L'année 1976 fut désastreuse pour Xian. La guerre défigura ses nombreuses bâtisses, la transformant en de vulgaires ruines. Fort heureusement, on entreprit de la reconstruire tout en conservant cet aspect traditionnel. Ainsi, s'apparente-t-elle au jardin Yuyuan, à Shanghai : de belles plantes odorantes s'épanouissent en fabuleux bouquets et ses illuminations soulignent une architecture grandiose. Mais il est une merveilleuse fleur se déployant en son sein. D'un rouge insolent, ses luminescences chatoyantes caressent une étendue d'eau. Le son des tambours et l'odeur du bois confèrent une aura à la fois chaleureuse et fastueuse... on l'appelle le "Lotus rouge". Ce somptueux édifice appartenait autrefois à la royauté en tant que palais. Néanmoins, il fut reconverti en hôtel il y a de cela dix ans par le nouveau président Yao Ping. En effet, ce dernier était désireux d'attirer une clientèle de tout horizon. Depuis lors, le Lotus rouge concentre diverses activités commerciales et politiques, favorisant par là même le tourisme. (poursuivre la lecture)

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EIl serre les pans de son manteau noir contre son corps, son souffle créant un petit nuage devant lui. Les dernières soirées d’hiver sont souvent les plus rudes pour lui, il a hâte que le temps se réchauffe. Il en a marre du vent…du vide…Ses lèvres se pincent douloureusement ; ne pas y penser, surtout pas. L’autre ne mérite pas qu’il lui consacre la moindre pensée. Pas quand il devait s’amuser dans tous les lits des résidents de l’hôtel et peut-être même de la ville, qu’en soit-il ? Shaolan aussi, a voulu en faire de même, en vain. Il ne pouvait s’imaginer être touché par d’autres mains, il les voyait le salir plus que lui faire du bien. Mais est-ce que les mains de Kun étaient propres à présent. Enième soupir. « Foutu froid. » murmure-t-il, les dents serrées tandis qu’il marche vers la demeure familiale, son regard porté sur les quatre gardes qui l’entouraient. Ils ne pouvaient malheureusement pas le protéger du froid. Et lui préférait toujours paraitre élégant à réellement se réchauffer. Quel con.

Pourtant, il préfèrerait de loin rester dans ce vent glacial qu’à affronter ce qui allait suivre. Un diner familial.  Sa génitrice n’aurait pas pu avoir une meilleure idée en la situation présente. Elle s’est plaint de la distance qu’il prenait à cause de son rôle de dirigeant, une autre personne qui lui reproche ses absences. Shaolan préfère nier, encore et toujours. Elle se sent seule parce que son père n’est plus là, c’est tout. Son appréhension grandit en voyant se dresser devant lui la grande maison, il savait que l’autre serait là ici. Il espère au fond qu’il soit assez lâche pour ne pas venir, mais n’y compte pas vraiment. A peine ouvre-t-il la porte que sa mère tombe dans ses bras dans une étreinte forte, lui faisant remarquer son retard. Ils ont déjà commencé à manger. « Je devais m’occuper d’un imprévu avant de venir, pardon. » Un regard d’enfant honteux et une moue ornent ses paroles, il a l’impression d’être un gosse devant elle. Elle l’entraine jusqu’à la grande salle où plusieurs têtes familières sont déjà attablées. Naturellement, sa place est à côté de cet homme et à droite de sa mère. Il adorait ça au début, ils pouvaient se chuchoter quelques mots en toute discrétion durant les diners. Mais ce soir, tout est froid. Il pose à peine un regard sur Kun, ne fait même pas attention à son état ou à ses yeux. Parfait acteur, un sourire empli de charme étire ses lèvres tandis qu’il rejoint la conversation des autres invités.


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Il fixe le mur. Pièce emplie de noir, d'amertume et de regrets. Tout le hante. Un simple objet le lui rappelle, un simple mot le convoque. Là, devant lui. Esprit pacificateur. Il l'apaise. Depuis qu'ils se sont quittés, Kun n'est plus que l'ombre de lui-même. Une loque humaine. C'est à peine s'il arrive à avaler quelque chose. à baiser, à respirer. Tout lui fait mal. Tout le rend vide. Rien n'a de sens. Le monde lui rappelle que Shaolan n'est pas là. Qu'il n'est pas assez bien pour lui. Kun se noie dans le manque. Dans les souvenirs, les désirs bannis. Shaolan le hante bien trop. Encore plus dès la nuit tombée. Il ne compte plus les nuits blanches. Celles passées à ressasser. à se remémorer leurs moments ensemble. Ceux pendant lesquels le monde prenait une autre couleur, la vie une autre tournure. L'insouciance de Kun, la naïveté. L'amour. Et tout ça, ça lui fait mal. Lui, le criminel. Il a tout cassé et s'est heurté à un gouffre sans fond. C'est une chute lente et mortelle depuis le mois dernier. Et Kun tient ce carton d'invitation dans ses mains. Il le froisse, joue avec. Hésite. Combien de fois a t-il composé le numéro de Shaolan ? Combien de fois sans jamais l'appeler ? Sans jamais s'excuser, lui dire 'je suis désolé. je t'aime, pardonne-moi' ? Bien trop. Il devrait rester là. être lâche, encore une fois. Abandonner, se morfondre sur son choix. Mais là, il n'en peut plus. Il a besoin de le voir. De savoir qu'il respire. Qu'il vit, sans lui. Oui, qu'il leur survit. Parce que Kun est mort. Il n'est qu'un fantôme ou presque. Une ombre. Un oiseau de nuit, presque invisible. Enfin, tous les autres soirs sauf celui-là.

Kun se relève. Allume cette lumière qui lui paraît aveuglante. Il va y aller. S'assurer qu'il va bien. Regretter d'être un con. Sentir son cœur se serrer quand il verra. Mais il le doit. Il rassemble le peu de forces qu'il a. Sort un costume du placard. Ah. Il se souvient que Shaolan lui nouait sa cravate. Oui, il arrangeait tout. Et là il est face à lui-même. à ce nœud à la con qu'il n'arrive même pas à faire. Pathétique. Voilà ce qu'il est. Kun décide finalement d'y aller sans. à vrai dire, il n'a même pas la foi de faire mieux. Il part en direction de la maison des Li. Incertain de ce qu'il va y trouver, il hésite. La porte l'emmènera peut-être en enfer.

Bien accueilli, attablé avec les autres convives, il n'observe qu'une chose. L'absence de Shaolan. L'évitait-il ? Probable et pourtant c'est Kun qui devrait se cacher. Et puis le vide est comblé. Il arrive. Même pas besoin de relever la tête pour le savoir. Assis, à côté de lui. Et même s'il ne lui adresse aucun regard, Shaolan sait que Kun est là. Qu'il a osé, qu'il s'est pointé ici. Eux deux, ensemble. La belle ironie. Shaolan l'ignore. le met là où il doit être : dans l'oubli. Il sourit aux autres et Kun tourne la tête. Le détaille. Beau. Beau mais plus à lui. Et il déteste ça.

