L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

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xinyu&&'ethan

« Stop ! Pas bouger ! » La main levée, il regardait le chiot au sol. La bestiole s’était plus ou moins arrêtée de bouger. Le chiot fixait son maître, mais se dandinait quelque peu sur place, curieux de ce qu’il se passait. Quelques semaines s’étaient désormais écoulées depuis que cette boule de poils avait trouvé refuge chez Ethan. Ce dernier l’avait d’ailleurs baptisé « Wong », parce que l’animal était jaune, avec des yeux d’un bleu extrêmement pur. « Je n’ai pas envie de te tenir en laisse, alors promets d’être sage, mh ? » dit-il à l’attention du chiot en cantonais. Ethan s’accroupit et offrit à son compagnon une petite friandise, puis, lui caressa le dos. Regardant l’horloge au mur, il se rendit compte qu’il ferait mieux de se dépêcher. Il avait de la visite aujourd’hui. Mais rien en lien avec le boulot, rien en lien avec négociations, balles ou nouveautés. Aujourd’hui, il oubliait le travail, même si, désormais, c’était la chose la plus prenante dans sa vie. Il mit son téléphone en vibreur, et alla dans sa chambre pour prendre une douche rapide et se changer. Il sentait encore la transpiration de s’être entraîné ce matin. Dès le réveil, Ethan ressentait le besoin de défouler ses nerfs, et le sport était un très bon remède.

Clope entre ses lèvres, il passa une main dans ses cheveux humides, enfilant un gilet, restant pieds nus, pour ensuite boucler sa ceinture. Il était de bonne humeur, ou du moins, aussi bonne dont il était capable. Marchant dans sa petite maison, il s’imaginait pouvoir enfin acheter quelques meubles de plus pour remplir l’espace. Son chez lui était pas mal, mais il aimerait le remplir pour se sentir moins seul quand personne d’autre n’était là. Mais, pour ça, il faudrait aussi qu’il ne se croit pas crésus ; ce n’est pas parce qu’il gagne plus qu’il devrait dépenser plus, et puis, il gagne plus parce qu’il risque lourd maintenant. Quelques aboiements enjoués, et voilà Wong à nouveau entre ses pieds. « T’as encore envie de jouer toi… » Cigarette toujours coincée au coin de sa bouche, il attrapa le chien de sa main droite, se dirigeant vers la cuisine. Ethan n’était pas un excellent cuisinier, mais il se débrouillait. Du moins, il sait se faire à manger. Cependant il n’y avait pas encore de repas prêt, juste une bouteille de vin qui attendait d’être consommée. « Si jamais tu entends crier, cache toi dans mon lit… »

Tout pouvait arriver, alors, dire ces choses-là à son chiot, en quelques sortes, le préparait lui au pire. On toqua doucement à la porte, et l’animal fit un bond pour atterrir au sol, courant à toute vitesse à l’entrée. Ethan écrasa son mégot dans l’un des nombreux cendriers de la maison, et marcha derrière son chien, ouvrant rapidement la porte pour laisser passer l’invitée. « Personne ne t’a suivie princesse ? » demanda-t-il en mandarin de sa voix rauque.

Emi Burton
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Le laisser passer revient dans sa main qu'elle range automatiquement dans son sac. Encore un pas, et elle pourra le rejoindre. Cette petite escapade est prévue depuis plus de deux semaines, sans le voir... Surtout sans le voir, chose qui étonne la jeune femme. Mais elle aura réponse à ses questions dans peu de temps. Dès qu'il lâchera son étreinte, que leur lèvre se quitteront. Avant le mot de trop. Xin Yu jette un dernier regard à l'hôtel avant de franchir la porte la conduisant à la ville.

