en empêcher, pour à nouveau trouver celui de l’inconnu.


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QILING

Il est 9 heures et tu n’as pas cours ce matin. Enfin si, mais tu as déjà la moitié des fiches de cette matière, tu n’as donc pas besoin de t’y rendre, jugeant les explications du professeur inutiles puisque tu arrives à comprendre facilement le contenu. Cependant, tu ne gâches nullement tes trois heures de libre en restant dans ton lit ou en téléphonant à des clients encore endettés qui verront bientôt leur vie devenir un petit enfer quotidien. Tu es à la bibliothèque qui n’est pas trop éloignée de ton modeste appartement. L’endroit est silencieux, paisible, ordonné et tu aimes observer ces gens concentrés dans leur travail, ceux qui lèvent chaque seconde le nez pour regarder si rien n’avait changé et cette fille au loin qui est plongée dans un bouquin aux bordures émeraudes constatant alors le manque de sérieux du bouquin. Tu affiches un sourire, une main sur tes cours que tu tapotes du bout des doigts, les yeux rivés sur cette beauté bridée qui n’avait même pas fait attention à ton arrivée. Pourtant on te remarque toi janssen, avec ta grande taille, ton visage anguleux et ta voix puissante que tu ne peux pas empêcher de dissimuler même dans un murmure. Tu baisses les yeux un instant sur tes feuilles, passant un coup de surligneur rapidement sur un bref paragraphe avant de lever à nouveau tes bleuets vers la belle qui t’a enfin vu. Tu souris, un rictus simple, haussant rapidement les sourcils comme pour l’interpeller et ainsi garder toute son intention. Elle abaisse à nouveau ses paupières, tu continues de sourire jusqu’à ce qu’elle t’accorde un nouveau regard. Tes mains gardent le feutre en main alors que tu recommences à souligner ce qui te semble important dans ton cours. Finalement, tu finis par te lever et aller chercher un bouquin dans les apparences, te glissant subtilement dans un des fauteuils en face de l’asiatique au charme fou. Un coude s’appuie sur le meuble, et tu zieutes le titre un moment avant de secouer la tête « - des comtes du nord de l’europe ? surprenant de voir quelqu’un s’intéresser à ça. » commences-tu de ton accent prononcé. Tu l’observes, droit dans les yeux avant de finalement constater « - ou serait-ce simplement pour des recherches ? » quel dommage ; user de si belles histoires pour tout sauf le plaisir de lire. Mais tu n’es pas prêt pas d’être déçu avec cette demoiselle, peut-être à ton propre détriment d’ailleurs.
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Etrangement, son coeur s’est accéléré quand leurs regards se sont croisés. Elle a ressenti une chaleur dans la poitrine qui lui était auparavant inconnue. Lentement, d’un geste de la main plutôt discret, elle ajuste son gilet en cachemire sur sa poitrine pour la dissimuler et la couvrir et sort ses lunettes de lecture car ses yeux commencent à la piquer mais elle ne veut pas abandonner sa lecture tout de suite. Il est encore trop tôt. Son coeur n’est pas à être la Mère, la dirigeante. Elle veut juste pouvoir rester recroquevillée dans ce large fauteuil, avec un plaid sur ses jambes et ses chaussures à ses pieds, ainsi qu’un bon livre sur les genoux. Avant de poser ses lunettes sur son petit nez retroussé, Xiao Mei se frotte les yeux et lâche un long soupire qui relâche tous les muscles de son corps fin, puis passe les doigts dans ses cheveux blonds attachés en deux couettes basses et désordonnées. Elle n’a pas vu le jeune homme se rapprocher d’elle car son regard a de nouveau été capté par le livre qui la fait tellement rêver. Mais c’est une voix grave qui semble résonner au plus profond de son être qui la fait relever la tête. Il a une voix envoûtante. Tout autant que son visage étranger.