Le dîner se poursuit. Kun se force à manger. Il essaie mais rien ou presque ne passe. Madame Li suggère une pause avant le dessert et tous acquiescent avant de poursuivre leur discussion dans le salon. Et Kun, il sait que c'est le moment. Lorsque Shaolan s'apprête à partir, son bras l'attrape. Le retient. Poigne faible et forte à la fois. Kun se lève et ne lâche pourtant pas son bras. Il fixe le sol et le contact avec Shaolan le brûle. Il se décide finalement à le regarder. Levant les yeux, il le supplierait presque. « Est-ce qu'on peut parler ? » Il demande cela, honteux. Comme si c'était pire que tout et pour lui, ça l'est. « Ce ne sera pas long. » Se doutant bien que Shaolan ne comptait pas gentiment accepter, Kun le tire vers la salle de bain, soit la première pièce à sa portée. Peu importe le lieu tant qu'ils sont tous les deux. Une fois entrés, il en vient à cette conclusion. « Tu me manques. » Douloureuse révélation. Lamentable même et pourtant vraie.

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Il l’ignore. Tout le long de la soirée. C’est délibéré, parfaitement étudié. Son attention qu’il porte de façon équitable à chaque convive en dehors de Kun, lui ne mérite plus rien de sa part. Ni son amour, ni sa haine. Si c’est seulement cela pouvait réellement être aussi facile. Au fond lui, dans son palpitant, c’est un océan déchainé, un enfant qui veut se blottir contre la seule réelle source de confort qu’il n’ait jamais connu. Mais en l’apparence, c’est l’homme superficiel. Le prince qui enchante les autres, de ses sourires et ses gestes graciles. Il est élégant dans son costume bleu nuit, sa crevette noué à une telle perfection que c’en est presque source de malaise. Même la main nonchalante qu’il passe de temps à autre dans ses cheveux légèrement plus longs semble calculée, comme s’il avait pratiqué encore et encore ce geste devant son miroir durant des heures. Il est comme un robot humain, savant cocktail de force et de fragilité. Ses yeux presque candides qui attirent les regards des invités, leur font écouter ses mots comme s’ils s’agissaient de versets sains. Ils rient aux anecdotes qu’il daigne bien confesser, quelques incidents passées en organisant tel festival ou tel évènement. Leurs traits prennent un air plus sérieux quand le flot de ses paroles évoque son paternel, comme par respect de cette perte. Mais tout n’est qu’illusion. Il voudrait tendre la main et attraper celle de Kun, sentir sa force lui être transmise pour que son sourire devienne plus vrai. Ce privilège leur est à présent interdit. Alors ses doigts se referment autour de la coupe de vin ; un verre après l’autre. Il aimerait que son sang se transforme en cette liqueur de la même couleur. La présence de Kun à ses côtés est pesante, malgré tous ses efforts pour l’ignorer. Son parfum familier nargue ses narines. Il a envie de l’embrasser.

Il trempe les lèvres à nouveau dans sa coupe. Mauvaise pensé. Suivante.

Puis sa mère propre de faire une pause avant de servir le dessert, ils ont trop mangé et leur estomac a besoin d’un peu de repos. Elle aimerait aussi l’écouter par la suite qu’il leur joue un morceau. Après tout, Shaolan était connu pour être un prodige en art, jouant de plusieurs instruments, sachant peindre et se débrouillant assez bien en calligraphie. Le jeune homme hoche simplement de la tête. Il n’en a pas tant envie, mais depuis la mort de son père, il n’arrive pas à dire non à sa génitrice, quelle que soit sa demande. Il pousse la chaise et s’apprête à rejoindre le reste des convives quand son bras se retrouve prisonnier d’une poigne ferme, mais non douloureuse cette fois. Il relève un sourcil, son visage arborant cet air supérieur dont il a le secret. Il observa la main qui le retient captif et trace le chemin jusqu’au visage de Kun. Magnifique, fatigué ? C’est peut-être uniquement son imagination. Fatigué d’avoir baisé la moitié de la ville comme un animal, certainement. « De quoi veux-tu parler ? Je suis occupé. » Rétorque-t-il sèchement. Mais l’autre ne lâche pas l’affaire et les entraine vers la salle de bain.

Il lui manque…Shaolan hésite, doit-il éclater en sanglots ou de rires ? Est-ce qu’il se foutait de lui. « Et… ? » demande-t-il, le ton presque moqueur. Il s’adosse au lavabo, les bras croisés contre son torse. « Tu n’arrives toujours pas à nouer ta cravate seul. » fait-il simplement remarquer quand son regard se pose par hasard sur la chemise ouverte du brun. Il lâche un soupire. « C’est ça qui te manque ? Quelqu’un pour nouer ta cravate quand tu es invité ? Pourquoi ne pas demander aux gens que tu baises…. »


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Supplication. Acceptation. Et puis son corps prend le contrôle. Tire cet homme, celui qu'il voudrait sien à nouveau. Il gémit des mots qui font pitié. Oui, lui. L'origine de tout ce bordel qui se plaint, se lamente. Parce qu'il a le cœur trop lourd, l'esprit trop confus. Shaolan lui manque. C'est comme s'il ne respirait plus. L'oxygène. Shaolan lui manque. Arrive à peine à ses poumons. Il ne sait pas où ça le mène d'être là mais il n'a plus rien à perdre. Tout ce qu'il a jamais eu se résumait à une personne : Shaolan. Alors Kun essaie. Et il se heurte à un mur. C'était prévisible. Et pourtant, il sent quand même ce sale organe se tordre. Il voudrait qu'il reste tranquille mais non, impossible. Les yeux de Kun ne lâchent plus Shaolan. Là, il ose. Se lance. Se jette à l'eau sans même être certain de pouvoir nager. Ton presque moqueur. Remarque sur son incapacité à nouer sa cravate. Oui, c'était vrai. Malgré les années, Kun n'avait jamais réussi. Peut-être aussi qu'il s'était habitué à ce que Shaolan le fasse. Oui, eux deux. Les fusionnels. Dès qu'il sortait, Shaolan était de la partie. Peut-être au final parce que Kun était son garde du corps, logique qu'ils soient toujours ensemble. Il s'en souvient encore. Oui, les doigts de Shaolan qui nouent sa cravate, habiles et gracieux. Et lui qui observe tout ça. Sauf qu'à chaque fois, ses yeux dérivaient sur les lèvres de l'autre. Bien incapable de résister à Shaolan, il lui volait toujours un baiser. Mais là, rien de tout ça. Seulement le vide, la solitude. Les jours heureux , disparus. Anéantis de sa propre main, de ses propres mots.