Certains personnes la reconnaisse à l'arrêt de bus mais elle n'en a que faire. Là, assise, les jambes croisés, regardant une nouvelle fois son visage dans le miroir de poche. Elle sourit même un enfant, le cœur léger. Le bus arrive, elle laisse passer les personnages avant d'y monter. Dans deux arrêtes, elle descendra pour flâner un peu dans les rues. Nul ne doit savoir où elle se rend. C'est sa place qu'elle joue comme à chaque fois depuis cinq ans. Sa main tenant son sac, la belle dame descend tout en passant une main des ses cheveux, remettant une mèche derrière son oreille. Elle sait qu'elle ne devrait pas faire ça, que ce simple geste attire les regards sur elle mais l'habitude est là. Dans les rues, son regard s'attarde sur les vitrines comme à chaque fois. N'est-ce pas son excuse "sortir faire du shopping seule". Demain, elle reviendra avec une nouvelle robe, une paire de chaussure, du maquillage ou un livre, et surtout une peluche. Mais là, c'est plutôt sa tenue qu'elle vérifie, sa coiffure. Pas de robe, pas de jupe. Pas de règle cette fois-ci. Simplement elle, sur ses talons noirs. Sans toute fois rester coquette vu le pantalon noir moulant et le petit haut plongeant sous sa veste.

Les minutes passent, ses pas se pressent dans les rues. Son regard cherche après une personne qui pourraient la dénoncer. Mais l'endroit est désert. Devant la maison, une voiture passe, tourne au coin de la rue. Un coup frappé à la porte, un deuxième, un troisième. Un aboiement se fait entendre. La porte s'ouvre, elle se faufile le plus vite possible. Le regard de la chinoise se pose sur le chiot qui lui arrache un sourire avant de lever son regard vers le plafond en entendant la question. Maintenant, Xin Yu peut enfin être elle, ce qu'elle ne se gêne pas de faire. Comblant l'espace entre leur deux corps. Ses mains s'enroulent autour du cou. Cet instant est le leur, juste eux deux, deux corps qui se frôlent. Les lèvres de couleur rouge bordeaux se posent sur la joue laissant une trace jusqu'à ses consœurs. Le corps frêle se presse contre celui musclé pour une étreinte. Toi aussi, tu m'as manqué.

L'instant est interrompu par le chiot qui sent cette étrangère embrassant son maître. La femme interrompt le baiser pour porter ses yeux sur la boule de poil énergique. Un sourire étire ses lèvres, ses yeux pétillent de plaisir. En un rien de temps, elle s'accroupie mettant une main devant elle pour laisser l'animal la sentir. Tu es trop mignon toi, tu t'appelles comment? Pauvre Ethan, il devrait savoir que sa Xin Yu risque de passer plus de temps à jouer avec le chiot que rester dans ses bras. J'espère qu'il s'occupe bien de toi. Sinon tu me le dis, je le punirai. Plus de baiser, plus de câlin, plus rien. La menace n'en est pas une mais elle rigole quand même en enlevant ses chaussures.

Emi Burton

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« Toi aussi, tu m’as manqué.» Il n’avait pas besoin de plus, ces mots suffirent à tirer ses lèvres en un fin sourire. Ethan avait vite refermé la porte derrière sa dulcinée, et un léger soupir lui avait échappé aussitôt la belle était venue se nicher entre ses bras. Les doigts du cantonais passèrent dans sa belle chevelure. Elle semblait toute petite comparée à lui, toute petite calée contre lui. Il aimait ça, qu’elle tienne parfaitement entre ses bras. Ces derniers se fermèrent autour de sa taille, fermant un œil en sentant ses lèvres sur sa joue, puis sur leurs jumelles. Il n’aime pas les sucreries, il n’aime pas spécialement ce qui est sucré, mais, même s’il ne l’a jamais dit à vive voix, les lèvres de Xin sont un parfait bonbon. Alors qu’elle rompt le baiser, les mains d’Ethan glissent jusqu’aux hanches de la jeune. Le cantonais grogna, contrarié. Il aurait voulu que le baiser dure un peu plus ; mais il paraît que les femmes ne résistent pas aux chiots.

« Xin, je te présente Wong.» quelques pas, et le voilà qu’il reprend son paquet de cigarettes, s’en allumant une aussitôt. Pas besoin de lui dire de faire comme chez elle, ça elle le savait déjà. « Tu as vu Eden aujourd’hui ? » Toujours inquiet pour son petit frère. Toujours. « Il va bien ? » Dans quelques jours il se rendrait à l’hôtel, juste pour le voir, mais il avait besoin d’être payé pour pouvoir le faire. Etre riche n’avait jamais été dans ses plans, cependant ça aurait pu être d’une très grande aide à présent. Un petit tic nerveux tira sa narine vers le haut, recrachant un épais nuage de fumée. « Ce chiot est au paradis, il n’a pas à se plaindre. Il errait seul sous la pluie, il m’a suivi, je l’ai gardé.» Soupirant une nouvelle fois, Ethan alla se caler dans le canapé, sans jamais quitter sa belle du regard. Il voulait qu’il soit à nouveau contre lui. « T’as mangé ?»