Son accent est risible. Un accent qui lui indique qu’il ne doit pas souvent parler chinois. Il s’est assis en face d’elle. Pourquoi tout d’un coup alors qu’il était assis à une table ? Il y a laissé toutes ses affaires. Xiao Mei sent le rouge lui monter aux joues mais elle réussit très bien à le dissimuler avec son assurance de dirigeante. Elle a du mal à croiser son regard au début, tellement il est perçant, mais s’y résout enfin au bout de plusieurs secondes d’hésitation. Vous ne savez donc pas lire ? C’est dans un anglais presque parfait, avec une pointe d’accent chinois, qu’elle s’adresse à lui. Le livre est pourtant en anglais. Contes du monde entier. Elle lui adresse un sourire discret quoique complice et entendu. Par réflexe, elle mordille lentement ses lèvres rosées tandis qu’elle l’observe d’un air de réflexion, se demandant si elle peut lui faire confiance, lui donner plus d’attention et satisfaire sa propre curiosité. Enfin, elle décide qu’il en vaut le coup. Autant dire que ses yeux aussi bleus et glacés que l’océan et sa voix suave et vibrante ont beaucoup joué à la convaincre. Elle retire alors un de ses écouteurs et lui sourit. Je préfère de loin m’imaginer dans le monde d’Urashima Taro ou de la Princesse Citron plutôt qu’ici, dans ce monde corrompu jusqu’à la moelle. On n’y trouve rien de bon à part des livres comme celui-ci nous permettant de nous évader. Alors pour répondre à votre question, ce ne sont pas des recherches. Elle ajuste les lunettes noires sur le bout de son nez et de ses lèvres s’échappe un petit rire plutôt féminin et chantant. Plutôt présomptueux pour un gamin venant réviser ses cours.


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Te voilà installé en face d’une jolie fausse blonde, happant toute son attention grâce à ton charme légendaire. Elle n’a rien de sulfureux cette demoiselle, cette dame d’ailleurs, mais les traits fins et harmonieux de son visage et son intérêt pour la lecture avaient suffi à te faire envie d’aller vers elle. toutes les relations étaient bonnes à prendre dans ton métier, dans ton petit jeu. Pourtant, quand tu te présentas devant elle, tu ne pensas nullement à servir un de tes propres bénéfices. Comme lorsque tu te tiens face à liwei. Les femmes, ta faiblesse, et pourtant on ne te considère nullement comme un coureur de jupons. Tu es plus simple, plus subtile, et ton côté étudiant étranger qui ne se prend jamais la tête joue beaucoup en ta faveur. Mais tu es comme ça, du moins tu t’efforces de l’être avant de te révéler plus complexe que prévu. Tu attrapes tes sbires par l’attachement et tu les maintiens par la crainte. Mais les femmes non. les femmes sont moins problématiques pour toi, tu arrives mieux à les gérer. Tu penses comme un homme qui a tout vu et tout vécu dans sa vie alors qu’en vérité, tu n’as fréquenté qu’une seule dame depuis que tu es ici. Tu es jeune et impétueux janssen, mais toujours dans une certaine maitrise. Tu regardes la belle de haut en bas avant de hausser les sourcils sous sa réponse en anglais. Surpris, tu affichas un sourire avant de croiser les bras sur le dossier de ton siège et d’inspecter encore une fois la couverture du bouquin dissimulé tantôt derrière les phalanges de la chinoise tantôt sous ses genoux. Si elle voulait parler anglais, tu serais le premier à l’accompagner dans son envie, toi, qui le parles couramment. Tu reprends alors « - excusez-moi. j’ai rapidement laissé mon intérêt s’échapper vers ces ongles parfaitement manucurés. » plaisantes-tu léger. Elle est très apprêtée malgré sa coiffure un peu hasardeuse, mais son naturel est élégant ; elle doit donc pratiquer une activité ou un métier où elle doit être irréprochable physiquement ; dans la télé ou la beauté. A l’hôtel peut-être ? « - et puis c’est bien une ébauche du portrait de baba yaga que l’on voit sur le coin gauche de la quatrième de couverture non ? » ajoutes-tu en posant tes phalanges anguleuses sur le bord du livre afin de vérifier ce que tu avances. Elle a l’air d’être une femme intelligente, surtout en constatant l’importance qu’elle accorde à la lecture. Tu affiches un autre sourire avant de passer une main dans tes cheveux dorés. « - voilà un tableau du monde assez fade que vous peignez. » elle ne doit pas fréquenter un milieu facile tous les jours pour déballer autant de points négatifs en une phrase pourtant si élégante. Peut-être bosse-t-elle dans la luxure, te demandes-tu avant de secouer la tête, jugeant l’importance de ta question assez insignifiante. Tu esquissas un sourire en coin, toujours assis à l’envers, appuyé sur le dossier de ta chaise. « - si vous aimez ce genre d’histoires. On devrait se revoir. J’ai un tas de bouquins du danemark qui devraient vous plaire. » glissas-tu adroit avant de lever légèrement le menton, appuyant ce côté fougueux de ta personnalité. « - disons que vous m’avez déconcentré pendant que je travaillais sérieusement. Du coup. Je pense que vous me devez une faveur. » un rire s’échappa de tes lèvres, le ton faussement accusateur et plutôt plaisantin.
 
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