Kun ne dit rien. Il patiente, sagement. Laisse les éclats de verre lui perforer la peau. C'est comme si les paroles de Shaolan se gravaient sur lui. En lui. Regret. Amertume. Shaolan soupire. Et puis Kun détourne les yeux. Honteux, oui salement même. Lui, le monstre. celui qui a trompé. Sauf que c'est le moment de tout avouer. De faire n'importe quoi, de se renier pour l'avoir lui. Peu importe la manière. « Non, c'est toi. Juste toi. Ta présence, ton sourire, ta voix, ton odeur. Tout et juste toi. » Gros blanc. Il chavire presque de sa confession. « Ce que je t'ai dit...Je n'ai pas pu. Continuer, j'ai pas pu. » Il sa racle la gorge. « Je voulais mais j'y arrivais plus. Rien que d'imaginer toucher un autre inconnu me donnait la gerbe. » Oui. Kun l'avait si bien fait pendant des mois et puis il s'était fermé à ça. Impossible d'avoir envie d'eux. De les toucher, de les baiser. Il n'avait même pas l'envie de le faire, comme si un contact humain le dégoûtait. Shaolan n'était bien sûr pas inclus dans cette catégorie. Il était le visage que Kun avait vu chaque nuit, dans ses songes, bien évidemment. « Je sais que c'est ma faute. C'est pour ça que je t'en supplie, pardonne-moi. »

Ses jambes se mouvent. Direction Shaolan. Son homme, adossé au lavabo. Apparemment insensible à ses mots. Et Kun qui se meurt. Il s'approche, assez près pour savoir que c'est Shaolan. Le sien. Il attrape son visage. Ses yeux le redécouvrent encore. Il a l'impression que ça fait des siècles qu'ils ne se sont pas vus. « Pardonne-moi. » Première supplication, techniquement la seconde. Les mains et les yeux de Kun se baissent. Il attrape la chemise de l'autre, le tient par les épaules. Regard ancré sur le sol. « Je peux pas vivre sans toi. Je peux plus. J'essaie mais j'ai besoin de toi. C'est fou pour quelqu'un qui a tout gâché, hein ? » Ses mains se resserrent autour du tissu. « Je ne suis pas digne de toi mais pardonne-moi. » Et il faiblit tellement qu'il se retrouve sur les genoux. Il est sur le sol, comme un chien en train d'implorer le pardon de l'être aimé. Oui, parce que Kun a réalisé une chose : il l'aime, encore et toujours. Et surtout malgré ses erreurs.

Ses mains s'accrochent aux hanches de Shaolan. Dernier élan. « Sans toi, je me sens vide. Je ne ressens rien. Non, j'ai jamais rien ressenti avec eux. C'est toi et toi seul. » Esprit embrouillé, tout se noue, son estomac encore plus. Kun a peur. Il affronte une tornade et il est sûr de ne pas s'en sortir indemne.

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Son regard observe l’autre, les nerfs à bout. Dans l’attente. Du pire. Parce qu’il ne voit rien de plus entre eux, c’est comme une évidence. Il ne peut plus rien y avoir de mieux entre eux. Juste la chute qui ferait de plus en plus mal à force qu’ils rapprochent du sol. Shaolan sent déjà son crâne exploser et son cœur s’enfoncer, disparaitre. C’est quoi ce jeu. A quoi Kun joue-t-il. Le dirigeant commence tout juste à se faire à cette idée, à tenter d’accepter. La fin. D’eux deux, de son monde. Ce château de cartes fragiles qu’il avait battit jour après jour durant des années, mais que Kun avait fait s’effondrer d’un simple souffle. Kun, le dragon impitoyable. Kun, qui pense revenir à lui ainsi, avec ses plaintes, ses caprices, sa voix trop grave, ses traits trop parfaits, son odeur qui lui fait tourner la tête comme sur un manège…Mais non. Shaolan ferme les yeux et son cœur. Les bras croisés devant sa poitrine comme une barrière à tout. Un mur en béton qu’il construit entre eux. Il en veut plus de ça. Les hauts et les bas par lesquels Kun semble vouloir le faire passer. Cela n’a jamais été son rôle, il n’est pas prêt à cette douleur que l’autre lui inflige. Sa vie a toujours été trop oisive et simple. Shaolan est un paon, beau et orgueilleux. Mais au fond, il est faible. Faible de réelles expériences, de vraies souffrances. Il s’est toujours contenté de prendre ce qu’il voulait sans jamais se poser la moindre question. A présent, il n’est pas certain que ses doigts réussissent à attraper le bras de Kun s’il tend la main vers lui. Comme si Kun ne serait plus qu’un fantôme transparent. Il ne veut plus prendre de risque. Combien même avoir Kun loin de lui était comme avoir l’impression de manquer constamment d’un poumon. Il se sent incomplet. Mais il s’y habituera. Il le faudra bien. Il observera silencieusement le gâchis qu’ils sont, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire.

« Non, c'est toi. Juste toi. Ta présence, ton sourire, ta voix, ton odeur. Tout et juste toi. » Ca se répète dans sa tête, encore et encore. C’est un vieux disque rayé qui ne sait plus tourner rond. Shaolan est tiraillé, incapable et faible. Il le lui avait bien dit, qu’il ne pourrait vivre sans lui. Kun a pourtant accepté ce défi, a échoué, mais est-ce suffisant pour avoir son pardon. « La gerbe ? » qu’il répète, la voix presque rieuse, ou moqueuse. « C’est qu’après avoir baisé toute la ville que tu as fini par avoir la gerbe ? » Il l’énerve. Il l’insupporte avec sa gueule d’amour qui lui donne envie de passer l’éponge surtout, aussi facilement que ça. Les supplications s’en suivent. Et Shaolan se revoyait il y’a quelques semaines, quand il était à la même place. Quand c’était lui qui suppliait de ne pas mettre fin à leur amour, leur si bel amour auquel seul il croyait.

Kun se rapproche et il veut s’éloigner. Mauvais choix le lavabo, il est bloqué. Putain. Son visage entre les mains de l’autre, son parfum le prend de plein fouet. C’est familier, tout autant que sa présence. Malgré lui, son corps se détend parce qu’il se sent en sécurité. C’est inné. « Pardonne-moi. » Shaolan ferme les yeux. Pour ne plus voir, ne plus entendre, pour se fermer au monde. Les mêmes mots, qui lui brisent le cœur autant qu’ils lui font du bien. Kun est tellement petit, ce n’est plus qu’un enfant. Pas l’homme fort qui l’avait mis en miettes, rendu épave vivante. Il sent les mains quitter son visage. Reviens, c’est tout ce à quoi il pense faiblement. Mais elles ne quittent pas son corps pour autant, elles descendent. Quand il ouvre les yeux, Kun est à genoux. Il n’est plus que lamentations et supplications. Et il a mal, de le voir ainsi. « Kun… » sa voix est douce. Il veut lui pardonner, laisser tout ça derrière eux. Un mois en enfer, ce n’est rien comparé aux années de bonheur qu’ils ont vécu.