Emi Burton
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xinyu&&'ethan

L'instant volé entre eux se retrouve interrompu par le chiot qui distrait Xin Yu. Ses lèvres s'éloignent, ses mains retombent le long de son corps, frôlant les bras la serrant. Un léger regard amusée en direction de son aimé avant qu'elle se retrouve accroupie devant le chiot. "Xin, je te présente Wong." La nommée ne lève même pas la tête en entendant la présentation. Son regard se pose sur le pelage de l'animale qui lui lèche les doigts. Enchantée Wong, je suis Xin Yu. Le chiot vient se mettre contre ses genoux réclamant une caresse, chose qu'elle s'empresse de satisfaire, tout en souriant.

"Tu as vu Eden aujourd’hui ?" Comme à chaque fois la question est posé. La belle dame continue à caresser Wong tout en levant son regard vers le trafiquant d'arme. Il sait qu'elle garde un oeil sur son frère. Comme si elle laisserait la personne la plus importante de celui qu'elle aime se faire blesser par quiconque. "Il va bien ?" un hochement de tête, un sourire éclatant voilà une réponse. Il me torture. Elle murmure ça en rigolant, en voyant le plus jeune s'énerver sur un pas de danse qu'il essaye de mettre au point. Tu lui manques.. comme à moi. les mots sont dit en un murmure pour qu'il ne l'entende pas. A la place, sa voix se fait enjouer pour changer la conversation, portant son attention sur le chiot. Parler d'Eden ne la dérange pas, bien au contraire. Lui expliquer les dernières supplices que son cadet lui fait l'amuse beaucoup. Sauf qu'ils ont toute la nuit pour discuter du plus jeune, la soirée n'a même pas encore commencé.

"Ce chiot est au paradis, il n’a pas à se plaindre. Il errait seul sous la pluie, il m’a suivi, je l’ai gardé." Son geste s'arrête, relavant son regard vers lui. Tu as bien fait, je le trouve trop mignon. Il ressemble à une des peluches que tu m'as gagné. En dehors des chiots et des chatons, Xin Yu collectionne les peluches. Celle dont parle la jeune femme se trouve être la peluche qui se retrouve souvent déchiqueter après l'une de leur nombreuses disputes. La première, le premier cadeau. Celle qui est recousu avec soin, qu'elle sert contre elle pour dormir chaque soir. Ethan l'abandonné préférant s'installer dans le divan, vite suivit par Wong. La catherinette en profite pour se mettre à son aise, tout en sentant le regard brûlant sur elle. Comme pour le faire exprès, elle prend son temps. Lui tournant le dos, pendant qu'il fume. La veste enlevée, c'est le moment où Xi Yu espère qu'il ne fera pas de remarque sur le pull, laissant apparaître un décolleté. Doucement, elle se retourne faisant virvolter ses cheveux vers l'arrière avant de s'avancer vers lui.

"T’as mangé ?" Arrivée devant lui, elle se penche pour récupérer la cigarette et la poser contre ses propres lèvres. Non. Réponse claire et précise. Réponse qui va pas en rester là, vu que la belle écrasse la cigarette avant de s'installer sur lui. Plaçant ses jambes de par et d'autre du seul corps qu'elle aime toucher. Tu sais bien que j'aime ta cuisine murmure-t-elle suavement avant de la mordiller. La façon que tu me fais tout gouter, m'émoustille à chaque fois. une nouvelle fois un murmure, à l'autre oreille qui subit le même sort. Ses mains se posent sur le torse, alors qu'elle se redresse pour planter son regard amusé dans le regard sombre. On mange quoi de bon, monsieur le chef cuisinier? Elle rigole avant de l'embrasser, laissant le chiot jouer seul dans la pièce. Là, le plus important est de montrer à Ethan combien il lui a manqué, à sa manière. Ses dents attrapent l'une des lèvres qu'elle mordille avant de rompre le baiser. Son regard s'assombrit d'un coup, sa voix se fait glaciale.Tu as fais quoi pendant deux semaines?

Emi Burton

 
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