Ses doigts se faufilent dans les cheveux noirs, jouent avec les mèches lentement. Ça lui a tant manqué. « Désolé… » Murmure-t-il, descendant à son niveau. Ses doigts tracent les lignes invisibles jusqu’à ses joues, il effleure ses lèvres du pouce puis des siennes. Avec douceur. Cela n’a rien d’un baiser, c’est presque comme un mirage. « Je t’ai supplié, mon amour, encore et encore…De ne pas nous faire ça, de ne pas m’abandonner. Pourtant, ça ne t’a pas empêché d’être horrible et de continuer ton jeu… » Il soupire, un sourire triste sur ses lèvres. « Je n’arrive pas à te pardonner. Je n’en ai pas envie. » Il se relève, il le regarde de haut. Cet homme, ce monstre. « Maman veut me présenter quelqu’un et j’ai dit oui. » Les nombreux rendez-vous arrangés auxquels il s’est toujours refusé de prendre part. Kun était au courant de ses nombreux refus, ils en riaient souvent, avant. Il espère qu’à présent Kun en pleurera.

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Peine. Douleur pas encore rassasiée. Kun est prêt à tout. Pour lui, pour eux. Et pour que cette horreur créée de ses mains s'arrête. L'erreur, l'amertume d'être un misérable homme. Un être humain à la connerie innée. Putain, ce qu'il se hait. Il lui a fait du mal, s'en ait fait aussi. Et là, il ne peut rien faire. Non, à part supplier, implorer le pardon de l'être aimé : il est impuissant. Coincé, emprisonné de l'autre côté. Loin de lui, trop de loin de Shaolan. Alors il s'est rapproché. A tenu une nouvelle fois ce visage au creux de ses mains. Mais là, ce n'était pas après l'amour ou pour dire je t'aime; enfin pas un je t'aime pur. Celui-ci est cassé, écorché comme Kun et leur amour. Kun lui livre ce ressenti dégueulasse. Ce monde sans aucun sens qui s'illustre dans ses mots. Le défi perdu, le goût de l'échec. Et Shaolan lui rappelle son mal. Ses erreurs, répétées. Celles qui ont tout sali. la gerbe. Voix qui fait mal, ton accusateur. « Ils ne sont pas toi.» C'est la seule et faible réponse qu'il arrive à sortir. Kun se noie. Oui, il ne peut plus.

Les lamentations reviennent. Son esprit ne peut faire que ça. Seule solution pour soigner ses maux, ou au moins essayer. Peut-être aussi qu'il a besoin de le lui dire. Oui, ce pardonne-moi, j'ai merdé, je t'aime. Des semaines et des semaines qu'il ressasse tout ça. Kun a pris le téléphone des centaines de fois, il a même composé le numéro mais n'a jamais appuyé. La peur de le perdre encore plus, d'être incapable de parler. De lui exprimer tout ça. C'est à genoux qu'il se sent à sa place. En bas, là à supplier. Il a peur. L'être fort a disparu. Il ne reste que l'homme fissuré, craquelé par le mal et cet amour dévorant. La voix de Shaolan lui parvient. Révélation divine. Son prénom, premier mot. Au moins, il s'en souvient. Sa voix est douce, certes. Ce n'est pourtant pas assez pour que le cœur de Kun s'arrête de tambouriner et lui de presque trembler. Désolé. Sa gorge se noue. Il redevient un gosse lorsque les doigts de Shaolan glissent dans ses cheveux, lorsqu'il joue avec des mèches. C'est un contact rassurant, ça le ramène aux jours heureux. Oui, enfin ça ne dure pas.

L'autre descend à lui, à son niveau. Il sent son pouce effleurer ses lèvres et puis c'est autour de ses lippes à lui. Est-ce que Shaolan le torture ? Punition criminelle. Ce frôlement le meurtrit. Il le tue, intérieurement. Chimère désespérante. Attente troublante et la voix revient à lui. mon amour. ton jeu. et puis le mal, pur et dur. Il lui dit qu'il ne peut pas. Que le pardon n'existe pas, est impossible pour eux. Et là, Kun s'effondre un peu plus. Il a l'impression qu'on lui a déchiré le cœur, qu'on le poignarde de part en part. Il se sent dépérir, comme si les paroles de Shaolan l'enfonçaient dans la tombe. Dans le néant et la douleur. Cette salope sans cœur qui lui fait mal. La peine, putain. Il aurait préféré être sourd pour ne rien entendre, aveugle pour ne pas croiser son regard et inhumain pour ne plus l'aimer. Le regret lui tord les boyaux et pendant une seconde, il n'existe plus.

Shaolan se relève et ses yeux arrêtent de fixer le sol. Kun est comme aimanté, il l'observe. Peut-être a t-il trop mal pour s'enfuir. Son cœur se serre encore plus. Et il ne sait pas qui il déteste le plus entre eux deux. Après tout, il est l'origine. Et ils sont loin les jours où ils riaient de ces rendez-vous. Kun a l'impression d'être plongé dans un univers parallèle. Il voudrait disparaître mais c'est impossible. Alors il essaie. Oui, il s'accroche à Shaolan. à ses jambes, à ses hanches et il serre. Lui montre qu'il est là. Kun peine à se relever mais il finit par réussir. Il ne lui laisse pas la chance de s'échapper. « Non. » Violence dans ce mot qu'il lui balance fermement. Cette faiblesse le rend dingue. Il a les yeux qui chavirent, il pourrait presque pleurer. Phénomène rare chez lui. Kun se colle contre Shaolan. Et il vient s'enfouir dans son cou. « Tu es à moi. » Il vient embrasser sa mâchoire, ses joues, tout autour de sa bouche et ça le brûle. Mais il le faut. « Je t'en supplie. Laisse-moi une chance. Je ferais n'importe quoi être avec toi.» Il a presque le souffle coupé et impulsif, il se jette sur ses lèvres. Il les détruit avec les siennes. Agressivité, tristesse dans ce baiser à demi-partagé. « Alors même si tu n'aimes plus, autorise-moi à exister dans ton monde. » Le genou de Kun remonte entre les cuisses de Shaolan et il le presse contre sa virilité. « J'ai besoin de toi et tu as besoin de moi aussi. » Peut-être qu'il essaie de l'acheter, de le convaincre en lui faisant mal. Kun a perdu la tête. Il ne se contrôle plus, ne sait pas ce qu'il fait. Encore moins lorsqu'il commence à déboutonner la chemise de Shaolan, lorsqu'il essaie de défaire son nez de cravate. « Je m'en fous, même si je dois te partager je te veux quand même. » Et il le supplie, encore et encore. Il s'échoue toujours contre lui et les larmes ruissellent alors qu'il l'embrasse à nouveau, pose ses lèvres sur les siennes et s'écorche dans ce contact.
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Shaolan veut juste qu’il arrête. Il n’en peut plus. Ce mois avait déjà été une souffrance à lui-seul, loin de sa moitié, son lit trop froid, son appartement trop grand sans la présence de l’autre. Plusieurs fois il avait hésité pourtant, à se rendre chez lui et toquer à sa porte, feindre l’ivresse, l’oubli, qu’importe. Peu importe la raison tant qu’elle lui aurait donné l’occasion de revoir le visage de cet être à la fois chéri et haï. Oh, comment il le détestait. De tout son être, de tout son amour et il n’y avait rien de plus grand. Il n’y avait que ce sentiment qui l’avait empêché de suivre le flux de son cœur, réussissant difficilement à faire vaincre sa raison. Sa fierté. Il ne laissera personne la lui prendre, pas même Kun. Kun qui revient vers lui. Sa présence est brûlante. Il est trop près, trop dangereux pour lui. Presque, Shaolan en vient à regretter chaque choix de sa vie par rapport au plus grand. Cette barrière intime qu’il les avait forcé à traverser. Par simple caprice au début. Parce qu’il voulait de cet homme beau et fort son amant. Le sien. Il s’en mord les doigts à présent, quand il sent son cœur se serrer, son estomac se tordre et ses jambes trembler. Alors qu’il pourrait avoir n’importe qui, avec son argent et son pouvoir. Mais il fallait que cela tombe sur la seule personne qui pouvait autant lui obéir aveuglement que lui tenir tête. Il se demandait si Kun serait moins borné, la tête coupé.

Le pardon. C’est ce que son vis-à-vis lui demande. Parce qu’il a péché, et pas qu’une fois, parce qu’il a continué dans le vice même quand Shaolan ne voulait que préserver ses paupières closes. Oui, il a voulu vivre dans l’illusion. Il a tenu à ce point à leur couple, ou son vestige, les poussières qu’il en restait. Toutes ces années, le dirigeant n’a pas voulu les voir voler en éclat. Alors il a tenté d’ignorer, autant qu’il puisse. Kun le poussant toujours à bout, voyant cela comme une faiblesse. Pourtant, Shaolan peut être tout aussi cruel. Il offre à Kun la tendresse, l’espoir d’un pardon accordé à travers la douceur de ses gestes. Mais sur ses lèvres, c’est un adieu qu’il lui offre. Et ça fait mal, putain ce que ça le déchire de part en part de prononcer chaque mot. Il sent des rasoirs lui trancher l’intérieur de ses joues. Il n’a qu’à garder la bouche close pour ne plus sentir la douleur, pourtant il ne s’arrête pas.

Il veut voir le chagrin défigurer les traits si beaux de Kun, qu’il lui révèle cette laideur intérieur dont il l’a gratifié il y’a un mois. Il veut voir ça pour réussir à le détester entièrement, à ne plus aimer la moindre part de lui. Pourtant, des larmes n’avaient jamais été aussi belles que celles qui perlaient sur les joues blanches de son ancien amant, implorant et suppliant à ses pieds. Il s’accroche à lui et bon Dieu que c’est dur de rester stoïque. Il désire essuyer ses larmes, embrasser chaque perle salée. Mais il tient bon, il le faut. Il lui assène le coup fatal même.

L’autre se colle à lui, il ne peut plus bouger. Kun est plus fort, plus imposant, ça il ne peut le lui enlever. Il lui est facile de le maitriser. « Pourquoi tu n’y as pas pensé avant alors ? Tu crois être le seul à souffrir, est-ce que tu penses à moi ? Ça fait un mal de chien, pourtant je ne suis pas la cause de ma douleur… » Contrairement à Kun. C’est lui qui leur a infligé ça.  Mais ils étaient deux âmes en peine à en subir les conséquences. Il tente de le repousser, de détourner la tête de ses baisers, de ses faiblesses. Il veut se persuader que ce n’est pas un gémissement qui a traversé ses lèvres en sentant le genou du brun, qu’il n’est pas faible.

Il doit y penser à son mois en enfer. Kun n’est plus digne de confiance, rien ne lui assure qu’il ne lui refera pas le même coup après, le brisant doublement. Il n’en sait rien. Il n’en sait rien et c’est effrayant. Kun était la sécurité, depuis toujours, mais devant lui tout devient sombre. « Arrête, arrête Kun. » sa voix aussi dure que la situation le lui permette. Il tente d’enlever ses mains de sa chemise, ou peut-être qu’il le retient. Il ne sait pas. Il n’a plus conscience de rien, devant les larmes et les baisers de Kun. Il l’aime, putain ce qu’il l’aime de tout son saoul. A en crever. Et Kun est déjà en train de le tuer. « Mais je ne suis pas un animal comme toi, je ne peux pas jouer sur deux tableaux. » Chaque occasion est bonne pour lui faire du mal. « C’est fini, Kun, tu m’entends. » Il arrive à attraper Kun par les poignets, fermement, jusqu’à bloquer chaque mouvement de sa part. Surement pas pour longtemps, il est comme un lion enragé impossible à contrôler. « Regarde-moi Kun, c’est terminé. Il n’y a plus de nous. Et tu en es la seule cause. » Il veut voir les nuances du chagrin se peindre sur ses prunelles sombres. Enfoncer le couteau plus loin, le tourner et le retourner. Il veut le briser autant qu’il l’a brisé. Peut-être, qu’après, il s’occupera de rassembler les morceaux cassés. Qui sait.



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Perte conscience. C'est la dérive, la noyade. Comme si tout son être s'emplissait d'eau, il disparaît. Kun ne survit pas à la marée. Pas à Shaolan. Parce que là, tout se brise. Il n'y a que l'écho de leur amour. Tout s'éteint, cette flamme est anéantie. C'est comme si tout avait arrêté d'exister, comme ces histoires qui ne feront pas partie des livres. Et Kun se sent fébrile. Il pâlit, laisse les larmes s'écouler lamentablement. Il ne contrôle plus rien. Il ne sait même plus qui il est. L'ombre de lui-même. Pathétique, détestable. Un monstre, voilà ce qu'il semblait être devenu, que ce soit aux yeux de Shaolan ou aux siens. Il ne se sent plus humain. La bête prend le dessus, peut-être que sans amour, il ne fait plus partie des hommes. Sans Shaolan, il n'est rien. Et ce démon s'empare de lui. Le fait se coller à l'autre. Poser ses lèvres sur les siennes. Tout est froid ou alors brûlant. Kun n'en sait rien. Le monde lui est fiévreux. Le corps de Shaolan lui semble chaud, pourtant leur baiser, leur frôlement violent est glacé. Peut-être qu'il le déteste assez pour ça. Oui, pour que son corps ne réagisse plus.

C'est dans cette folie que Kun tente de le ré-animer. Oui, de faire renaître leur passion. Echec pitoyable. Seul un gémissement sort de la bouche de Shaolan. Kun n'est pourtant pas sûr que ce soit comme avant. Et les larmes continuent de ruisseler sur son visage. Perles salées qu'il ne peut contrôler. Colère, tristesse. Tout y passe. Il l'aime et il se déteste, autant que Shaolan le déteste. Haine, amour. Leurs corps restent ensemble. Collés ou juste parce que Kun est stoïque. Il a assez de force pour retenir Shaolan. Le contraindre, enfin seulement physiquement. Les mots qui s'écoulent. Torture auditive, Kun ne peut pas y échapper. Il le mérite. « Je sais, je sais mais je peux te reconstruire. On peut tout recommencer, s'aimer encore mieux qu'avant. » Supplication. Aime-moi. Oui, aime-moi. Voilà ce qu'il lui dit. Pardonne-moi, oublie tout. Aime-moi encore, efface tout. Rêve qui va être détruit, comme une vague qui s'échoue contre une falaise. Coup de poignard. Kun espère, vise un idéal inatteignable après sa connerie. Shaolan détourne la tête, essaie d'esquiver ses baisers, ses caresses. Ils sont deux étrangers, leurs corps ne semblent plus se reconnaître.

Il le somme d'arrêter. Voudrait balayer ses mains mais Kun tient bon. Animal. Le cœur de Kun se serre. Il le voit comme ça. Comme une bête. Encore et encore cette sale illustration de lui. Alors était-il la belle ? Et puis c'est le coup de grâce. Putain, encore ces maudits mots. C'est fini, c'est fini. Kun voudrait hurler que non. ça ne l'est pas. Ce n'est pas possible. C'est comme s'il demandait aux étoiles d'arrêter de briller, au soleil de ne plus se lever. Non, impossible. Inimaginable dans ce monde, comme un truc fantastique. Une Apocalypse. Shaolan capture ses poignets. Le stoppe dans ses folies. Dans cette douleur qui le terrasse, lui fait perdre le contrôle. Il le bloque, le force à écouter. Kun sent ses poumons manquer d'air. Il a le cœur en miettes. La marée l'anéantit. Et celle-ci, c'est Shaolan. Ses yeux, ils lui paraissent vides, aucune émotion. à moins que les larmes ne le fassent délirer. Kun a l'impression de mourir, son cœur lui fait tellement mal. Ses yeux s'écarquillent. Et il lâche tout, glisse au sol dans un mouvement incontrôlé. Son cœur lui fait tellement mal, il bat. Pompe ce sang à la con. Mais Kun n'arrive plus. Les larmes, les mots l'étouffent. C'est comme si Shaolan avait ses deux mains autour de son cou. Et qu'il serrait, oui. Et là, Kun s'échoue au sol. Et le monde s'éteint. Son corps lui offre un repos. Parce qu'entre eux, c'est une guerre. Et Kun est blessé au combat, à demi-mort dans ce malaise.

Ses yeux se ferment. Perte de connaissance. Appelez l'ambulance.




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Il ne veut pas lui faire du mal, mais c’est comme s’il n’y avait plus d’autres moyens de communication entre eux. Ils ne savent plus se retrouver qu’à travers la douleur. Vive et suffocante. Shaolan, égoïstement, se dit que jusque-là il a été celui à souffrir le plus, alors il veut voir l’autre traverser la même peine. Peut-être qu’ainsi il réussira à lui pardonner. Quand il verra l’espoir et la flamme s’éteindre dans les yeux de son homme aussi. Oui, dans son esprit, Kun est toujours son homme, il ne pourra jamais appartenir à qui que ce soit d’autre, malgré toutes les coucheries qu’il s’est amusé à faire ici et là. Shaolan a trop marqué son corps et son esprit. Chaque souvenir est teinté de son reflet, d’une manière ou d’une autre. Le retour de Kun devant lui n’en est que témoin d’ailleurs. Il s’est plaint du manque, de ses absences répétées. Pourtant il est là, devant lui. Il redemande à entrer dans sa vie encore, excuse après excuse. Supplication après supplication. Kun, l’enfant paumé du haut de son quart de siècle déjà. Et Shaolan sent ce froid brûlant à chaque caresse de l’autre. Il laisse son esprit vaguer au loin, ordonne à son corps de ne pas réagir, bien qu’un traitre gémissement se soit échappé. Il est à peine perceptible, presque naturelle pour son corps qui a tant été habitué à être aimé des mains de Kun. Après tout, Kun a toujours réussi à le faire se sentir précieux, le premier à le flatter et le cajoler. Shaolan a à présent l’impression d’être une contrefaçon, un faux trésor et l’autre s’en est finalement rendu compte. Plus aucune valeur.

Les larmes de Kun sont horribles à regarder. Chaque perle salée est comme une goutte d’acide pur sur son cœur. Il ne se souvient pas l’avoir vu pleurer avant. Kun n’a jamais montré de faiblesse, même quand il est triste ou désemparé. Entre eux deux, il y’avait eu comme un contrat tacite, Shaolan seul était permis de montrer sa fragilité de temps en temps. Alors il est perdu devant ce visage. Il veut succomber à Kun, voir comme il peut le reconstruire, les faire s’aimer encore mieux qu’avant. Leur amour avait été tellement passionné et fougueux, il est presque curieux de voir comment il saurait le rendre mieux. Mais Shaolan ne lui offre que son sourire triste. Unique réponse. Sa froideur et sa distance.

Il veut sécher ses larmes et embrasser ses lèvres humides, au lieu de cela il lui porte le coup de grâce. Envolé leur amour.

C’est la fin.

Devant ses yeux, l’autre écarquille les yeux. Son corps arrête tout mouvement. Durant quelques secondes, Kun est une statue de sel qu’il pourrait faire voler en éclat de son simple souffle. Alors il ne comprend pas, au début, quand son beau visage disparait de son champ de vision. Il ne réalise pas que l’autre glisse au sol, mais cette fois ce n’est pas pour le supplier à nouveau. Quand il baisse la tête, c’est un corps inerte qu’il voit échoué. Il ne réalise pas ses propres larmes qui coulent sur ses joues, son cœur qui s’affole et le cri perçant qui s’échappe de ses lèvres à lui écorcher la gorge. Ses jambes perdent toute leur force et tant mieux, c’est plus rapide ainsi pour le rejoindre. « Kun, Kun… » Son prénom, il le répète encore et encore. Sa vision est brouillée. Il secoue ce corps inanimé, de toutes ses forces puis ses mains remontent vers ses cheveux, dégagent chaque mèches de sur son visage. De ses pouces, il efface chaque larme sur le visage pâle, de ses lèvres aussi. Il ne sait plus. « Hey, réveille-toi. Ce n’est pas drôle… » qu’il murmure tout contre sa bouche. Il déboutonne légèrement la chemise du jeune homme, tend la main vers le robinet pour avoir un peu d’eau pour le rafraichir. Toujours rien. Putain. « Comment tu comptes reconstruire quoi que ce soit en étant ainsi. » Il parle, dit n’importe quoi. Ses réactions ont toujours été extrêmes quand s’il s’agissait de Kun. Il imagine déjà le pire.

Soudain, il entend la porte de la salle de bain s’ouvrir, il est à moitié avachi sur Kun, son visage ruisselant de larmes. « Maman… » C’est un enfant sans forces devant sa mère. Sauve-le, c’est ce que ses yeux répètent. C’est comme une hallucination. Il n’est pas certain. Mais après, il lui semble que les autres convives viennent les aider, qu’appelle un docteur, qu’on porte Kun à une chambre en haut.

Son Kun.




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Le vide. L'impression de flotter, d'être en orbite. Perdu. Kun n'existe plus. C'est comme si son corps était dans un autre monde. Comme si tout s'était effacé. Lui, Shaolan et leur dispute. La vérité trop dure, impossible à supporter. Oui, parce qu'elle le brise. Fissure chaque parcelle de sa peau. Les beaux sentiments, inanimés, comme lui. Laissés pour morts, peut-être bien. Le cœur de Kun bat toujours. Du moins, avant l'attaque. Oui, les regrets, l'amertume. Tout s'empare de lui et il ne peut que tomber. Céder. Il ne pensait pas un jour aimer assez pour ça. Oui, pour être faible. Lamentable, pathétique. S'évanouir face à la cruauté de l'être aimé et face à la sienne aussi. Oui, parce que Shaolan ne fait que lui renvoyer la balle. Kun aussi a été sans pitié. N'a pas mâché ses mots. Il a voulu tout arrêter, et il l'a eu. L'inconscient, incapable de réaliser ce que ça voulait dire. Et là, quelques secondes avant, Kun voulait tout réparer. Mais les paroles de Shaolan l'ont mises à nu. Il l'a tué verbalement. Kun gît sur ce sol froid. Corps inerte, esprit absent.

Il ne voit pas Shaolan, à part dans ce rêve merveilleux, peut-être bien. Il n'entend plus rien. Il n'existe plus. Et cet autre monde le protège du toucher de Shaolan, de ses paroles qui tendent à faire passer ça pour une blague. Non, Kun n'entendra pas les supplications; son prénom répété, mélodiquement par l'assassin.

[...]

Un contact. Une chaleur inattendue. On le pousse hors d'ici. Dégage, casse-toi. Rejoins la peine. C'est ce que ça veut dire. Parce qu'ailleurs, dans ce monde parallèle, Kun était heureux. Bercé dans leurs souvenirs, par les images de Shaolan qui lui sourit. Leurs promesses, leurs jeux et leurs je t'aime. Comme un massage cardiaque, il tente l'auto-réanimation. Et puis finalement, c'est ce qu'il sent qui le fait doucement reprendre conscience. Son corps est engourdi mais ses doigts sont réveillés par d'autres. Il sent quelqu'un, on lui tient la main. C'est doux, comme une caresse. Et il se demande si tout ça est encore un rêve ou le réalité. Oui, parce que le corps de Kun réagit. Il sait; cette peau. Celle du seul et unique. Il n'a pas ouvert les yeux, il s'apprêtait à le faire mais on l'en empêche. Des lèvres sur les siennes. Celles de Shaolan. Ce parfum, cette façon d'embrasser. Kun la reconnaîtrait en mille. C'est lui et l'idée que tout ça n'est qu'un rêve devient de plus en plus plausible. Les doigts de Kun viennent s'entrelacer avec ceux de Shaolan. Je suis là. Réveillé, oui. Et puis la sensation de chaleur au niveau de ses lèvres se dissipe. S'évapore. Kun ouvre les yeux, c'est difficile. Tout son corps semble déphasé, lent. Douloureux même. Et il le regarde. Shaolan. En face de lui, à côté. Là à lui tenir la main. Peut-être que c'était plus simple lorsqu'il était inconscient.

Kun a l'impression de le fixer pendant une éternité. Et il ne veut pas lâcher sa main. Elle est chaude, change un peu l'atmosphère de la pièce. Il a l'impression d'être dans une trêve. Oui, la guerre s'arrête un instant; et c'est là que son impulsivité prend le dessus. Fait l'erreur. « Je t'aime. » et je m'en fous que tu ne m'aimes plus. Il l'aime quand même. Triste constat. Et Kun détourne le regard. Il ne peut pas le soutenir. Pourtant, il ne décolle pas sa main de la sienne. Leur baiser s'est arrêté mais ça, ils peuvent continuer, non ? Kun voudrait toucher ses lèvres. Peut-être que son cerveau se repasse cette scène. Shaolan, ses lippes. Et un goût du passé. Changement de sujet. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Traduction, comment je suis arrivé là. Kun se souvient de la salle de bain, des cris. Mais après tout est flou. Il se sent juste faiblir et il n'y comprend rien. Peut-être aussi qu'il veut faire parler Shaolan pour le garder à ses côtés. Encore un peu. Il est comme Cendrillon et ne veut pas que minuit soit sonné par la pendule.



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Cet homme est tout son monde. Il l’observe, à l’affut du moindre mouvement, du moindre clignement des yeux. Le docteur a bien dit que c’était un simple surmenage, rien de bien grave. Kun a juste besoin de repos. Quelques heures de sommeil devraient faire l’affaire, mais Shaolan ne peut se résoudre à le quitter. Il l’aime et n’arrive pas à le désaimer. Peu importe à quel point il essaye. Peu importe la souffrance que l’autre lui a infligé. Ce sentiment est toujours là. Kun est le seul à mériter ses sentiments. Et putain, c’est quelque chose qui l’insupporte mais lui réchauffe le cœur aussi. Eux deux, ce n’est pas une erreur. C’est fort et réel, mais trop intense. Ils sont deux fortes têtes et il comprend que Kun, à cause de sa position, ressente une certaine infériorité qui le pousse à agir de la sorte. Il peut lui donner toutes les excuses du monde. Parce qu’il l’aime et ne rêve que de retomber dans ses bras. Mais foutue rancune qui entrave ses pensées et lie ses poings au mur. Impossible de faire le moindre pas vers l’autre, du moins pour le moment. Il tire sur ces chaines invisibles, encore et encore, il espère les faire céder. Ses deux mains retienne celle de Kun en prisonnière, elles la caressent parfois, effleurent les doigts et les cajolent.

Parfois c’est un baiser qu’il y dépose. Il s’inquiète tellement. La vision du corps inerte de Kun était un cauchemar horrible. S’il ferme les yeux, tout lui reviendra. Et il ne veut pas.
Au lieu de cela, il s’accroche à cette main, murmure des s’il-te-plait réveille-toi du bout des lèvres, d’une douceur sans pareille. Ses nerfs sont à bout et la fatigue ne l’aide pas. La maison est silencieuse, tout le monde dort déjà. Sa mère lui a préparé sa chambre, elle sera surement mécontente le lendemain de ne pas l’y voir, mais il s’en fiche. Le plus important est ailleurs. L’esprit bien loin de lui. Puis il sent un mouvement, à peine perceptible. Mais pour lui, qui remarque le moindre changement dans le rythme de la respiration de Kun, c’est limpide. Il se réveille.

Son corps est hors de contrôle quand il se penche vers Kun et cueille ses lèvres dans une douce caresse. Ses lèvres, son parfum, son toucher. Il lui a tellement manqué. Putain ce qu’il l’aime, à en crever. Il profite de ce moment. Shaolan se berce presque d’illusion, rien ne s’est passé. Mais le retour à la réalité se fait par une pression sur ses doigts. Kun.
Et tout revient. Les disputes, les complaintes. La souffrance. La fierté touchée avec le cœur. Il se décale. Seules leurs mains sont encore liées. Kun ouvre les yeux et il ne peut que penser à quel point il est beau.

Je t’aime.
Son cœur rate un battement. Ça fait mal parce qu’il sait que c’est vrai. Parce qu’il l’aime aussi.

Il n’y répond pas à cette confession. Il se contente de baisser les yeux comme un con. « Tu t’es évanouis. Désolé, mes mots étaient trop durs. » Il soupire, sa main libre venant caresser les cheveux sombres. Il fronce les sourcils. « Le médecin a dit que tu n’étais pas au mieux de ta forme. Tu dois apprendre à prendre soin de toi Kun, je ne suis plus là pour le faire. Nourris-toi comme il faut et repose-toi de temps à autre. » Le sous-entendu cruel que leur relation n’a pas toujours repris. Amer, horrible.


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« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Une question récurrente ces jours-ci. Elle ne concerne pas que son état actuel, non. C'est bien plus, largement plus intense. C'est la question qui passe en boucle dans sa tête, elle est comme une mélodie qui le hante. Pourquoi ? Oui, pourquoi eux ? Lui et Shaolan. Pourquoi est-ce que ça devait être comme ça ? Surtout, pourquoi avait-il fait ça ? Sa fierté mal placée était la seule responsable. Elle avait tout entraîné : les mots cruels, les tromperies, ses mains qui se baladent sur d'autres corps en pensant à lui. Kun l'avait toujours en tête, comme pour s'aider à le faire. à commettre l'irréparable, à tout casser. Détruire, c'était son seul objectif. Et là, il se retrouve en dommage collatéral. Et le pire, c'est qu'il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Il est le tireur et la victime, celui sur qui le pistolet est pointé et qui a le doigt sur la gâchette.

Paradoxal, ça l'est. Kun a toujours du mal à garder les yeux ouverts. Il voudrait s'endormir à nouveau, profiter un peu de cette paix intérieure. Sauf que ce n'est plus possible. Il doit regarder la réalité en face. D'ailleurs, il ne veut pas perdre Shaolan des yeux. Il le veut encore. La première chose que Kun a faite en se réveillant, c'était de lui confesser ses sentiments. Ils n'ont jamais changé, ils étaient seulement masqués derrière cette haine momentanée, cette frustration de ne pas être assez bien pour lui. Alors, il devait lui dire. Que ce soit une fois comme les autres ou la dernière, il le fallait. Cette envie le tyrannisait, comme une pulsion, un truc inévitable. Silence. Aucune réponse. Ce serait égoïste d'en exiger une, encore plus qu'elle soit semblable à la sienne. Kun ne peut que baigner dans l'amertume et attendre. Et si le temps guérissait leurs blessures ?

Shaolan baisse les yeux. Et viennent les excuses. Mes mots étaient trop durs. Euphémisme lorsqu'on sait tout ce que Kun lui a dit. Ils savent tous les deux comment se blesser, conséquence de leur amour ou juste de cette relation de toujours. Kun ne peut que le regarder, le fixer. Il n'arrive pas à parler. C'est à lui de s'excuser et pourtant, c'est Shaolan qui le fait. étonnant, encore plus que le fait qu'il se soit évanoui. Il est vrai que depuis ce qui ressemblait à une rupture, Kun s'était laissé aller. Il s'était oublié dans le chagrin, il avait péri avec eux. La main de Shaolan vient caresser ses cheveux, Kun voit ses sourcils qui se froncent. Il l'entend parler à nouveau. Et si c'était doux il y a quelques secondes, tout s'assombrit à nouveau. Il remet les pieds sur terre, Shaolan est déjà trop loin pour lui. Tout est fini ? Et Kun ne peut s'empêcher d'avoir la gorge qui se noue, son corps qui lui dit à nouveau que ça fait mal. Alors même s'il aime cette main dans ses cheveux ou dans la sienne, ou juste ce visage, il ne peut pas. Impossible pour lui de survivre aux mots, pas maintenant. Il décide alors de le libérer. « Je vois...Je vais essayer. » Mensonge ? Ce serait à voir. Et Kun serre une dernière fois sa main, lève les yeux vers lui. Il abandonne la main de Shaolan pour venir caresser son visage. Sa peau est douce, elle lui manque encore. Peut-être qu'il aurait dû s'abstenir. Sauf que ça ressemble à une caresse d'au revoir. « Tu as l'air fatigué, tu devrais aussi aller te reposer. » Je ne peux plus, je ne veux plus t'écouter. « Je vais rentrer, ce sera plus simple. » Moins embarrassant, moins destructeur que de l'écouter lui rappeler la vérité. Fini, terminé, non. Il ne veut pas de ça. Mais Kun sait bien que pour l'instant, c'est inévitable. « Est-ce que tu pourras remercier ta mère de ma part ? Je ne voulais pas gâcher sa soirée, je suis désolé. » Et Kun, toujours un peu dans les vapes se redresse difficilement. Il veut partir, s'enfuir. Soudainement, l'air est irrespirable. Il étouffe, se noie dans les non-dits.

......

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